L'EXTRAVAGANT MONSIEUR DEEDS - 1936

Titre VF L'EXTRAVAGANT MONSIEUR DEEDS
Titre VO Mr. Deeds goes to town
Année de réalisation 1936
Nationalité Etats-Unis
Durée 1h20
Genre COMEDIE
Notation 18
Date de sortie en France 05/06/1936
Thème(s)
Chefs-d'oeuvre (Comédie américaine)
Héritages et testaments (Cinéma américain)
Echo (tous pays confondus)
Riskin (Robert)
Réalisateur(s)
CAPRA Frank
Chef(s) Opérateur(s)
WALKER Joseph
Musique
JACKSON Howard TIOMKIN Dimitri
Renseignements complémentaires
Scénario : Robert Riskin
d'après l'histoire de Clarence Budington Kelland
Distribution : Columbia

Nota :

- Affiche du film d'origine allemande .....

- Oscar du meilleur réalisateur 1936 .....
Acteurs
COOPER Gary
ARTHUR Jean
BANCROFT George
STANDER Lionel
DONNELLY Ruth
WRAY John
WALBURN Raymond
EVANS Muriel
DUNN Emma
ANDREWS Stanley
COOPER George
MORGAN Gene
HURST Paul
PANGBORN Franklin
MEEKER George
CUNNINGHAM Cecil
CATLETT Walter
DUMBRILLE Douglass
WARNER H. B.
MATZENAUER Margaret
BIRCH Wyrley
HOYT Arthur
WATKIN Pierre
RUB Christian
FEDDON Margaret
LANE Charles
O'KEEFE Dennis
VAN SICKEL Dale
BOUDWIN Barbara
MAC KEE Lafe
HICKS Russell
MILLICAN James
BACON Irving
BELL Hank
BEVAN Billy
BLINN Beatrice
BRADLEY Harry C.
BUDLONG Hal
CHARTERS Spencer
CURTIS Beatrice
DIX Mary Lou
DORAN Ann
EASTMAN Janet
EATON Jay
FLETCHER Juanita
FLOWERS Bess
GARGAN Edward
HALL Sherry
HAMMOND Frank
HAYES George Gabby
HOLDEN Harry
HOLLIDAY Frank
HURST Paul
HYMER Warren B.
LEE Frederick
KANE Eddie
KEANE Ed
LE SAINT Edward
MAXWELL Edwin
MAC WADE Margaret
METHOT Mayo
MONROE Patricia
MOORHOUSE Bert
MOWER Jack
OSBORNE Bud
O'DAVOREN Vesey
PAGE Peggy
PALMER Ethel
PARKER Barnett
PICORRI John
PORCASI Paul
ROSS Lillian
SEDDON Margaret
SHUMWAY Lee
STEERS Larry
SULLIVAN Charles
THOMAS Jameson
VON SEYFFERTITZ Gustav
WADE Bess
WAGNER Pauline
WISE Jack
WILLIAMS John
WIX Florence
WILSON Charles
KUNDE Ann
GIRAUD Octavio
LALLY Mike
AUSTIN Frank
Résumé

Logfellow Deeds, jeune résident sans histoire de la petite commune de Mandrake Falls hérite brusquement d'une inattendue somme d'argent fort considérable. Il quitte sa ville pour New York où il doit gérer ses affaires. Sur place, une jeune journaliste exploite sa naïveté et le propulse sur le devant de la scène médiatique en en faisant le "Cinderella Man" de son époque. Longfellow, lui, désire de tout coeur distribuer ses biens à tous les pauvres et sans abris et les aider à trouver un travail...

>>> Merveilleuse fable humaniste à ranger au rayon des chefs-d'oeuvre de la comédie...

Bibliographie
- Fiche de Monsieur Cinéma
Critiques (Public)
Capra ou l'angélisme élevé au rang d'institution. Pour ma part, Capra l'équivalent américano-cinématographique de notre comtesse de Ségur, née Rostopchine me laisse plus qu'indifférent. Je n'aime pas le rose et les bons sentiments m'horripilent. Quant aux gags, ils sont aussi plats que les plaines du Nebraska et lorsque l'on songe à Lubitsch et Wilder, Capra fait vraiment riquiqui. Enfin, je ne veux pas généraliser pour toute l'oeuvre"capraienne", mais DEEDS en est la quintessence. Et jamais Gary Cooper et Jean Arthur n'auront été plus touchants-charmants, c'est tout dire... 
(ELIE ELIE mage d'Epinal)

"PITHIATIQUE" ou les charmes fous du désuet et des "bons sentiments" ..... Quand on est mage, plus est d'Epinal, cinéphile averti et avertissant pour qui le cinématographe, la représentation iMAGEe de notre siècle, est le pain quotidien, on ne devrait pas répugner -à moins de verser dans la controverse intello-parisianique- à mettre Lubitsch, Capra, Wilder et quelques autres, dans le même creuset affectif et créatif : celui de l'humanisme à tout crin, à tout vent qui affirme la noblesse possible de la nature humaine et un optimisme rageur, désarmé et désarmant qui fait chaud au coeur  ..... ACHILLE

PAS D'ACCORD ....... Quand on se dit mage, plus est d'Epinal,on est certainement plus versé dans le futurisme et le divinatoire que sur l'historiographie cinématographique ou autres d'une époque dramatique des Etats-Unis, la grande crise économique et ses implications succédanées via le "bon temps de la récession" ...... Aussi faudrait-il replacer cette oeuvre dans son époque ou partage, chômage et rois-MAGES ne rimaient pas forcement, pour apprécier avec candeur le rôle éminemment positif, interprété par Gary Cooper  

19/20 : Il est comme on dit "personnel", affable, dans la lune, peu attiré par le superflu terrestre. Le voilà héritier obtempérant mollement au lieu de faire fructifier son patrimoine avec dans ses pas ce journaliste à la voix nasillarde, de bon conseil en plus que fin observateur. On se lasserait de ce grand galopin chevauchant les rampes d'escalier s'il n'avait le coeur à fleur de peau et l'horreur des faussaires... De facétieux il devient forcené du travail et suspecté d'être maniaco-dépressif (attachant Gary Cooper dans un autre registre que cow-boy !)... Symbole d'une droiture démodée, diront les uns, le parfait évaporé, oseront les autres... Le procès s'avère croustillant (les retours de manivelle, ces deux soeurs se chuchotant les informations). Par-dessus tout la voix rauque de Jean Arthur inoubliable... Un beau noir et blanc que la jeunesse devrait affectionner car il grince bien avec ses dialogues faisant la part belle au silence ! Jouissif pour qui décrypte bien la charge que le réalisateur assène aux argentiers et boursicoteurs des années 1929, sans oublier les sangsues familiales à l'affût qui sont elles de tous les temps... Il serait sage de faire étudier ce film aux scolaires et étudiants en ce début de vingt et unième siècle de l'argent-roi... L.Ventriloque