L'ASSASSINAT DU PERE NOEL - 1941

Titre VF L'ASSASSINAT DU PERE NOEL
Titre VO
Année de réalisation 1941
Nationalité France
Durée 1h45
Genre POLICIER
Notation 14
Date de sortie en France 16/10/1941
Thème(s)
Noël et Réveillon (Cinéma français)
Very (Pierre)
Spaak (Charles)
Montagnes (Cinéma français)
Milieu scolaire (Cinéma français)
Chats (tous pays confondus)
Pharmacies et pharmacien(ne)s (tous pays confondus)
Alcoolisme et autres beuveries (Cinéma français)
Pierres précieuses (tous pays confondus)
Réalisateur(s)
CHRISTIAN-JAQUE
Chef(s) Opérateur(s)
THIRARD Armand
Musique
VERDUN Henri
Renseignements complémentaires
Scénario : Charles Spaak
et Pierre Very ......
d'après le roman de ce dernier
Montage : René Le Hénaff
Décors : Guy de Gastyne

Visa d'exploitation : 801
Acteurs
BAUR Harry
ROULEAU Raymond
FAURE Renée
DASTE Marie-Hélène
LE VIGAN Robert
BROCHARD Jean
PAREDES Jean
LEDOUX Fernand
MANSON Héléna
BLIER Bernard
REXIANE Marcelle
MONTHIL Marcelle
CHAMARAT Georges
SINOËL Jean
GILDES Anthony
DEVERE Arthur
COEDEL Lucien
MAULOY Georges
DAYDE Bernard
FRANCOIS Michel
BUQUET Jean
BOYER Jean-Marie
GORCE Bernard
PERES Marcel
DOL Mona
CLARIOND Danielle
Résumé

La population d'un petit village montagnard de Haute-Savoie est toute excitée par les préparatifs de Noël. En particulier, le vieux Cornusse qui doit porter le traditionnel costume rouge de rigueur. Cependant, à mesure que la date fatidique approche, une série de faits mystérieux se produit. Un jour, on retrouve le Père Noël assassiné, mais sous la cape, ce n'est pas le vieillard attendu...

>>> Film tourné sous l'Occupation, cette oeuvre en forme de polar féérique, servie par de remarquables acteurs, se regarde avec un plaisir évident et partagé...

Bibliographie
- Fiche de Monsieur Cinéma
Critiques (Public)
L’intrigue est simpliste, absorbée par une neige pesante déversée sur un village isolé, à deux doigts d’un basculement fantastique, faisant presque oublier que nous sommes en guerre et que les sujets cinématographiques liés à l’actualité sont traqués impitoyablement. Il ne reste plus qu’un récit de Noël, avec des enfants à fond dans le concept pour entretenir la flamme d’un septième art muselé. Le polar, sujet passe-partout, sied parfaitement à une configuration où l’étude de caractère confronte l’autochtone avec lui-même. Cette thématique, déconnectée d’un contexte de guerre, se reproduira l’année suivante avec "L’assassin habite au 21". Dans le cas de "L’assassinat du Père Noël", il s’agit d’entretenir un climat presque irréel en maintenant opérationnel, malgré la minceur du scénario, le jeu d’acteurs prestigieux tels que Harry Baur ou Robert le Vigan, par des colères pleurnichardes et un visage halluciné. Malgré l’isolement du site, les enfants sont respectés, comblés de cadeaux, en cette époque de disette. La suspicion ne s’adresse qu’à un notable au propos incohérents presque féeriques sur lequel les villageois s’acharnent. Le concept montre le manque de cohésion totale d’une communauté frappés par les grands froids, qu’ils soient naturels ou militaires, incapable de surmonter ses différends. La méfiance, la surveillance et la dénonciation quittent les grandes agglomérations pour s’ébattre en haute montagne. Difficile de bypasser des comportements liés à des années de logique de guerre et d’occupation. "L’assassinat du Père Noël" est un sympathique conte de fées, bouleversant dans ses dernières images, où un merveilleux enfant-roi, revêtu d’une nouvelle vitalité, se blottit contre un Père Noël à la parole encourageante. JIPI