QUO VADIS - 1950

Titre VF QUO VADIS
Titre VO Quo Vadis
Année de réalisation 1950
Nationalité Etats-Unis
Durée 2h45
Genre PEPLUM
Notation
Date de sortie en France 01/10/1953.
Thème(s)
Sienkiewicz (Henryk)
Péplums (Cinéma américain)
Esclavage
Crucifixion (tous pays confondus)
Bûchers (tous pays confondus)
Gladiateurs (Cinéma américain)
Réalisateur(s)
LE ROY Mervyn MANN Anthony
Chef(s) Opérateur(s)
SURTEES Robert
Musique
ROZSA Miklos
Renseignements complémentaires
Scénario : John Lee Mahin,
Sonya Levien et S.N. Behrman .....
d'après le roman d'Henryk Sienkiewicz
Distribution : MGM

Visa d'exploitation : 12 361

Nota : pour Walter Pidgeon, uniquement la voix (narrateur) .....
Acteurs
TAYLOR Robert
KERR Deborah
GENN Leo
USTINOV Peter
LAFFAN Patricia
CURRIE Finlay
LOREN Sophia
BERTI Marina
TAYLOR Elizabeth
SOFAER Abraham
BAER Buddy
AYLMER Felix
TRUMAN Ralph
SWINBURNE Nora
WOOLAND Norman
MILES Peter
DUNN Geoffrey
HANNEN Nicholas
RUDDOCK John
CRUTCHLEY Rosalie
WALGE Arthur
CLARKE-SMITH D. A.
MARCH Elspeth
BROWN Strelsa
VARELLI Alfredo
OTTAVIANO Roberto
TUBBS William
TORDI Pietro
DI LEO Lia
OULTON Brian
BAILLOU Alfred
SPENCER Bud
ABA Marika
AMBROGI Adriano
ARENA Anna
BARNAS Giacomo
BEAL Scott R.
BIONDI Francesca
BORELLI Carlo
BRADLEY Leslie
BROWN Alfred
BRUCHI Valentino
CIRIACI Dante
COLSON Frank
CORRI Adrienne
CORTESE Luca
DE JONGHE Daniel
DEL BALZO Liana
DEL RIO Jack
FANTASIA Franco
FASULO Cesare
FERGUSON Al
FIERMONTE Enzo
FORMICHI Enrico
FOSTINI Giovanni
GALVANI Dino
GARRICK Richard
GEORGE Jack
GHISINI Carlo
GLASSFORD Trudy
GRIFFITHS Joan
HUGHES Robin
JENNETTE Adam
KIEFFER Philip
KISS Gipsy
KRESEL Lee
LARKE Richard
LOVATELLI Giovanni
MAKOWSKA Helena
MANCINI Anna
MARK Michael
MATANIA Clelia
MAC NAMARA Richard
WHITE Harriet
MICHAELIS Dario
MORELLI Ernesto
MYHERS John
NEPTUNE Vincent
PADOAN Anna Maria
PAYNE Louis
PIDGEON Walter
PINI Aldo
PLEBANI Alberto
RAFFAELLI Dino
RESTIVE George
LENOIR Leon
SERBAROLI Alessandro
SPRAGUE Jane
TANA Raffaele
TAYLOR William (2)
TOR Michael
TOSI Giuseppe
TRICOLI Carlo
VALENTE Renato
VARNI Giuseppe
VEIGA Dianora
VEJAR Harry J.
ZANOLI Maria
Résumé

Alors que le consul romain Marcus Vinicius se languit d'amour pour une belle esclave chrétienne, l'empereur Néron dans sa folie sanguinaire et paranoïaque, incendie allègrement Rome. L'un finira par se convertir au christianisme, l'autre par se suicider...

>>> Du grand spectacle ayant nécessité la construction de gigantesques décors et la participation de plus de 5500 figurants, qui fascine toujours autant par son ampleur que par sa démesure et qui renferme bien des morceaux de bravoure et d'anthologie...

Bibliographie
- Cinéma numéro 176
- Fiche de Monsieur Cinéma
- Positif numéro 189
- Ecran 73 (numéro 15)
- Télérama numéro 1488
- Cinématographe numéro 124
- Saison Cinématographique 1979
Critiques (Public)
Du grand spectacle avec une idéologie judéo-chrétienne assez conformiste et dont Peter Ustinov en Néron efféminé récolta tous les lauriers. La seule surprise du film est le couple assez émouvant formé par Leo Genn et Marina Berti qui vole la vedette à celui formé par Robert Taylor et Deborah Kerr assez étriqué. Marina Berti, splendide actrice annonçant Sophia Loren a tourné beaucoup de rôles décoratifs à Hollywood. Rendons hommage à cette discrète actrice cosmopolite, véritable vedette en Italie qui tourna en Europe également avec parcimonie (elle était l'épouse d'Ugo Tognazzi dans "La Califfa" interprétée par Romy Schneider).

Néron dont les excès sont plus ou moins contenus par Pétrone flatteur rationnel se morfond de ne briller que pour le peuple et non pour lui. « Le monde est à moi, j’en suis le maître absolu ». Rome considérée comme une immonde populace est rongée dans ses palais par le complot et la flatterie protectrice pendant que l’obscurité construit dans la douleur un symbole aquatique logo d’une religion entamant son troisième millénaire. Certains composants de la ville éternelle s’éloignent lentement du joug d’une divinité impériale pour basculer dans l’adoration d’un Charpentier, des idées nouvelles offertes à un peuple passant de la soumission à la chrétienté en conservant le concept de l’adoration contrainte ou choisie. Une maquette en puissance s’étale sur les tables, une nouvelle ville éternelle se profile épurant la vision d’une cité obsolète promise aux flammes. La démesure d’un irresponsable manipulé par ses proches s’acharne sur un peuple microcosmique uniquement contemplé d’un balcon surélevé. Néron chantant et jouant de la lyre devant Rome en feu est une vision presque métaphysique. Clairons, combats de lutteurs, danses exotiques, cérémonies somptueuses, banquets fastueux, couleurs chatoyantes, jeux du cirque, ville en flamme, esclave dévouée sont au menu de cette fresque grandiose démontrant avec éclat les pouvoirs illimitées d’un septième art en pleine santé financière d’avoir la possibilité de retranscrire les prestations romanesques, guerrières et religieuses d’une cité palpitant sous l’influence de sa propre histoire. Les décors sont sublimes, les mouvements de foules impressionnants. D.W. Griffith a laissé des traces dans ces festivités vues du ciel ou une grappe humaine gérée au cordeau active un principe de reconnaissance se devant à un héros retour de guerre. « Quo Vadis » magnifique spectacle virtuel d’une épopée historique lointaine et méconnue filme un principe intemporel. Des hommes bons ou mauvais ont la possibilité de se réaliser pleinement dans le contexte tourmenté de leur époque.