LES COMPAGNONS DE LA MARGUERITE - 1966

Titre VF LES COMPAGNONS DE LA MARGUERITE
Titre VO
Année de réalisation 1966
Nationalité France
Durée 1h30
Genre COMEDIE
Notation 16
Date de sortie en France 20/01/1967
Thème(s)
Satires sociales
Graphologie (tous pays confondus)
Réalisateur(s)
MOCKY Jean-Pierre
Chef(s) Opérateur(s)
BUREL Léonce-Henri
Musique
CALVI Gérard
Renseignements complémentaires
Scénario : Jean-Pierre Mocky
Adaptation et dialogues : Alain Moury .....
Montage : Marguerite Renoir
Décors : Louis Le Barbenchon .....
Caméra : Yves Rodalec
Assistant-réalisateur : Luc Andrieux

Visa d'exploitation : 32 176
Acteurs
RICH Claude
BLANCHE Francis
RICH Catherine
SERRAULT Michel
TISSIER Jean
LONSDALE Michael
DUBILLARD Roland
POIRIER Henri
LEGRIS Roger
REMOLEUX Jean-Claude
PERES Marcel
ZARDI Dominique
ZAMMIT Nono
PITAGORA Paola
BAYARD Micha
CHAUFFARD René-Jean
PERONNE Denise
CORBARA Sophie
ELSEN Christine
MAHIEUX Alix
ARNAUD Françoise
BOURDIL Laurence
DALMAS Claudine
SERVILANGE Andrée
MANSARD Claude
LENOIR Rudy
ANDRIEUX Luc
BRIZARD Philippe
BALP Bruno
DUROU Pierre
GUYLAD Raoul
HONORE Jean-Pierre
LABARRERE Jo
ALBERT-MICHEL
MEUNIER Gaston
NUMES André (fils)
LORIOT Georges
CHEVREUSE Christian
GASSOUK Marcel
MOCKY Jean-Pierre
RIANDREYS Emile
ARNOUX Jean-Marie
JANY Maurice
CAYLA-LEGRAND Adrien
LEMOYNE Georges
MULTIN Andre
SCHLOSBERG Alain
ROBIN Gilbert
ROBAIN Jean-Marie
CALVET Jean-Louis
TERZIAN Francis
RANDALL Alexandre
FABRICE Pierre
PREBOIST Jacques
AUREL Christine
Résumé

Un "humaniste" génial, doué en graphologie, se propose de falsifier les registres civils de France et de Navarre pour tous les couples mal(aimés) qui désirent absolument changer de situation matrimoniale, souvent pesante...

>>> Bienvenue à l'humour anarchisant et libérateur de Jean-Pierre Mocky qui nous propose une superbe comédie grinçante, admirable de bout en bout dans le ton et la forme. Ce film fait partie de la période la plus drôle et la plus décapante de l'oeuvre du metteur en scène, par ailleurs, qualitativement, en dents de scie surtout dans sa production récente et dramatiquement fauchée...

Bibliographie
- Fiche de Monsieur Cinéma
- Cinéma numéro 114
- Image et Son numéros 203, 259
- Saison Cinématographique 1967
- Midi Minuit Fantastique numéro 17
- Positif numéro 84
Critiques (Public)
Poursuivant mon parcours – chronologique! - de la longue filmographie de Jean-Pierre Mocky, je n’ai malheureusement pu voir le film succédant à "La Grande Frousse" ("La Cité de l’indicible peur"), à savoir "La Bourse et la vie", visiblement inexistant en DVD malgré la présence de Fernandel. Serait-ce la faute aux difficiles héritiers de ce dernier? Peut-être... J’ai donc effectué un petit bond dans le temps, en scrutant "Les Compagnons de la Marguerite" film que je ne connaissais que de nom. Et il m’a plu, malgré une première moitié de film bien plus captivante que la seconde. Mais encore une fois, Mocky parvient à couvrir les imperfections de son film par son scénario original et un casting incroyable, jusqu’aux rôles les plus mineurs. A nouveau, Francis Blanche se fond dans un personnage de flic drolatique à souhait, tandis qu’on succombe face à celle qui campe sa femme, Paola Pitagora, sorte d’Anouk Aimée italienne que les puristes ont certainement remarqué dans "Kapo" ou dans "La viaccia". Une actrice qui reste toujours très connue dans son pays. Expert en rénovation de vieux manuscrits, Jean-Louis Matouzec (Claude Rich, dans la même année qu’"Oscar"), utilise ses talents de faussaire pour modifier les registres de l’état civil afin de faciliter son divorce avec une femme (Catherine Rich, la sienne dans la vie!) qui ne le désire plus, bien trop obnubilée par la ...télévision. Ce qui au passage, préfigure "La Grande Lessive", critique virulente de la petite lucarne qui sera le film suivant de Mocky. Falsification de documents manuscrits, divorce compliqué: cette histoire se déroulant à la fin des années soixante peut aujourd’hui nous sembler anachronique, où dans les ordinateurs ont pris le dessus sur l’administration, et où les divorces se comptabilisent autant que les unions sacrées. Mais voilà, au moment du film, Mocky venait lui-même de divorcer de la jolie Véronique Nordey, et l’homme s’est semble-t-il lui-même rendu compte des complications d’une séparation. Un réalisateur qui par ailleurs, a été aussi victime de l’administration, son père ayant modifié sa date de naissance (1929 au lieu de 1933!) pour le faire voyager en bateau! Une farce qui démarre en trombe, qui nous offre ensuite une pléiade de situations drôles, mais qui se perd finalement dans plusieurs séquences inutiles. D’où une qualité d’ensemble moindre qu’"Un drôle de Paroissien", par exemple. Bien que le film reste à ce jour l’un des plus gros succès publics de Mocky. (David Hainaut)