LES QUATRE CENTS COUPS - 1958

Titre VF LES QUATRE CENTS COUPS
Titre VO
Autres titres VF LES 400 COUPS
Année de réalisation 1958
Nationalité France
Durée 1h38
Genre DRAME PSYCHOLOGIQUE
Notation 17
Date de sortie en France 03/06/1959
Thème(s)
Ecole buissonnière
Délinquance (Cinéma français)
Adolescence (Cinéma français)
Tour Eiffel (tous pays confondus)
Centres et maisons de redressement (tous pays confondus)
Réalisateur(s)
TRUFFAUT François
Chef(s) Opérateur(s)
DECAE Henri
Musique
CONSTANTIN Jean
Renseignements complémentaires
Scénario : François Truffaut
Dialogues : Marcel Moussy .....
Assistant-réalisateur : Philippe de Broca
Montage : Marie-Josèphe Yoyotte
Distribution : Cocinor

Visa d'exploitation : 21 414

Nota :

- Le film est dédié à André Bazin .....

- Remerciements à Claire Maffei .....

- Prix Joseph Burstyn 1959 (Meilleur film étranger aux States .....

- Prix de la Critique new-yorkaise 1959 .....

- Prix Méliès 1959

- Grand Prix de l'OCIC 1959

- Prix Fémina belge

- Prix du festival mondial d'Acapulco

- Grand Prix des Valeurs Humaines, Valladolid .....

- Prix des Journalistes autrichiens .....

- Laurier d'Argent de David O'Selznick

- Prix de la Mise en Scène Cannes 1959
Acteurs
LEAUD Jean-Pierre
REMY Albert
MAURIER Claire
AUFFAY Patrick
CONSTANTIN Jean
MOREAU Jeanne
BRIALY Jean-Claude
MANSARD Claude
REPP Pierre
VIRLOJEUX Henri
MONOD Jacques
DECOMBLE Guy
FLAMANT Georges
BEAUVAIS Robert
DOUCHET Jean
BROCARD Christian
DEMY Jacques
LAUREY Marius
MOATI Serge
CLAUDIE Yvonne
KANAIAN Richard
COUTURIER Daniel
ANDRIEUX Luc
TRUFFAUT François
NOCHER François
BOUCHON Chantal
PAILLETTE Laure
GIRARD Michel
ABBOU Bernard
GIRARD Marianne
BERGOUIGNAN Jean-François
LESIGNOR Michel
FONTANAROSA Renaud
CHEVALIER Louise
Résumé

Premier long métrage de François Truffaut, premières aventures d'Antoine Doinel, adolescent sensible et malheureux qui, de vols en fugues, finira en maison de redressement. Mal-aimé auprès de ses parents et incompris de son professeur principal, Antoine va se lancer dans l'école buissonnière avec son ami René et verser dans la délinquance pour subvenir à ses besoins de survie...

>>> Cette première oeuvre, après quelques sympathiques incursions dans le domaine du court métrage, reste peut-être le meilleur film de notre metteur en scène dont la plupart des films nous semblent souvent étrangement surestimés...

Bibliographie
- Fiche de Monsieur Cinéma
- Radio-Cinéma numéros 492, 524
- Télé-Ciné numéro 83
- Fiches Vox numéros 24, 126
- Films et Documents numéros 14, 144
- Cahiers d'Action Populaire numéro 282
- R.I.C. numéro 33
- Saison Cinématographique 1959
- Image et Son numéro 124
- Positif numéro 31
- Cahiers du Cinéma numéros 97, 492, 1328, 1757, 2335
- L'Express Cahiers 27/1994
- Le Monde du 6 mai 1959
- "1895" numéro 42
- Cinématographe numéro 105
- Cinéma numéros 33, 37, 42, 112, 270
- Présence du Cinéma numéro 1
Critiques (Public)
"La recherche de l'absolu vous a conduit droit au zéro" Voici certainement le flambeau du cinéma vérité, celui explosant la sédentarité de décors pyramidaux et sédentaires comprimant des comédiens prisonniers dans une surface imposée. Les plateaux de cinémas volent en éclats. La caméra s'installe dans la rue en filmant à la dérobée un nouvel espace de liberté offrant à des comédiens enfin oxygénés une suite de mouvements incorporés à la réalité des choses dans un concept scénarisé fusionnant merveilleusement avec la technologie de son époque. Antoine Doinel, premier cas social citadin de l'histoire du cinéma français, vit ses dysfonctionnements à l'air libre ou en milieu exigu, en gérant en alternance traversées de rues à haut risque et promiscuités contraignantes. Le rendu de la fin de ces années cinquante, rigides et austères, est remarquable parce qu'il est tout simplement vrai. Ce Paris aux façades noires pardonne pratiquement les écarts d'un jeune esprit vif prisonnier d'un contexte familial, étroit, instable, indifférent, sévère et punitif. Si l'on demande mille francs, c'est que l'on espère récolter cinq cents francs en ayant vraiment besoin que de trois cent francs, on obtient donc que cent francs. Cette équation paternelle pitoyable montre parfaitement la contrainte d'un adolescent de s'enfuir d'un tel contexte et de conquérir sa luminosité dans les rues accompagné de ses propres règles. Les adultes sont perçus comme procéduriers, limités, inintéressants dans leurs médiocrités moralistes et leurs manques total d'écoute et d'affection envers un adolescent en plein trouble. Sans être le composant d'une génération perdue, Antoine Doinel se construit par une opportunité libératrice, éloignée d'une société fonctionnant à la blouse grise, à la gifle et au sifflet. Courage Antoine, Mai 68 n'est plus si loin. JIPI