UN CONDAMNE A MORT S'EST ECHAPPE - 1956

Titre VF UN CONDAMNE A MORT S'EST ECHAPPE
Titre VO
Année de réalisation 1956
Nationalité France
Durée 1h35
Genre DRAME
Notation 17
Date de sortie en France 11/11/1956
Thème(s)
Prisons (Cinéma français)
Deuxième Guerre Mondiale (Cinéma français)
Peine de mort
Réalisateur(s)
BRESSON Robert
Chef(s) Opérateur(s)
BUREL Léonce-Henri
Musique
MOZART Wolfgang Amadeus
Renseignements complémentaires
Scénario : Robert Bresson
d'après le récit d'André Devigny .....
Collaboration technique : Louis Malle
Cadrage : Henri Raichi
Montage : Raymond Lamy
Distribution : Gaumont

Visa d'exploitation : 18 161

Nota :

- Sous-titre : "Le vent souffle où il veut" .....

- Prix de la Mise en Scène Cannes 1957

- Victoire du Meilleur Film Français 1956
Acteurs
LETERRIER François
LE CLAINCHE Charles
MONOD Roland
BEERBLOCK Maurice
ERTAUD Jacques
PLANCHON Roger
DELUMEAU Jean-Paul
TREHERNE Roger
Résumé

Durant la Seconde Guerre Mondiale, un résistant français, le lieutenant Fontaine, emprisonné au fort de Montluc, tente par tous les moyens d'échapper à ses geôliers...

>>> Une fois de plus, l'extrême rigueur et le souci d'exigence de Robert Bresson lui permettent de transgresser son sujet et d'y insuffler une dimension quasi-religieuse. Au sein du cinéma français plutôt sclérosé de l'époque, une oeuvre sans concession qui atteint un degré évident de perfection cinématographique...

Bibliographie
- Fiche de Monsieur Cinéma
- Positif numéro 20
- Avant-Scène numéros 408/409
- Mon Film numéro 554
- Cinématographe numéro 77
- La Revue du Cinéma numéros 98, 103, 194bis et 371
- Cinéma numéros 14 et 280
- Saison Cinématographique 1957

Critiques (Public)
"Un condamné à mort s’est échappé" est un film de Bresson et qui dit «film de Bresson» dit «film pas comme les autres». Celui-ci est le dernier avant le virage radical entrepris avec "Pickpocket" trois ans plus tard. C’est une œuvre parfaitement enthousiasmante. Unité de lieu (hormis la première et la dernière scène), mise en scène épurée, travail incroyable sur le son, cri pour la liberté… La mise en scène d’abord : elle est admirable en ceci qu’elle privilégie (comme cela est annoncé Bresson au début de son film) le rendu visuel du strict nécessaire. Ce rendu possède toutes les qualités que l’on connait chez le réalisateur, il n’y a pas un cadrage ou une inclinaison de caméra qui ne soit justifié(e). C’est précis et savant. C’est l’œuvre d’un maître, c’est incontestable. Le son ensuite : il a une importance considérable dans "Un condamné à mort s’est échappé". C’est lui qui donne vie aux personnages, c’est lui qui traduit l’espoir de Fontaine d’une évasion, les angoisses aussi (les coups de mitraille, le bruit de la porte qu’il tente de faire céder avec sa cuiller, le «toc toc» contre le mur pour communiquer avec son voisin, le bruit de l’eau synonyme de douche – sommaire – libératrice etc...). La narration (une voix-off austère du personnage principal) tient elle aussi de cette rigoureuse linéarité que l’on aurait tort de considérer comme ennuyeuse car elle est le gage de la véracité de l’œuvre. "Un condamné..." est un film authentiquement artistique ce qui ne l’empêche pas de conserver une grande force dans son propos. C’est l’histoire d’une quête obstinée d’un homme pour ce qu’il a de plus cher : sa liberté. A méditer et à revoir. EF