LA VOIE LACTEE - 1968

Titre VF LA VOIE LACTEE
Titre VO
Année de réalisation 1968
Nationalité France
Durée 1h40
Genre ALLEGORIE
Notation 15
Date de sortie en France 14/03/1969
Thème(s)
Carrière (Jean-Claude)
Allégories
Vagabonds
Crucifixion (tous pays confondus)
Réalisateur(s)
BUNUEL Luis
Chef(s) Opérateur(s)
MATRAS Christian
Musique
BUNUEL Luis
Renseignements complémentaires
Scénario : Jean-Claude Carrière
et Luis Bunuel .....
Assistant-réalisateur : Pierre Lary
Distribution : CCFC
Produit par Serge Silberman

Visa d'exploitation : 34 777
Acteurs
TERZIEFF Laurent
PIAT Jean
FRANKEUR Paul
CLEMENTI Pierre
VERLEY Bernard
CAPRI Agnès
CUNY Alain
MUNI
MAISTRE François
SEYRIG Delphine
BERTHEAU Julien
SCOB Edith
PICCOLI Michel
BROOK Claudio
ETCHEVERRY Michel
CARRIERE Jean-Claude
CERVAL Claude
GUIOMAR Julien
PERES Marcel
MANUEL Denis
MARCHAL Georges
PILON Daniel
MUSSON Bernard
LARY Pierre
BAHL Ellen
DOUKING Georges
CARRIERE Augusta
CLARIEUX Jean
GOBIN Gabriel
JETTER Claude
LAUREY Marius
MAGUELON Pierre
BOUY Stéphane
ROUILLARD Jacqueline
CRETON Michel
RISPAL Jacques
SIMON Christian
EHRMANN Jean-Daniel
SIMON Christiane
BERG Claudine
BERGOSA José
COSTANTINI Béatrice
MAIDEN Rita
BROUST Jean-Louis
DELFOSSE Raoul
DHERMAY Jean-Michel
FARDOULIS Pascal
PAVEL Paul
READ Douglas
TORRES Cesar
VAN CAU Christian
HERMES Marie
Résumé

Deux débonnaires vagabonds partent en pèlerinage de Paris à Saint Jacques de Compostelle et vont faire de bien curieuses et révélatrices rencontres dans leurs longues pérégrinations à travers le temps, l'espace et la pernicieuse religion judéo-chrétienne .....

Bibliographie
- Avant-Scène numéros 94 et 95
- Télérama numéros 982 et 1002
- Cinéma 69 numéro 136
- Dossiers Art et Essai numéro 52
- Téle-Ciné numéro 153
- Fiche de Monsieur Cinéma
- Saison Cinématographique 1969
- Revue du Cinéma numéros 225-228
- Studio numéro 72
- Cahiers du Cinéma numéros 206,211-212
- Jeune Cinéma numéro 225
- Positif numéros 103 et 106
- Dossiers Art et Essai numéro 52
Critiques (Public)
La voie Lactée est avant tout un cours de théologie de haut niveau sur l’absence la plus importante de tous les temps. Au cours d’un pèlerinage, les doctrines de Dieu sont expliquées, commentées, contestées, imposées à travers des temps porteurs d’analyses, dans des parcelles de vérités menant certains protagonistes enflammés jusqu’au duel. Sur le chemin de Compostelle, l’aumône est bizarrement offerte au nanti possédant quelques pièces. La fonction de l’hostie succède aux messages cryptés. Certains propos imposent un fantôme crée par l’homme afin de le dresser à vie contre ses congénères, dans des luttes entretenant une sauvagerie. "Le christ est né de sa mère sans rompre sa virginité". Il y a de quoi deviser éternellement sur de telles affirmations. Sur le pré, le champ de bataille, la taverne, le procès. L’immaculée conception est expliquée derrière une porte close représentant le dernier rempart d’une réticent. Les envolées théologiennes pondérées ou musclées se succèdent, alimentées par le cafetier, le gendarme, l’homme d’église, le paysan, et le mendiant. Chacun essaie de comprendre le message des écritures dans une diction différente, mais concise, commune, gommant par sa rhétorique toutes les différences. La compréhension d’un tel concept à l’avantage de réunir tout le monde. L’esprit se triture par la foi. L’acceptation ou la contestation envers des textes sont les seuls ingrédients entretenant la continuité ou le refus d’une croyance. La nature ayant horreur du vide, ses hôtes alimentent un sujet extensible par des exposés contradictoires perpétuels sans arbitre. "La voie lactée" est une sorte d’Agora, une tribune à l’air libre où au fil de rencontres plus ou moins métaphysiques, deux mendiants en route vers Compostelle, emmagasinent des informations sur un silence céleste interminable. Chacun d’eux en fonction des exemples se débat entre affirmations, différences et athéismes. Le regard et l’écoute s’adaptent à un cas par cas représentant toujours une évolution. La base de données du créateur s’alimente par l’accumulation des expériences d’esprits sur le terrain. L’affirmation et la contestation se livrent un combat sans fin à l’intérieur de procédures divines ambiguës. Finalement c’est l’homme qui parle le mieux de Dieu. JIPI