LA VIE EST BELLE - 1946

Titre VF LA VIE EST BELLE
Titre VO It's a wonderful life
Autres titres VF QUE LA VIE EST BELLE
Année de réalisation 1946
Nationalité Etats-Unis
Durée 2h05
Genre COMEDIE
Notation 17
Date de sortie en France 28/07/1948
Thème(s)
Odets (Clifford)
Chefs-d'oeuvre (Comédie américaine)
Anges
Noël et Réveillon (Cinéma américain)
Poisons (Cinéma américain)
Réalisateur(s)
CAPRA Frank
Chef(s) Opérateur(s)
BIROC Joseph F. WALKER Joseph
Musique
TIOMKIN Dimitri
Renseignements complémentaires
Scénario : Frances Goodrich,
Albert Hackett, Frank Capra,
Michael Wilson, Clifford Odets
et Joe Sterling .....
d'après une histoire de Philip Van Doren Stern
Distribution : NEF Diffusion / RKO

Visa d'exploitation : 5788
Acteurs
STEWART James
REED Donna
BARRYMORE Lionel
MITCHELL Thomas
TRAVERS Henry
BONDI Beulah
FAYLEN Frank
BOND Ward
PATTON Virginia
WILLIAMS Charles
GRAHAME Gloria
LEONARD Sheldon
ALBERTSON Frank
LANE Charles
ANDREWS Stanley
ANDERSON Bobby
CORBY Ellen
WALKER Ray
OWEN Garry
FADDEN Tom
HALTON Charles
SESSIONS Almira
HINDS Samuel S.
WARNER H. B.
KARNS Todd
TREEN Mary
EDWARDS Sarah
EDMUNDS William
BRUNETTI Argentina
RANDOLPH Lillian
RALPH Ronnie
GALE Jean
ROOSE Jeanine Ann
HAGNEY Frank
COOMBS Carol
GRIMES Karolyn
SIMMS Larry
HAWKINS Jimmy
NOAKS Georgie
CARR Marian
FINN Lila
MUMMERT Danny
NOKES Georgie
KEANE Ed
ACKER Jean
ANDRE Monya
ASH Sam
BAYLESS Mary
BELDEN Beth
BERNARD Joseph E.
BRIDGE Al
BUCKLEY Buz
CARR Marian
CHANDLER Lane
CHAPIN Michael
CHATTERTON Tom
CHESHIRE Harry
CLARK Edward
COLEMAN Tom
DAVIS Bryn
DAVIS Lew
DENNY Harry
ELLIOTT Dick
FADDEN Tom
FENTON Frank
FETHERSTON Eddie
FLINT Sam
FREDERICK Lee
GRAHAM Herschel
HALTON Charles
HANSEN Eric
HEYWOOD Herbert
HOLMAN Harry
HOWARD Art
HOWARD Bert
KANE Eddie
KEARNS Joseph
KENT Carl
KIBBEE Milton
LAIRD Effie
LALLY Mike
LANDON Harold
LEWIS Meade Lux
MAC DONALD J. Farrell
MACK Irene
MACK Wilbur
MEAKIN Charles
MOORHOUSE Bert
MORRIS Philip
O'CONNOR Frank
OLSEN Moroni
OWEN Garry
PACKER Netta
PARKER Franklin
SCHINDELL Cy
SESSIONS Almira
SCOTT Bob
STEVENS Cedric
SULLIVAN Charles
SWITZER Carl Alfalfa
WAGNER Max
WILSON Charles
ADAMS Ernie
Résumé

Pour empêcher un homme désespéré de se suicider, Dieu le Père lui envoie son ange gardien afin de lui montrer combien sa mort et son absence perturberaient en durée et profondeur sa petite famille et le cours habituel de la cité...

>>> Encore un sublime chef-d'oeuvre de l'éternel Frank Capra, avec un étonnant James Stewart, débordant d'émotion contenue, de sensibilité, de fragilité et de tendre confusion. Un classique parmi les classiques de la comédie américaine...

Bibliographie
- Fiche de Monsieur Cinéma
- Cinéma numéros 301 et 389
- Positif numéros 317/318 et 338
- Avant-Scène numéro 528
- Saison Cinématographique 1948/49
- Studio numéro 40
- Télérama numéro 1769
- Cinématographe numéros 95
- L'Ecran Français numéros 162/1163
- Télérama numéros 1769-2345
Critiques (Public)
16/20 : Il s'agit bien de la version originale de "LA VIE EST BELLE" (A wonderful life) de Frank CAPRA datant de 1946, à ne pas confondre avec le film de BENIGNI plus récent et qui a le même titre. Ici, ça se passe aux Etats-Unis juste après la dernière guerre et le message s'adresse à tous les déprimés, alcooliques, prostituées, et autres crève-la-faim, afin de leur redonner goût à la vie. Astres scintillants bavards, qui font songer au facétieux Woody Allen... Décors hollywoodiens impressionnants, effets de neige nouveau style... L'eau froide y est primordiale, le héros y tombe petit et en restera sourd jusqu'à ce que son ange-gardien vienne le sauver d'un autre plongeon, toujours en eau glacée. Entretemps, il aura dansé avec sa dulcinée (une perle), toute la noce se jetant allègrement dans la piscine... Large place faite aux enfants, à la détresse passagère qu'il faut bien dépasser. Je déplore que le personnage principal petit (futur macho aux yeux bruns) ressemble aussi peu à l'adulte, James Stewart aux yeux clairs. Mais sinon, en v.o., c'est délicieux de bout en bout (salle du Cinématographe nantais pleine un samedi à 18 heures 30). On a tout le loisir de s'imaginer disparu, avantages et inconvénients défilent, relativisant nos ennuis financiers qui massacrent tout le reste. Le business d'après-guerre ressemble à s'y méprendre à celui de 2008 (même rouerie, mêmes éliminations), raison de plus pour vous déplacer en salle si possible ou pour vous procurer le dvd. L.Ventriloque

Plein de projets, Georges Bailey s’apprête à visiter le monde, sans s’apercevoir que tout ce qu’il désire connaître, existe déjà localement. Une amitié profonde est à savourer à deux pas, grâce à l’immense bonheur de contempler les transformations dans le temps d’une faune accompagnatrice. Du policier au chauffeur de taxi, en passant par le pharmacien et le premier et unique amour, tout pousse en même temps que soi dans un univers où les comportements évoluent en même temps que les morphologies. Ici le malheur est le bienvenu, car il déclenche une solidarité à toutes épreuves, appuyée par des analyses célestes démontrant que chaque vie est indispensable. Le refus d’exister carbonise des schémas de vies. L’absence est terrible et ne dois pas être. D’une manière ou d’une autre, faire ses bagages ne sert à rien, il suffit d’avoir la force de se fondre dans un environnement où tout ce qui vous entoure, se répète en réclamant votre soutien. Ici, voir les mêmes visages chaque jour, est un gage d’équilibre. Ensemble, il faut vivre et lutter afin d’empêcher le déploiement d’une ville perdue, avec comme apothéose finale la concentration d’un magma gigantesque d’amis de toujours venus spontanément vous sortir du bourbier. "La vie est belle" est une œuvre magistrale, un constant rappel à l’ordre de tout ce que nous ne savons plus ou ne pas faire, regarder les autres au plus près, en sacrifiant toutes envies de briller hors de ses terres. L’indifférence est à des lieues de ce travail hors du temps, consistant à reformater, à l’aide d’un groupe sédentaire, un esprit à terre. Le contenu offre une démolition sans pitié, contrée par un panorama solidaire somptueux. Les prières montent au ciel, le cas Bailey étudié, émeut des ressources contemplatives, se décidant enfin à intervenir. Sur la terre comme au ciel, un plan d’urgence se met en marche. L’homme bon est béni des Dieux et des siens, dans un contexte de vie répétitif qu’il a su percevoir comme le parcours d’une existence entière entourée de ceux que l’on voit grandir et vieillir, le tout n’étant finalement que soi-même. JIPI

Un manifeste survolté pour une humanité solidaire et exempte de cynisme. Enrobé d'une fausse mièvrerie, ce film n'en relègue pas moins le dollar au rang de simple et vil moyen et place le bonheur de vivre ensemble dans le partage bien au-delà de la réussite individuelle. On est très loin de l'idéologie individualiste d'Ayn Rand. Pas étonnant que le FBI se soit inquiété. https://en.wikipedia.org/wiki/It%27s_a_Wonderful_Life On May 26, 1947, the FBI issued a memo stating "With regard to the picture "It's a Wonderful Life", [redacted] stated in substance that the film represented rather obvious attempts to discredit bankers by casting Lionel Barrymore as a 'scrooge-type' so that he would be the most hated man in the picture. This, according to these sources, is a common trick used by Communists. [In] addition, [redacted] stated that, in his opinion, this picture deliberately maligned the upper class, attempting to show the people who had money were mean and despicable characters."