LA BETE LUMINEUSE - 1983

Titre VF LA BETE LUMINEUSE
Titre VO
Année de réalisation 1983
Nationalité Canada
Durée 2h07
Genre DRAME
Notation 17
Date de sortie en France 17/01/1993
Thème(s)
Chasse
Cinéma canadien (ORIGINE)
Lièvres et lapins
Basse-cour (Coqs, poules et autres gallinacés) .....
Vomissements (tous pays confondus)
Alcoolisme et autres beuveries (Cinéma canadien)
Documentaires (Cinéma canadien)
Arcs, archers et arbalètes
Barques, pirogues, chaloupes et autres canots .....
Ours
Réalisateur(s)
PERRAULT Pierre
Chef(s) Opérateur(s)
LECLERC Martin
Musique
Renseignements complémentaires
Produit par Jacques Bobet
Distribution : Office National du Film du Canada
Acteurs
L'HEUREUX Bernard
BOULAIS Stéphane-Albert
CHAILLOT Maurice
LECUYER Louis-Philippe
CROSS Philippe
GUYOT Michel
AUMONT Maurice
LAURIAULT Claude
Résumé

Chaque année, vers la même époque automnale, ils s'en viennent depuis leur quotidien citadin, passer une dizaine de jours dans la profondeur des forêts de Maniwaki, pour chasser le mythique orignal, en fait un bienheureux prétexte pour se rencontrer à nouveau entre copains de toujours, dans les excès alcooliques et volubiles de nécessaires retrouvailles. Aujourd'hui, dans la joyeuse clique masculine, un nouveau venu, Stéphane-Albert, professeur dans l'enseignement, homme de lettres et poète à ses heures, ami d'enfance de Bernard le cuisinier qui a roulé sa bosse et son humeur aux quatre coins de la planète. Entre les épuisantes et vaines traques matinales, au fusil ou à l'arc, et les harassantes et copieuses beuveries nocturnes, une palpable proximité se met en place et en rouage dans laquelle chacun s'expose et s'exalte avec cette virile complicité des chasseurs et des guerriers. Seul le nouvel arrivant, avec sa lourde méconnaissance des codes et des enjeux inconscients et tacites du groupe et de la meute, n'adhère pas à cette communauté de tripes et de sauvagerie primitive, largement exutoire. Sans vraiment s'en rendre compte, insidieusement comme un discret souffle d'air glacé, avec ses écritures et ses références littéraires, Stéphane-Albert reste en dehors du chaudron communautaire, que tout groupe humain instaure naturellement, dès qu'une promiscuité de lieu ou de relation se fait sentir. On commence donc par le charrier, lui faire des blagues, le mettre dans des situations désavantageuses, se moquant de lui et de son incapacité de répondre aux coups, de transgresser les rapports de force, dans une saine alternance entre exécutant et victime, chasseur et chassé, jusqu'à l'épuisement et la crise...

>>> Une oeuvre magnifique et troublante qui fait imploser les traditionnels repères de la fiction et du documentaire, désarticulant les rouages habituels du cinéma-vérité, dans son souverain parti pris de filmer un groupe de personnes confrontées aux aléas d'un tournage sans acteur et sans scénario. Une évidente difficulté d'appréhension pour le spectateur, amplifiée par un montage non chronologique et le succulent et fleuri phrasé québécois souvent fort éloigné de notre habituel français scolaire...
© Cinéfiches.com (Jean-Claude Fischer)

Bibliographie
- Positif numéros 269/270 et 386
- Mensuel du Cinéma numéro 4
- Jeune Cinéma numéro 152
- Cahiers du Cinéma numéro 348
- Cinématographe numéro 90
- Revue du Cinéma numéro 387
- Mensuel du Cinéma numéro 4
- Saison Cinématographique 1993
- Cinéma numéros 295/296
Critiques (Public)