LES DIABOLIQUES - 1954

Titre VF LES DIABOLIQUES
Titre VO
Année de réalisation 1954
Nationalité France
Durée 1h56
Genre SUSPENSE
Notation 17
Date de sortie en France 29/01/1955
Thème(s)
Lance-pierres et autres frondes (tous pays confondus)
Chefs-d'oeuvre (Films noirs français)
Prix Louis Delluc
Boileau (Pierre) et Narcejac (Thomas)
Milieu scolaire (Cinéma français)
Voitures (2CV) (tous pays confondus)
Réalisateur(s)
CLOUZOT Henri-Georges
Chef(s) Opérateur(s)
THIRARD Armand JUILLARD Robert
Musique
VAN PARYS Georges
Renseignements complémentaires
Scénario et dialogues : Jérôme Geronimi,
Henri-Georges Clouzot, René Masson
et Frédéric Grendel .....
d'après : "Celle qui n'était plus"
de Boileau-Narcejac .....
Décors : Léon Barsac
Distribution : Cinédis

Visa d'exploitation : 14 131

Nota :

Prix Louis Delluc 1954 .....
Acteurs
SIGNORET Simone
CLOUZOT Vera
MEURISSE Paul
VANEL Charles
LARQUEY Pierre
SERRAULT Michel
BROCHARD Jean
ROQUEVERT Noël
CHAMARAT Georges
HALLYDAY Johnny
DORNY Thérèse
VARENNES Jacques
DALBAN Robert
POUJOULY Georges
TEMERSON Jean
HILLING Jacques
LEFEBVRE Jean
MAURIN Yves-Marie
HUMBERT Henri
DUMUR Michel
BEVER Georges
GUERINI Camille
MONTSERRAT Aminda
BONNEFOUX Jean-Pierre
CLARIEUX Jean
URBAIN Jimmy
BRUN Dominique
RODRIGO Robert acon
Résumé

Quand la femme légitime et la maîtresse attitrée du directeur tyrannique d'un institut scolaire privé se liguent pour noyer et faire disparaître l'ignoble personnage qui perturbe leur vie. C'est le drame, le mystère jusqu'à l'inattendu coup de théâtre final...

>>> Une splendide oeuvre vénéneuse et intemporelle qui se regarde chaque fois avec un plaisir accru et un délicieux frisson rétrospectif. On se souviendra longtemps de la fameuse scène anthologique de la "résurrection" de Paul Meurisse hors de la baignoire.

Bibliographie
- Cinématographe numéro 98
- Revue du Cinéma numéros 79 et 461
- Studio numéros 39 et 70
- Cinéma numéros 1 et 310
- Avant-Scène numéro 463
- Télérama numéros 265, 406, 1784, 2187, 2267
- Fiche de Monsieur Cinéma
- Positif numéros 14/15
Critiques (Public)
Les Diaboliques... ...Quel titre! Et le film suit! Dire queje ne peus faire l'éloge des meilleures scènes de peur de dévoiler l'intrigue du film aux mièvres et impardonnables jeunots, gavés de superproductions grand-guignolesques et insipides, qui n'ont certainement pas vu ce film. "Les Diaboliques", c'est incontestablement l'un des meilleurs suspense du cinéma.

Le contenu est cruel, un jouissif au cordeau, rabaissant professeurs, épouse et maîtresse, dans un pensionnat où la nourriture est au rabais. Michel Delasalle, rustre, violent, irrespectueux, fait trembler l’intégralité d’un ordinogramme soumis par lâcheté ou mépris. L’instituteur fait pitié, en implorant un verre de vin supplémentaire. Certaines scènes impressionnantes conservent une verdeur surprenante malgré les années. L’œuvre est machiavélique, humiliante, certains individus, en pleine démolition, malmenés en permanence, ne lutte même pas pour reconquérir une dignité, Chacun s’effondre dans ses limites, auréolant un récit sans espoir, dominé par les restrictions d’après-guerre, tarissant sensibilités et bontés. Un agressif, stimulé par l’emprise, s’acharne sur des pleutres soumis à un maître par manque d’envergure. Henri-Georges Clouzot semble s’acharner sur certains composants lâches et maladifs, courbant l’échine devant un supérieur, mais infligeant punitions et leçons de morales à de jeunes élèves impuissants. Un logiciel vénéneux, dominateur, lâche, angoissé et religieux se déploie à foison dans plusieurs esprits réceptacles. Tout est à jeter, rarement une œuvre cinématographique n’a fourni autant de personnages négatifs. Une faune sinistre, projetée dans une intrigue policière gardant fière allure, dans un vaisseau humain déplorable, représentatif d’une société sclérosée par un relationnel verbal, implacable et procédurier, éradiquant de manière violente les plus faibles. JIPI