A L'OUEST RIEN DE NOUVEAU - 1930

Titre VF A L'OUEST RIEN DE NOUVEAU
Titre VO All quiet on the western front
Année de réalisation 1930
Nationalité Etats-Unis
Durée 1h56
Genre GUERRE
Notation 18
Date de sortie en France 21/11/1930
Thème(s)
Remarque (Erich Maria)
Première Guerre Mondiale (Cinéma américain)
Oscar du Meilleur Film
Papillons (tous pays confondus)
Réalisateur(s)
MILESTONE Lewis
Chef(s) Opérateur(s)
EDESON Arthur
Musique
Renseignements complémentaires
Scénario : Del Andrews,
George Abbott et Maxwell Anderson .....
Dialogues : George Cukor
d'après le roman d'Erich Maria Remarque .....
Distribution : Universal

Nota : les séquences avec ZaSu Pitts n'existe que dans la version muette .....

- Remake
en 1979 par Delbert Mann .....

- affiche du film d'origine allemande .....
Acteurs
AYRES Lew
WOLHEIM Louis
WRAY John
GRIFFITH Raymond
SUMMERVILLE Slim
BAKEWELL William
GLEASON Russell
ALEXANDER Ben
DAVIS Owen (junior)
CLAYTON ANDERSON Marion
KOLK Scott
ROGERS Walter
MERCER Beryl
PITTS Zasu
MAXWELL Edwin
ALEXANDER Dick
D'AVRIL Yola
ANDRIOT Poupée
COLLINS G. Pat
DAMONDE Rene
LUCY Arnold
IRVING William
BREESE Edmund
CONKLIN Heinie
MANN Bertha
ROSING Bodil
MARSH Joan
LONDON Tom
BARNETT Vince
ZINNEMANN Fred
TYRELL David
Résumé

Une classe d'étudiants allemands s'en va participer à la Première Guerre Mondiale...

>>> Un des films les plus antimilitaristes de l'histoire du cinéma. Chef-d'oeuvre incontestable et incontesté, à projeter dans toutes les casernes et toutes les écoles...

Bibliographie
- Fiche de Monsieur Cinéma
Critiques (Public)
"Pourquoi nous ont-ils fait cela, on ne demandait qu’à vivre" "A l’ouest rien de nouveau" dénonce la propagande patriotique démesurée d’un pays en transe menant de jeunes étudiants survoltés par un discours enseignant frisant la démence vers l’engagement et la désillusion devant la fureur des combats qu’une virtualité enfantine en pleine extase ne peut déceler. Une boucherie innommable éteint brutalement la fougue de jeunes appelés, constatant sur le terrain que la sauvegarde de la patrie n’entraine qu’une violence insoutenable insérant quelques convivialités entre deux attaques. L’opus est d’un pathétisme guerrier jamais égalé, on s’y croirait et ces mots valent leurs pesants d’horreurs. Quelles images! Sur un site infernal le soldat mené à la dure, liquéfié par la peur, est poignardé ou mitraillé comme un lapin. Les corps à corps d’un réalisme époustouflant montre l’homme devenu bête féroce frappant son semblable comme un forcené ou au contraire, miséricordieux et prévenant, une fois sa rigueur retombée. La survie, le dégout, le repentir, les larmes et la folie cohabitent dans un contexte pathétique anéanti par les bombes. Une page d’histoire sanglante éteignant des esprits loin de leurs terres dans la boue et le barbelé. "A l’ouest rien de nouveau" est un rendu magnifique, incorporant un réalisme thématique stupéfiant, dont l’avancée inexorable est freinée par quelques cris de désespoir offrant à l’homme anéanti par la peur l’offrande d’un révélé insoutenable qu’il peut vomir dans des plaintes interceptées par un silence céleste indifférent. Une fresque infernale à la disposition de quelques privilégiés temporaires, leur permettant d’extérioriser dans un univers cauchemardesque, une transcendance maléfique inconnue en temps de paix. Un chef-d’œuvre grandissime aux portes de l’icône. JIPI