LE DICTATEUR - 1940

Titre VF LE DICTATEUR
Titre VO The great dictator
Année de réalisation 1940
Nationalité Etats-Unis
Durée 2h10
Genre COMEDIE DRAMATIQUE
Notation 18
Date de sortie en France 04/04/1945
Thème(s)
Coiffeurs et barbiers ...
Burlesques (Cinéma américain) longs métrages
Sosies (Cinéma américain)
Amnésie (Cinéma américain)
Juifs (Cinéma américain)
Première Guerre Mondiale (Cinéma américain)
Réalisateur(s)
CHAPLIN Charles
Chef(s) Opérateur(s)
STRUSS Karl TOTHEROH Rollie
Musique
CHAPLIN Charles WAGNER Richard BRAHMS Johannes
Renseignements complémentaires
Scénario : Charlie Chaplin

Visa d'exploitation : 2563

Nota :

- Charlie Chaplin interprète deux rôles différents .....

- Affiche du film d'origine allemande .....
Acteurs
CHAPLIN Charles
GODDARD Paulette
MOSCOVITCH Maurice
DUNN Emma
OAKIE Jack
DANIELL Henry
GILBERT Billy
HAYLE Grace
GARDINER Reginald
WEIGEL Paul
PRIVAL Lucien
FLAHERTY Pat
DE HAVEN Carter (senior)
CONKLIN Chester
MANN Hank
GRIBBON Eddie
ALEXANDER Dick
DUNN Eddie
WRIGHT Florence
PIKE Nita
LIND HAYES Peter
MICHELSON Esther
RIDGELY Cleo
GORCEY Bernard
ANDERS Rudolph
LYNN George
ALDRICH Fred
ARNOLD William
SANDFORD Tiny
ARNO Sig
BRODIE Don
CONRIED Hans
DAVIDSON John
DAVIDSON Max
DAVIS Lew
DRAKE Francis Ernest
DRYDEN Wheeler
HARRIS Sam
HODGSON Leyland
IRVING William
IRWIN Charles
LEOPOLD Ethelreda
MEYER Torben
MICHELSON Jules
MOORHOUSE Bert
NICHOLS Nellie V.
PARIS Manuel
PERRIN Jack
RING Cyril
ROQUEMORE Henry
SCHUMM Hans
SEMELS Harry
SULLIVAN Charles
VOSS Carl
WHITE Leo
WILSON Harry
Résumé

Première partie : durant la Première Guerre Mondiale, les incroyables et ubuesques aventures guerrières d'un anonyme petit barbier juif, tour à tour, serveur d'un gigantesque canon dans l'artillerie, préposé à la Défense Aérienne, fantassin dans l'infanterie, mécanicien aéronaute dans l'armée de Tomania...

Seconde partie : Quinze ans plus tard, un dictateur, un certain Adenoid Hynckel écrase la Tomania sous ses bottes en particulier la population juive du pays dans laquelle survit notre brave barbier devenu amnésique...

>>> Délicieuse et convaincante parodie filmique, cinglante et brillante, dénonçant avec force et conviction, la dramatique montée du nazisme...

Bibliographie
- Fiche de Monsieur Cinéma
Critiques (Public)
Film au sujet difficile, mais finalement optimiste, et souvent très drôle (le discours incompréhensible de Hynckel et l'affrontement des deux dictateurs), avec un sens de l'observation toujours très présent chez Chaplin, qui marie ici parodie et émotion avec bonheur. 

Adenoid Hynkel possède une copie antinomique, un barbier juif désordonné, irrécupérable aux procédures militaires, montrant ses limites devant la gestion d’un obus devenu subitement un index menaçant. Ce Janus à pourtant un point commun, une inefficacité flagrante à la crédibilité, en fonction des sites investis. L’un postillonne et vocifère sur des micros craintifs des théories extrémistes, sanctionnées par des maladresses spontanées, pendant que le second surnage dans un premier conflit mondial où sa fonction de soldat est parasitée par un rejet naturel de la violence, sa spontanéité étant plus adaptée à un salon de coiffure dépoussiéré et inauguré par des clients rasés, sur des danses hongroises de Zoltan Brabek. Un seul et même personnage devient causes et conséquences d’un discours sélectif sur la nature humaine, une physionomie semblable envoie sur le terrain une rigueur policière endoctrinée et matraquante, contrée par la grâce leste et malicieuse d’un esprit programmé pour résister, désirant uniquement côtoyer le convivial de son métier, ceci loin des politiques et des origines soudainement bafouées. Le monde n’est pas caressé, il est pris de force, ballotté de tous parts, projeté dans les airs par un dément aux paroles heureusement incompréhensibles, exempt de la sanction suprême, ce fou furieux est puni par un gag omniprésent ruinant une crédibilité globale douteuse où les trains devenus fous n’arrivent plus à se positionner dans les gares. Hynkel est ridicule dans un rôle de petit roquet instable sur ses jambes, le barbier au contraire a du jarret, c’est une anguille insaisissable, s’amusant de ces mastodontes en uniformes qui ne le rudoie que quelques instants. "Le dictateur", instantané d’une triste période, reste la propriété d’un esprit désirant sauvegarder les possibilités positives des hommes par le rire, principale force de combat de tous les outrages. Le drame est éclairci par une pantomime comique salutaire et décrassante. Le pire des profils ne peut survivre à la directive d’une incompétence, manipulant une morphologie inconsistante, par une configuration délirante. Charlie Chaplin anéantit une crédibilité inexistante à la base, Hynkel manipulateur avorté devient lui-même sa propre conséquence, un pantin dont la destruction est programmée dans le temps par un pacifisme à son image. JIPI