LA MAISON DU DIABLE - 1963

Titre VF LA MAISON DU DIABLE
Titre VO The haunting
Année de réalisation 1963
Nationalité Etats-Unis
Durée 1h50
Genre FANTASTIQUE
Notation 17
Date de sortie en France 04/03/1964
Thème(s)
Maisons hantées (tous pays confondus)
Chefs-d'oeuvre (Fantastique)
Réalisateur(s)
WISE Robert
Chef(s) Opérateur(s)
BOULTON David
Musique
SEARLE Humphrey
Renseignements complémentaires
Scénario : Nelson Gidding
d'après le roman de Shirley Jackson :
"The haunting of Hill House" .....
Produit par Robert Wise
Distribution : MGM

Visa d'exploitation : 28 090
Acteurs
HARRIS Julie
BLOOM Claire
JOHNSON Richard
TAMBLYN Russ
MAXWELL Lois
COMPTON Fay
CRUTCHLEY Rosalie
MAXWELL Paul
DYALL Valentine
ADAM Ronald
KNORR Freda
MANSELL Janet
BUCKLEY Pamela
LANG Howard h2n
VILLIERS Mavis
GREENLAW Verina
CLARE Diane
JONES Claude
RICHARDS Susan
DALBY Amy
DORKEN Rosemary
Résumé

Un psychiatre réputé, féru de sciences paranormales, invite deux jeunes femmes sensibilisées à ce genre de situations, dans un manoir prétendu hanté. En compagnie de l'héritier de l'inquiétante et vénérable bâtisse, les cinq personnages vont vivre d'étranges moments d'angoisse et de mystère...

>>> Entre l'explication psychanalytique et la reconnaissance de ces phénomènes appelés occultes, le film laisse entièrement la porte ouverte aux interprétations personnelles. Envoûtant, étonnant et d'un troublant charme vénéneux...

Bibliographie
- Cinéma 64 numéro 85
- Cahiers du Cinéma numéro 155
- Télé-Ciné numéro 116
- Fiche de Monsieur Cinéma
Critiques (Public)
Le meilleur film du genre, réalisé de main de maître par Robert Wise. Pourquoi ? Parce que tout est suggéré et que la peur envahit notre imagination en découvrant le décor de cette demeure malsaine et ces statues apparement anodines qui glaçent d'effroi. Cerise sur le gâteau, l'interprétation exceptionnelle de Julie Harris, actrice de théâtre confirmée, découverte dans "A l'Est d'Eden" et celle de Claire Bloom dans un rôle ambigu. Sans oublier Rosalie Crutchley, comédienne anglaise qui fut la très fine Acté de "Quo Vadis". AXEL.

19/20 : On retient son souffle plus d'une fois dans cette maison archi hantée avec cette femme qui entend des voix et cette autre frôlant le saphisme ne serait-ce sa peur bleue qui la rend si petite fille... Une histoire à vous faire préférer cent fois les ascenseurs aux escaliers ! La voix-off empoigne dès les premiers plans et passe le relais aux personnages tous suspects dans leur genre, qu'on ne lâche plus. Une bonne histoire, dans le genre suspense hitchcockien en beaucoup plus fantastique. Film de 1963, une valeur sûre en dvd. L'ensemble est encore remarquable à tous points de vue en 2011 ! L.Ventriloque

"La maison du diable" suggère remarquablement la présence d’un ennemi invisible, à l’aide de bouts de ficelles ingénieux et d’une bande son particulièrement efficace. Le délire est distillé par des protagonistes terrorisés par leurs propres peurs et voix internes prenant le pouvoir sur un castel effrayant, certes dangereux, mais absent d’ectoplasmes. Dans un noir et blanc pratiquement sans effets spéciaux, les faits relatés restent captivants. Porte déformée, escalier brinquebalant, statues aux visages déformées, corridor interminable, bruits sourds et rires démoniaques se succèdent dans le plus simple appareil, ceci n’empêchant nullement nos épidermes de frémir à ces sensations parfaitement reproduites. Finement alcoolisée de peurs, "La maison du diable" oscille régulièrement entre une atmosphère lourde et des récurrences liées à nos terreurs ancestrales, le tout dans une sobriété sincère, collant admirablement avec le contexte. Les abus intelligemment bypassés font de ce film un habile divertissement cauchemardesque spéculatif. Les esprits lassés de ne rien voir s’entredéchirent aux portes de la folie, dans une maison ne lâchant que peu d’informations palpables. Un très bon film sur un genre difficile, limité, qu’un metteur en scène astucieux, au budget restreint, rend séduisant tout en le revêtant de simplicité. JIPI