LE CUIRASSE POTEMKINE - 1925

Titre VF LE CUIRASSE POTEMKINE
Titre VO Bronenosets Potemkin
Année de réalisation 1925
Nationalité Union Soviétique
Durée 1h10
Genre HISTORIQUE
Notation 17
Date de sortie en France
Thème(s)
Révolution russe et / ou tsarisme
Chefs-d'oeuvre (Muet)
Cinéma soviétique (1900-1990) (ORIGINE)
Films politiques (Cinéma soviétique)
Mutineries
Boiteux et claudication (tous pays confondus)
Réalisateur(s)
EISENSTEIN Sergei M.
Chef(s) Opérateur(s)
TISSE Edouard
Musique
MEISEL Edmund SOSIN Donald
Renseignements complémentaires
Scénario : Serge M. Eisenstein
Sujet original : Nina Agadjanova-Choutko
Montage : Serge M. Eisenstein
et Grigori Alexandrov .....
Sonorisation ultérieure : Nicolas Krioukov

Nota : Affiche du film d'origine allemande .....
Acteurs
ANTONOV Aleksandr
BARSKY V.
GOMOROV Mikhail
EISENSTEIN Julia
ALEXANDROV Grigori
REPINKOVA
FAYT Andrej
BOBROV Ivan
BIJ-BRODSKY Iona
Résumé

En 1905, dans le puissant port d'Odessa, les marins du cuirassé le plus important de la flotte russe se révoltent contre leurs conditions de vie quotidienne. Un quartier de viande avariée déclenchera la mutinerie qui sera soutenue par la population du port. Mais l'armée tsariste n'hésitera pas à mitrailler la foule...

>>> Une épopée glorieuse, d'une émotion souvent viscérale. Le rythme est haletant, les images saisissantes. Le film marque une date dans l'histoire du cinéma soviétique et international. Incontournable et signifiant...

Bibliographie
- Avant-Scène numéro 11
- Cahiers du Cinéma numéro 190
- Fiche de Monsieur Cinéma
- "1895" numéro 47
- Cinéma numéros 57, 102, 305
- Ecran numéro 42
- L'Ecran Français numéro 283
- Image et Son numéros 93, 205
- Positif numéros 74, 340
- Pour vous numéros 58, 139
Critiques (Public)
Une des oeuvres les plus intouchables de l'histoire du cinéma, le Potemkine d'Eisenstein, oeuvre admirable, contient cependant quelques erreurs de raccord, imputables tant à Eisenstein et à sa monteuse qu'au chef-opérateur Tisse. Ainsi, dans la fameuse séquence des escaliers, un contre-champ insistant jette l'ombre du personnage contre le HAUT des marches, alors que dans tous les autres plans (notamment latéraux) lançaient leurs ombres vers le BAS. Ou est donc le soleil par rapport à l'escalier ? Par ailleurs, lorsque la mère à l'enfant (pas celle à la voiturette), ayant descendu quelques marches alors que son petit a été abattu, lorsqu'elle s'aperçoit de la disparition du petit à ses cotés, elle remonte l'escalier à contre-courant et, loue le montage alterné revient sur elle, elle revient sur le petit par le HAUT et non, comme le voudrait la logique (et la construction eisensteinienne ne se veut-elle pas rationnelle, "intellectuelle" ?), par le BAS. Ces remarques, tout en soulignant quelques "Schoenheitsfehler" comme dit si bien la langue allemande, ne sont pas pour retirer le moindre iota a mon admiration pour ce grand film. (ELIE ELIE)

Depuis le temps que je m'intéresse au cinéma, il était plus que temps que je voie ce chef-d'oeuvre incontesté du montage. En effet, le montage, et le cadrage aussi, d'ailleurs, sont géniaux, inventifs, excellents. La grande invention d'Eisenstein est ce qu'il appelle le "montage par attractions", c'est-à-dire l'utilisation de la valeur symbolique des images, et de leur confrontation avec les autres (j'espère ne pas me tromper). Personnellement, je trouve que la maîtrise du montage classique dans ce film est beaucoup plus frappante : l'enchaînement des images est tout simplement magnifique. En voyant ce film, j'ai eu l'impression que S. M. Eisenstein était en quelque sorte un précurseur du cinéma contemporain. Exemple : les personnages principaux sont très souvent filmés sous deux angles différents, et les deux alternent, ce qui paraît relativement moderne quand on le voit. Autre exemple : on trouve une grande variété dans les valeurs de plan, du plan d'ensemble (les mouvements de foules) au gros plan (les visages ensanglantés). Mais mis à part ces qualités incontestables, un défaut existe. Beaucoup de séquences sont trop longues et répétitives, surtout celles d'attaque et de révolte. Dommage, car c'est le seul bémol... Sylvain BRUNERIE