MISS OYU - 1951

Titre VF MISS OYU
Titre VO Oyu-sama
Année de réalisation 1951
Nationalité Japon
Durée 1h30
Genre MELODRAME
Notation 16
Date de sortie en France 30/11/1983
Thème(s)
Cinéma japonais (ORIGINE)
Tanizaki (Junichirô)
Mariage (Cinéma japonais)
Relations fraternelles (Autres pays)
Mariage blanc
Réalisateur(s)
MIZOGUCHI Kenji
Chef(s) Opérateur(s)
MIYAGAWA Kazuo
Musique
HAYASAKA Fumio
Renseignements complémentaires
Scénario : Yoshikata Yoda
d'après un roman de Junichirô Tanizaki .....
Distribution (salles et dvd) :
Films sans frontières

Visa d'exploitation : 57 491
Acteurs
TANAKA Kinuyo
OTOWA Nobuko
HORI Yûji
YANAGI Eijiro
SHINDO Eitaro
NANBU Shôzô
HIRAI Kiyoko
KONGO Reiko
KOBAYASHI Kanae
YOKOYAMA Fumihiko
FUJIKAWA Jun
SHIBATA Soji
KUHARA Inosuke
FUJISHIRO Ayuko
KOMATSU Midori
AIMA Sachiko
ISHIHARA Sumao
Résumé

Accompagnant Oshizu, sa soeur cadette, à une première rencontre avec un éventuel futur mari, Oyu Kayukawa, une jeune veuve fort séduisante provoque d'adrénalines poussées sentimentales chez leur hôte, en lieu et place de sa timide frangine. En effet, Shinnosuke Seribashi est sous le charme de l'affable médiatrice familiale, veuve et mère d'un petit garçon, statut fort contraignant à l'époque, au Japon (nous sommes à Kyoto, durant l'ère Meiji -1867/1912-) qui la prive de toute possibilité immédiate de remariage. Malgré la désolante et pénible prise de conscience d'Oshizu de l'attirance et des sentiments du jeune homme pour sa frangine, elle accepte malgré tout de convoler avec ce dernier, refusant toutefois toute proximité charnelle avec son époux qu'elle destine dans ses voeux les plus chers à son aînée Oyu. C'est ainsi que se mettra en place un étrange triangle amoureux fort éthéré qui va rapidement provoquer commérages et suspicions. C'est alors que l'enfant de la troublante veuve décède...

>>> D'une banale intrigue romanesque, a priori sans réelle originalité scénaristique, Kenji Mizoguchi dégage un somptueux mélodrame feutré, traversé de part en part de constants débordements sentimentaux toujours (discrètement, mais non sans déchirements) maîtrisés, accompagnés de ses incessants et douloureux corollaires d'évitements et de frustrations qui, d'impasses en porte-à-faux, d'illusions en renoncements, détricotent avec élégance et raffinement l'existence d'un amour traumatique, inévitablement voué à ses strictes impossibilités sociales et morales...
© Cinéfiches.com (Jean-Claude Fischer)

Bibliographie
- Fiche de Monsieur Cinéma
- Positif numéros 212, 276, 277 et 557/558
- Cinématographe numéro 95
- La Revue du Cinéma numéros 313 et 390
- Cinéma numéro 301
- Saison Cinématographique 1984
- Cahiers du Cinéma numéro 355
Critiques (Public)