GERVAISE - 1955

Titre VF GERVAISE
Titre VO
Année de réalisation 1955
Nationalité France
Durée 1h52
Genre MELODRAME
Notation 16
Date de sortie en France 01/09/1956
Thème(s)
Zola (Emile)
Alcoolisme et autres beuveries (Cinéma français)
Aurenche (Jean)
Bost (Pierre et Jacques-Laurent)
Queneau (Raymond)
Forgerons (tous pays confondus)
Réalisateur(s)
CLEMENT René
Chef(s) Opérateur(s)
JUILLARD Robert
Musique
AURIC Georges
Renseignements complémentaires
Scénario et dialogues : Jean Aurenche
et Pierre Bost .....
d'après : "L'assommoir" d'Emile Zola
Paroles des chansons : Raymond Queneau
Assistant-réalisateur : Leonard Keigel
Distribution : Corona

Visa d'exploitation : 17 232
Acteurs
SCHELL Maria
PERIER François
DELAIR Suzy
FLORELLE
MESTRAL Armand
HARDEN Jacques
AMEDEE
GOZZI Chantal
MORANE Jacqueline
CUVELIER Yvette
HOLT Jany
CASADESUS Mathilde
LUCCIONI Micheline
HUBERT Lucien
HILLING Jacques
HARDEN Jacques
DE LAPPARENT Hubert
TOSSY Hélène
DEVIRYS Rachel
CLAUDIE Yvonne
PAULAIS Georges
DARRIEU Gérard
DUVERGER Pierre
FERY Marcelle
PERONNE Denise
DUHART Simone
WASLEY André
LANCELL Arianne
STEPHAN Aram
PEIGNOT Jo
ELBEZE Max
RELET Jean
DALPHIN Roger
LEVASSEUR Palmyre
MUSSON Bernard
DANY Yvonne
CAILLAUD Michele
CATINEAUD Patrice
FEREZ Christian
DENHEZ Christian
VERDIER Julien
BRESSY Pascal
GAUTRAT Jean
REMOLEUX Jean-Claude
SANJAKIAN Gilbert
LURVILLE Armand
Résumé

L'histoire de Gervaise, la blanchisseuse abandonnée avec ses deux enfants par son mari et qui revit avec un couvreur, sombrant dans l'alcoolisme après un accident...

>>> Une formidable interprétation de Maria Schell, soutenue par une distribution impeccable. La scène de bataille des lessiveuses demeure un moment d'anthologie. Quant à la réalisation de René Clément, le travail est assuré avec professionnalisme et une certaine élégance évidente. De la belle ouvrage...

Bibliographie
- Fiche de Monsieur Cinéma
- Cinéma numéro 12
- "Trente ans au cinéma" d'Alberto Moravia
Critiques (Public)
"L’hérédité est le seul Dieu dont nous sachions le nom" Oscar Wilde. "Gervaise" est l’arbre cachant la forêt d’un sordide étalé à perte de vue. L’image individuelle d’un destin malchanceux associé à une dépendance quotidienne que l’on finit par accepter. Cet univers crasseux géré par la paresse, le taudis et le mauvais vin est terrifiant. La femme forte ou faible, noyée sous une progéniture affamée, fait de maigres courses, trime au lavoir en essayant vainement d’acquérir un petit bonheur à long terme. Le peuple ravagé par les privations ramène en surface son contenu le plus mauvais et s’en accoutume dans une dépendance perverse. La promiscuité, l’oisiveté et l’ébriété quasi permanentes dominent l’intérieur de logements insalubres au bord de l’effondrement. "Gervaise" reconstitution très réaliste d’une époque s’acharnant sans pitié sur les classes populaires est l’emblème d’une fatalité sournoise, récurrente que l’on croit anéantie par quelques rayons de soleils relationnels. Un environnement azimuté par un quotidien déplorable permet à une faune intellectuellement limitée d’extérioriser encore davantage une hérédité malsaine dans des comportements débridés dont la thématique est bien souvent au dessous de la ceinture. Des images impitoyables sur les comportements d’une catégorie aux mœurs primaires qu’un contexte délabré permet d’entretenir. JIPI