CA COMMENCE AUJOURD'HUI - 1998

Titre VF CA COMMENCE AUJOURD'HUI
Titre VO
Année de réalisation 1998
Nationalité France
Durée 1h57
Genre COMEDIE DRAMATIQUE
Notation 17
Date de sortie en France 12/03/1999
Thème(s)
Milieu ouvrier (Cinéma français)
Milieu scolaire (Cinéma français)
Chômage (Cinéma français)
Suicide (Cinéma français)
Sculpteurs et sculpture
Réalisateur(s)
TAVERNIER Bertrand
Chef(s) Opérateur(s)
CHOQUART Alain
Musique
SCLAVIS Louis
Renseignements complémentaires
Scénario : Dominique Sampiero,
Tiffany et Bertrand Tavernier .....
Distribution : Bac Films
Produit par Frédéric Bourboulon
et Alain Sarde .....

Visa d'exploitation : 94 486
Acteurs
TORRETON Philippe
PITARRESI Maria
KACI Nadia
ATALY Veronique
BECUE Nathalie
BERCOT Emmanuelle
BETTE Françoise
CREVILLEN Christina
CITTI Christine
GOUDAL Sylviane
BEZACE Didier
TEBOULLE Betty
GIROUDON Gérard
DELABESSE Daniel
GUITTIER Marief
FRISSUNG Jean-Claude
GIBAULT Thierry
MEYER Philippe
CESBRON Gérald
GODDET Michelle
ELBAUM Stephane
DESPREZ Nathalie
RICHARD Frederic
MIQUELIS Françoise
DELBAUFFE Sylvie
CORNIL-LECONTE Johanne
MARCHAL Lambert
MERCIER Kelly
LENNE Mathieu
HENNEUSE Remi
AGTHE Corinne
BOUCHARD Dominique
CONSTANT Benoit
COURTEIX Patrick
DARGENT Veronique
DERMAGNE Valerie
DISCRET Lilyane
DUHEM Leila
DUVIVIER Yamina
FERNAND Severine
GOROSZ Catherine
GUICHET Christophe
IKISSE Nadia
LANGLOIS Marie-Madeleine
LARACHICHE Nelly
LEROY France
LIENARD Claude
LOUTRE Marcelle
MEUNIER Jacky
MONTAGNON Cécile
NIEWRZEDA Michele
PRETTE M-Francoise
OROLOGIO Vincenza
PRUDHOMME Linda
QUIVY Monique
RONNAUX Claude
SAGE Françoise
VERDIERE Pascale
Résumé

Hernaing, petit village au Nord de la France. Daniel Lefebvre, dynamique directeur d'école maternelle, est confronté quotidiennement aux problèmes économiques et sociaux des parents d'élèves dans cette région rongée par le chômage. S'ajoutent à ses difficultés, les lenteurs et lourdeurs administratives et le peu de moyens des politiques. Le suicide d'une mère de famille particulièrement nécessiteuse et de ses enfants, l'amène a se poser de cruciales questions existentielles...

>>> Une oeuvre lumineuse, dans sa triste noirceur, avec un étonnant Torreton !

Bibliographie
- Fiche de Monsieur Cinéma
Critiques (Public)
La lente agonie des institutions environne Daniel Lefebvre, directeur de maternelle, obligé de créer de nouveaux paragraphes à visages humains, dans un règlement d’état froid et rigoureux. Hernaing, près de Valenciennes est sinistrée, les trente glorieuses ont fait leurs paquets, les portes-monnaies sont vides, certaines mères ont élues domicile de manière définitive dans la bouteille et ne peuvent plus assurer de prestations familiales. Daniel doit parfois prendre l’initiative de ramener des enfants chez eux, après la classe, dans des intérieurs frileux et sans lumières, dévastés par des déchets de toutes sortes. La famille se meurt, privée d’une denrée indispensable à son épanouissement : l’intégration dans un système par l’emploi. L’état dans un discours rhétorique accuse presque ces autochtones d’être responsable de leurs malheurs, il encourage les esprits à ensoleiller les terrils et à gommer le look Germinal de cette région, mais comment ? Les subventions n’arrivent plus, les dernières ressources motivées sont au bord de l’épuisement. L’abandon total est encore un potentiel mais pour combien de temps ? La masse privée d’emploi n’est pas capable de détruire l’amalgame entre la société de consommation et le devoir. La famille semble anéantie, si les biens désertent les foyers. Les enfants en font immédiatement les frais, ils deviennent responsables de l’effondrement social de leurs parents, par les charges imposées que l’on ne peut plus assumées. Daniel refusant d’abandonner le navire s’épuise, au cas par cas. Certains profils sont trop exigeants en demandant un assistanat outrancier. Les comportements usés par la faim deviennent dangereux, la sévère mise en garde policière envers l’avenir de ces adolescents, aux visages aux frontières du primate, pris en flagrant délit, est significative de l’impuissance de nos sociétés, plus les reproches sont accentués, moins il y a de solutions, ces gosses sont perdus. Les actions deviennent basiques, on casse tout, dans un contexte de rappel à l’ordre des autorités, uniquement verbal donc sans danger. Où tout cela va s’arrêter ? Ces régions ne méritent pas de vivre que par l’air du temps, les patrons ont importé le travail par la mine qui a noircit les "gueules" pendant des décennies, au détriment de l’accès à un savoir, ces régions le paient chèrement aujourd’hui par une distance considérable à rattraper. L’assistanat est au delà du besoin, c’est un point de non retour, une carte d'identité. JIPI