LES YEUX SANS VISAGE - 1959

Titre VF LES YEUX SANS VISAGE
Titre VO Occhi senza volto
Année de réalisation 1959
Nationalité France / Italie
Durée 1h28
Genre FANTASTIQUE
Notation 18
Date de sortie en France 03/03/1960
Thème(s)
Chiens (Cinéma français)
Chefs-d'oeuvre (Fantastique)
Milieu médical (Cinéma français)
Chirurgie esthétique
Greffes / Trafics d'organes
Boileau (Pierre) et Narcejac (Thomas)
Tour Eiffel (tous pays confondus)
Cochons d'Inde et autres hamsters (tous pays confondus)
Voitures (2CV) (tous pays confondus)
Réalisateur(s)
FRANJU Georges
Chef(s) Opérateur(s)
SCHÜFFTAN Eugen
Musique
JARRE Maurice
Renseignements complémentaires
Scénario : Georges Franju,
Boileau-Narcejac et Claude Sautet .....
d'après le roman de Jean Redon
Dialogues : Pierre Gaspard
Assistant-réalisateur : Claude Sautet
Distribution : Lux

Visa d'exploitation : 21 647
Acteurs
BRASSEUR Pierre
VALLI Alida
SCOB Edith
BRASSEUR Claude
MAYNIEL Juliette
ALTARIBA Beatrice
GUERIN François
RIGNAULT Alexandre
BLAVETTE Charles
ETCHEVERRY Michel
ETIEVANT Yvette
GENIN René
HUBERT Lucien
PERES Marcel
JUSLIN Birgitta
DOULCET Gabrielle
ASSELIN France
GUARDUCCI Corrado
LAVIALLE Charles
MONTAVON Max
PERRYS Jimmy
Résumé

Un célèbre chirurgien va tenter une greffe de la face sur sa fille, défigurée lors d'un accident. Ils utilisera les visages de jeunes femmes séquestrées et mutilées...

>>> Héritier d'une tradition de l'épouvante qui remonte au temps du cinéma muet, Georges Franju va jusqu'au bout de l'horreur et de la folie (avec talent) parsemant de séquences poétiques et symboliques, sa plongée dans la noirceur et l'épouvante. Un incontestable chef-d'oeuvre d'angoisse, de tension et de frissons. A noter l'exceptionnelle prestation d'Edith Scob, une actrice à redécouvrir !

Bibliographie
- Fiche de Monsieur Cinéma
- Avant-Scène numéro 188
- Cinéma 59 numéro 38
- Cinéma 60 numéro 45
- Cinéma numéros 236/237 et 369
- Cahiers du Cinéma numéro 106
- Télé-Ciné numéro 89
- Image et Son numéros 134, 184
- Image et Son numéros 176/177
- Saison Cinématographique 1960
- Ecran numéro 17
- Le Monde du 10 mars 1960
- Positif numéro 34
- Positif HS.octobre 2002
Critiques (Public)
Incontournable classique du cinéma, il n’est pas étonnant de constater que l’œuvre à connotation fantastique de Georges Franju n’ait pris la moindre ride, alors qu’il date pourtant de 1960. Comme quoi. Une fiction qui allait d’ailleurs vite inspirer Alfred Hitchcock, et surtout, bien plus tard John Woo, qui fit de "Volte Face", une fiction certes plus violente que poétique. Certes, un côté étonnamment spectaculaire pour l’époque apparaît ici, lorsque le docteur Génessier (incarné par Pierre Brasseur) réalise une opération destinée à ôter le visage de l’une de ses victimes. Une scène toujours intenable, mais qui représente bien un esprit baignant entre la réalité et le fantastique. Et qui quelque part, préfigure l’actualité de ces dernières années, avec l’évolution de la greffe du visage. Au bout du compte, il ne faut pas être un cinéphile averti pour s’apercevoir de la qualité intemporelle de ces "Yeux sans visage". Angoissant et esthétique. (David Hainaut)

Incontestable chef-d'oeuvre (le seul) du cinéma fantastique français. Terreur clinique, images en noir et blanc angoissantes, musique lancinante, inquiétante, éléments contrebalancés par une poésie surréaliste, onirique (Les Américains, à part Polanski ou Wise, pensent que la violence ou le gore sont efficaces dans ce genre particulier, alors que la suggestion est infiniment plus effroyable). Pierre Brasseur et Alida Valli sont parfaits, les seconds rôles également. Et puis il y a la révélation d' Edith Scob, actrice unique dans le cinéma français (voir mondial). Atypique, elle est sans rivale, une présence, une voix envoûtante, une douceur délicate et étrange qui l'amènera à toute composition hors-norme : illuminée, psychopate, intello fofolle voire virago. Victime ou bourreau, elle passe d'un rôle à l'autre avec une sensibilité et un second degré imperturbable. A quand la consécration de celle qui est sans doute la plus grande (et la plus discrète) actrice française ? AXEL.

16/20 : Fantastique et poétique aussi, grâce à l'innocence animale, je pense au symbole de fin, cette libération tous azimuts, qui permet de reprendre une grande bouffée d'oxygène, il était grand temps... La présence des acteurs donne beaucoup de force au propos, ils sont complémentaires chacun dans leur obsession. Le scénario de Boileau et Narcejac ne laisse rien au hasard. Une ambiance assez étouffante que cette affection morbide d'un père en recherche de visages à découper. Au bord de la folie furieuse, ne serait-ce la prétendue réussite d'une autre greffe, sans quoi on craindrait d'aller aussi loin qu'un certain Docteur Petiot. Le masque de la jeune défigurée ajoute de l'innocence, avec ses grands yeux, elle s'apparente au faciès de Pierrot (ou Colombine), heureusement ! La "patte" de Jean-Pierre Mocky en coulisse est également perceptible... Un dvd visionné une seule fois en ce qui me concerne, car c'est terrible de s'attarder sur cette valse de scalpels si on n'est pas de la profession, sauve qui peut, l'instinct de conservation sûrement ! L.Ventriloque