LA MAISON DE BAMBOU - 1955

Titre VF LA MAISON DE BAMBOU
Titre VO House of bamboo
Année de réalisation 1955
Nationalité Etats-Unis
Durée 1h42
Genre THRILLER
Notation 18
Date de sortie en France 03/02/1956
Thème(s)
Films noirs ( Cinéma américain)
Chefs-d'oeuvre (Films noirs américains)
Trains et gares (Cinéma américain)
Mont Fuji (tous pays confondus)
Jeux (pachinko) (tous pays confondus)
Réalisateur(s)
FULLER Samuel
Chef(s) Opérateur(s)
MAC DONALD Joe
Musique
HARLINE Leigh
Renseignements complémentaires
Scénario : Harry Kleiner
et Samuel Fuller .....
Montage : James B. Clark
Effets spéciaux : Ray Kellogg
Direction musicale : Lionel Newman
Distribution : 20th Century Fox / Action Cinéma

Visa d'exploitation : 17 274

Nota :

- Autre version en 1948 de William Keighley : "La dernière rafale"
Acteurs
RYAN Robert
STACK Robert
YAMAGUCHI Shirley
MITCHELL Cameron
HAYAKAWA Sessue
DEXTER Brad
ELLIOT Biff
GRAY Peter
GIGLIO Sandro
CAREY Harry (junior)
SHIMADA Teru
KELLEY De Forest
QUARRY Robert
FUJI
DALE Fred
FULLER Samuel
HANABUSA Elko
ARASHIRO Clifford
AZEKA Sandy
COE Barry
DOUCETTE John
HAYAKAWA Reiko
HOSOI Bob
IKEDA Kazue
ITO Kinuko Ann
JUMAGAI Frank
KINO Robert
KWANAGA Frank
MAESHIRO Jack
MATSUSHIGE Harris
MITCHELL Joanna
MORIYAMA Rollin
MORROW Neyle
OKAZAKI Robert
SATO Reiko
TAKASUGI May
UCHIYAMADA Barbara
Résumé

Des officiers de l'armée et de la police japonaise joignent leurs efforts pour démanteler un gang d'anciens soldats qui travaillent pour un syndicat du crime tout puissant...

>>> S'inspirant du canevas traditionnel du genre policier, Samuel Fuller a réalisé un film dans lequel il a projeté sa personnalité. En utilisant habilement les ressources du cinémascope, il nous présente un véritable documentaire sur le Japon moderne. Les séquences d'action sont époustouflantes. Un chef-d'oeuvre !

Bibliographie
- Télérama numéro 592
- Fiche de Monsieur Cinéma
Critiques (Public)
17/20 : Voilà un film en adéquation avec le stress économico-financier que nous vivons, cette agressivité au quart de tour... Fuller a vécu la guerre plus d'une fois et dans sa chair, il sait l'illustrer en autant de plans vertigineux qui captivent. Aucun ennui à suivre ce polar tourné au Japon dans les fifties. Déjà la soudaineté du règlement de compte, ce train qui s'arrête crée la stupeur nécessaire... Peu après une danse qui fait presque frivole. Une mafia avec son caractériel chef hystérique. Drame, amusement. On en a pour son argent... Superbe picturalement dans sa version cinémascope et pourtant méconnu... Remarquables intérieurs japonais désormais familiers en occident (à croire que rien dans leur design et leurs coloris n'a changé depuis le tournage de ce film). Encore et toujours des combats d'une violence qui fait si authentique qu'on plaint les acteurs ! Et puis cette ultime séquence sur le monument tournant (des décors naturels faisant penser au gigantisme d'Orson Welles). Cela se veut sérieux sur le fond. Du fait de la férocité sous-jacente, le rire peut s'inviter. La raclée à chaque réunion à l'écran devenir "gag"... T'es pas d'accord avec moi je te cogne, la manière primitive de se dire bonjour, réflexe plus que méchanceté (au contraire de celle qui sourd chez Kitano par exemple). Le personnage d'Eddie Spanier (Robert Stack plus ferme que dans "Les incorruptibles") et la belle Mariko (au minois plus eurasien que japonais) sont les civilisés de service. Un rideau tiré le soir entre leurs couchages les interdit de fréquentation, quoique (la scène du bain !)... A eux deux le symbole du fossé entre culture occidentale ascendante et féodalité nipponne d'alors (1955). Le propos universel supporte la transposition. Suffit d'avoir le coeur bien accroché. Les amateurs de vidéo-castagne de 2013 devraient même être à leur affaire. L.Ventriloque