LA GRANDE LESSIVE (!) - 1968

Titre VF LA GRANDE LESSIVE (!)
Titre VO
Autres titres VF LE SCHPOUNTZ
Autres titres VF DROLE DE PIRATE
Autres titres VF LE TUBE
Année de réalisation 1968
Nationalité France
Durée 1h35
Genre COMEDIE
Notation 16
Date de sortie en France 15/11/1968
Thème(s)
Satires sociales
Tour Eiffel (tous pays confondus)
Télévision (Cinéma français)
Réalisateur(s)
MOCKY Jean-Pierre
Chef(s) Opérateur(s)
WEISS Marcel
Musique
DE ROUBAIX François
Renseignements complémentaires
Scénario : Jean-Pierre Mocky
Adaptation et dialogues : Alain Moury,
Jean-Pierre Mocky et Claude Pennec .....
Montage : Marguerite Renoir
Caméra : Yves Rodallec
Assistant-réalisateur : Luc Andrieux
Distribution : Rank

Visa d'exploitation : 34 369
Acteurs
BOURVIL
BLANCHE Francis
POIRET Jean
LONSDALE Michael
TISSIER Jean
BALM Karyn
CHAUFFARD René-Jean
LEGRIS Roger
PERES Marcel
REMOLEUX Jean-Claude
NUMES André (fils)
POIRIER Henri
DUBILLARD Roland
LENOIR Rudy
CASTELLI Philippe
PILETTE Albert
BRIZARD Philippe
MAHIEUX Alix
BAYARD Micha
GARDES Renée
DUHART Simone
GOUD Marja
CHAUMEAU Nicole
ARNAUD Françoise
KER Edith
LENOIR Rudy
FLEUR René
DELHUMEAU Luc
LUMONT Roger
CROHEM Daniel
MOLE Jean-Michel
DUROU Pierre
LABARRERE Jo
CHEVREUSE Christian
ANDRIEUX Luc
RICHIER Jean-Marie
LEGROS Claude
MALET Roland
GAIDON Marius
RIANDREYS Emile
CASTRO Agostino
VAYNE Jean-Marie
BRUCE Georges
ANDREOZZI Robert
MAGNE Frederic
TYCZKA Igor
CHOMO Nicole
VASCO Agostino
DELPARD Raphael
FONTAINE Jacqueline
BERG Claudine
BENEDETTI Pierre
MAYOR Antoine
CHAUFFARD René-Jean
Résumé

Un professeur de français parisien, Saint-Just, devant la mémorable fatigue de ses élèves, trop enclins à regarder tardivement la télévision, décide, en compagnie de quelques amis, de monter une action de santé publique en pulvérisant un acide spécial sur toutes les antennes des immeubles. Devant la terrible fureur incontrôlée des téléspectateurs, l'administration monopolise le commissaire Aiglefin et les inspecteurs Poilu et Barbic qui sont chargés d'arrêter les scandaleux et dramatiques sabotages...

>>> Un vrai petit régal d'humour et d'incivilité !

Bibliographie
- Cinéma numéro 133
- Fiche de Monsieur Cinéma
- Saison Cinématographique 1969
- La Revue du Cinéma numéros 224 et 308bis
- Analyse Général des Films 1969
Critiques (Public)
La Grande Lessive (!) a confirmé ce que je pensais: la télévision a une mémoire sélective en ce qui concerne le choix de ses films montrés, et créé ses propres "classiques" de manière parfois arbitraire. Souvent (re)diffusé, ce film avec Bourvil a pris un tel coup de vieux, qu’il ne justifie plus ses fréquentes programmations, au contraire par exemple, d’"Un drôle de paroissien et de "La Grande Frousse", les deux premiers films tournés de concert par Bourvil et Jean-Pierre Mocky, qui davantage rangés encore, ont sans doute eu le tort d’avoir été tourné en noir et blanc. Ce qui ne plaît guère au public du prime-time... Mais "La Grande Lessive", qui aurait dû s’appeler "Le tube" aux dires de Mocky, n’est pas complètement inintéressant. Surtout parce qu’il photographie une époque où la télé commençait à conditionner le quotidien des Français, et à bousculer leurs habitudes. Hélas dans la forme, ce neuvième film de Mocky déçoit, victime de son aventure bien trop ambitieuse. Si on comprend qu’en 1968, l’ORTF, la télé d’alors, profitait d’un élan de curiosité général pour abrutir les foules, au point que certains en soient devenus esclaves; si on mesure combien la petite lucarne a interpellé les intellectuels français comme elle le refera en 2001 avec l’apparition du ”Loft Story”, on constate vite que l’entreprise (c'est-à-dire, projeter un élixir miracle censé saboter toutes les antennes de télé parisiennes) est mission impossible. Ensuite? La critique sociétale devient vite une comédie décousue et franchouillarde, où chacun y va de son petit numéro et où le mot fin se fait vite attendre. Bourvil barbu semble être quelqu’un d’autre en professeur de lettres, Francis Blanche n’est que très moyennement drôle en médecin malheureux, et Jean Poiret impose tout juste de sa présence en patron télévisé. On trouve finalement le moyen de rire grâce aux policiers que Mocky aime toujours ridiculiser, à travers Marcel Pérès et Jean-Claude Rémoleux (surtout). On soulignera au passage l’excellente bande originale – comme souvent – de ce surdoué qu’était François de Roubaix, trop tôt disparu. Avant d’entamer cette curiosité donc, il s’agit de se bien se remettre dans le contexte de l’époque, où on considérait qu’avoir une télévision en couleur était un privilège et où une deuxième chaîne venait de naître. Les trois millions de spectateurs ne se sont déplacés en salle par hasard, mais pour comprendre le phénomène télévisuel dont ils étaient alors devenus des esclaves conscients. Rien de bien grave face à la bouffonnerie informatico-électronique actuelle, mais ce film, symboliquement tourné en Mai 68, est lui aussi un témoin de la révolution culturelle. L’honneur est donc plus que sauf. (David Hainaut)