BORAT - 2006

Titre VF BORAT
Titre VO Borat
Année de réalisation 2006
Nationalité Etats-Unis
Durée 1h23
Genre COMEDIE SATIRIQUE
Notation 13
Date de sortie en France 15/11/2006
Thème(s)
Masturbation (tous pays confondus)
Central Park (New York)
Homosexualité masculine (Cinéma américain)
Rodéos (tous pays confondus)
Journalisme et presse (Cinéma américain)
Road-movies (Cinéma américain)
Féminisme (tous pays confondus)
Métro (Cinéma américain)
Basse-cour (Coqs, poules et autres gallinacés) .....
Voitures (Cinéma américain)
Télévision (Cinéma américain)
Prostitution (Cinéma américain)
Ours
Juifs (Cinéma américain)
Obésité (Cinéma américain)
Réalisateur(s)
CHARLES Larry
Chef(s) Opérateur(s)
GEISSBUHLER Luke HARDWICK Anthony
Musique
BARON COHEN Erran
Renseignements complémentaires
Scénario : Sacha Baron Cohen,
Dan Mazer, Anthony Hines
et Peter Baynham .....
Distribution : 20th Century Fox

Visa d'exploitation : 116 230

Sous-titre VO : "Cultural learnings of America for make benefit glorious nation of Kazakhstan" .....

Sous-titre VF :  "Leçons culturelles sur l'Amérique pour profit glorieuse nation Kazakhstan" .....
Acteurs
BARON COHEN Sacha
DAVITIAN Kenneth
LUENELL
ANDERSON Pamela
BARR Bob
KEYES Alan
DANIELS Alex
VICKERS James P.
PIEMONTE Richard
LI Michael
WOWCHUK Harry
RANDALL Nicole
ROWE Bobby
PSENICKSA Michael
STEIN Linda
BEHAR Mariam
CIOROBEA Spirea
SELL Jim
WALKER Larry
Résumé

Borat Sagdiyev, un des plus éminents journalistes du lointain Kazakhstan, décroche du Ministère de l'Information et de la Culture, l'extrême honneur de partir aux States pour un reportage télévisé sur les us et coutumes de ce pays. Accompagné du grassouillet Azamat Bagatov, organisateur du périple et représentant officiel du gouvernement, notre bouillant reporter débarque dans la cosmopolite mégalopole new-yorkaise flanché de ses certitudes et de ses représentations, provoquant rapidement perturbations et questionnements parmi les autochtones qu'il cotoie aussi bien dans les studios que sans le quotidien de ses moult déambulations. C'est en regardant, un soir, sur une des moult chaînes de télévision de son hôtel, un épisode de la série américaine : "Alerte à Malibu" qu'il flashe sur l'actrice Pamela Anderson, au point de désirer absolument en faire sa femme, après l'annonce officiel du décès accidentel de son épouse kazakh, au pays. Il décide immédiatement d'acquérir un véhicule et de se rendre à l'autre bout du pays, en Californie, pour retrouver sa nouvelle égérie. Commence un incroyable road-movie, parsemé d'aventures hénaurmes, souvent ubuesques où notre bonhomme effarant et effaré traverse le pays et le film en puissant révélateur de la sournoise violence des moeurs américaines...

>>> Quelques excellents moments d'humour ravageur et d'hilarité communicative, pour un ensemble qui manque tout de même d'unité et de rigueur, dans sa grinçante diatribe dénonciatrice et sa saine radicalité, quelquefois plutôt douteuse et vacillante...
© Cinéfiches.com (Jean-Claude Fischer)

Bibliographie
- Annuel du Cinéma 2007
- Fiche de Monsieur Cinéma
Critiques (Public)
Un peu de fraîcheur dans un monde de brutes... En absence d'activité artistique personnelle, j'en profite pour regarder des films, des films qui pour une raison ou une autre éveillent ma curiosité et ma soif de nouveauté. "Borat", le film que j'ai visionné hier soir est très spécial. En période de morosité, c'est un film que je ne saurais que recommander... Sorti fin 2006, ce film réalisé par Larry Charles nous trace l'odyssée de Borat Sagdiyev, journaliste du Kazakhstan, missionné par son petit pays afin d'apprendre les us et coutumes cultureles d'une Amérique des plus puritaines dans le but de donner à son pays ex-soviétique toute la grandeur qu'il mérite. "Borat" est interprété par Sacha Baron Cohen alias Ali G., comique réputé en Grande Bretagne. Sur sa route, il est accompagné d'un producteur patibulaire, mais presque, nommé Azamat Bagatov et joué par Ken Davitian. Bien sûr, ce film ne mérite pas la palme du bon goût, pourtant on est vite charmé par les aventures de cet anti-héros aux allures désuetes. Les situations sont souvent cocasses aux limites de la vulgarité... sans pourtant jamais y tomber. La scène de la poursuite à l'hôtel entre nos deux amis kasakhs nus comme des vers est un moment d'anthologie à pleurer de rire. Le film est tourné comme un reportage, puisque Borat est sensé ramener un film de ses aventures au Kazakhstan. Borat va découvrir l'amour aux USA, sous les traits de Pamela Anderson dont il est tombé fou amoureux au travers d'une revue papier. C'est pour toucher cet amour du bout des doigts qu'il va orienter sa quête jusqu'à la Californie... Dans "Borat", il y a parfois du "Michael Moore" dans la manière de filmer et de montrer une Amérique puritaine si sûre de ses valeurs et si souvent à côté de la plaque, il y a aussi du "Jean-Yves Lafesse"... et dans ses moments, le film prend des allures de micro-trottoir des plus drôlatiques. La naïveté du héros est déconcertante, et s'il va souvent très loin dans la provocation et l'humour noir, on lui pardonne aussitôt... car tout est dépeint dans un contexte particulier sous couvert d'ignorance. Le film peut choquer parfois, notamment lorsqu'il aborde le sujet de la religion... mais je suis partisan de dire que l'on peut et qu'il faut rire de tout... peut'être pas avec tout le monde, mais c'est déjà un autre débat ! A noter que sur le DVD figurent huit ou dix scènes censurées et donc non retenues dans la version "cinéma". Elles méritent le coup d'oeil, et ne sont ni plus choquantes ni de moins bonne qualité que les scènes présentes dans le film... dommage qu'elles aient disparus de la version finale. Sans doute plus un choix technique et pratique qu'une réelle censure. Sans être un chef-d'oeuvre, "Borat" est une parodie plus que sympathique et qui met souvent le doigt là où ça fait mal... Une chose est sûre, ce n'est pas une vitrine touristique pour le Kasakhstan... encore moins pour l'Amérique profonde. Bravo et merci...Borat !  Pierre Troestler

Le Kazakhstan, dont les outrances exportées se déchaînent de villes en ville,s implose sur le territoire de l’oncle Sam. Au supplice où au-delà d’un étonnement, chaque module étudié active en relation, avec le conditionnel de sa psychologie, sanctions ou tolérances devant des comportements de brousse. Borat, anobli d’une naïveté d’école, découvre en pétoire agonisante le gay, la secte, le rodéo, le sénateur, le présentateur de J.T, la prostituée et la racaille, en essayant à chaque rencontre d’assimiler des tonnes d’informations nouvelles, en offrant en retour une misogynie légendaire et des attributs hors normes. Le choc frontal de deux principaux acquis terrestres à l’état brut. La viande en sauce fait connaissance avec l’excrément en sac plastique. Une association temporaire entre la contrainte du politiquement correct et la pierre brute, chacun conservant ses marques tout en étant curieux de l’autre. Borat est moustachu, couillu à deux doigts d’une physionomie peu appréciée par les temps qui courent. Transportant dans ses malles un comportement douteux, la visite de certains lieux est à risques. Pugilat hôtelier, nudité exhibitionniste et magasin dévasté sont au programme de cette odyssée initiatique, à l’intérieur d’une terre immense où chaque concept existentiel est différent d’état en état. On quitte Jésus pour la main au panier ceci d’une contrée à l’autre. Les extravagances de Borat, sincères et honnêtes, restent identiques. Le tout s’égrène dans un chapelet cocasse où l’initié de bonne volonté se heurte parfois à l’incompréhension en mimant la gestuelle et la locution d’une couche sociale locale étudiée. Les emblèmes d’une société américaine paralysée par ses institutions sont mises à sac par un individu sans garde- fou livrant sur site un naturel ancestral. Borat à l’inverse d’un voile puritain montre un schéma sans retenu, un avide de découvertes est lâché en pleine nature dans un relationnel de groupes conditionnés par le culte de l'idole. Tout en sombrant dans la dépendance médiatique, Borat dénonce par la mimésis d'un sujet exploré, les dangers d'une récupération sclérosée par la paranoïa et les icônes artificielles. Surtout ne ratez pas le début du film et la présentation du village de Borat. Cà vaut le détour. JIPI