IT'S A FREE WORLD - 2007

Titre VF IT'S A FREE WORLD
Titre VO It's a free world
Année de réalisation 2007
Nationalité Grande-Bretagne / Italie / Allemagne / Espagne
Durée 1h33
Genre COMEDIE DRAMATIQUE
Notation 17
Date de sortie en France 02/01/2008
Thème(s)
Football
Cinéma britannique (ORIGINE)
Enfance (Cinéma britannique)
Emigration et immigration (Cinéma britannique)
Moto(cyclettes) et autres scooters (Cinéma britannique)
Milieu ouvrier (Cinéma britannique)
Chômage (Cinéma britannique)
Réalisateur(s)
LOACH Ken
Chef(s) Opérateur(s)
WILLOUGHBY Nigel
Musique
FENTON George
Renseignements complémentaires
Scénario : Paul Laverty
Distribution : Diaphana Distribution

Visa d'exploitation : 119 354

Nota : Léopard d'Or et Prix du Meilleur Réalisateur, Venise 2007 
Acteurs
WAREING Kierston
ELLIS Juliet
ZUREK Leslaw
SIFFLEET Joe
CAUGLIN Colin
RUSSELL Maggie
MEARNS Raymond
RASTAGOU David
GILHOOLEY Frank
WEBBER Eddie
PALMIERO Johnny
PRUTI Faruk
BARRY Neal
ZAWADZKA Malgorzata
GERBESHI Faton
LORRIGAN Steve
MARSHALL Nadine
DOYLE David
MIKIC Aleksandar (2)
SORIC Serge
TOMOVIC Branko
KAIM Radoslaw
LIMA SANDOS Ezequiel
Résumé

Trente trois ans, d'une blondeur oxygénée à faire pâlir les champs de blé génétiquement modifié, la pulpeuse Angie, efficace agent recruteur pour la Coreforce, une officine de travail temporaire, débusquant dans les pays de l'Est les candidats au mirage économique britannique, vient de se faire (mal)proprement licencier pour avoir lancé, dans un bar polonais, son verre de bière à la figure d'un des responsables du groupe, enclin à de machistes privautés. Tout juste le temps de revenir à Londres et d'ajuster sa tenue de fonceuse, cuir et sourire en façade, qu'elle est déjà à proposer à sa colocataire Rose d'ouvrir, avec sa collaboration, leur propre agence de recrutement. Se déplaçant surtout en moto, prospectant essentiellement dans les entreprises de travaux publics, avec comme lieu de rendez-vous l'arrière-cour d'un pub de banlieue et comme clients, les nombreux émigrés traînant en groupe leur désoeuvrement et leur attente, Angie commence, dans une parfaite illégalité, à placer du "personnel" intérimaire sur de discrets chantiers de la capitale, ne répugnant pas à l'occasion la main d'oeuvre, un temps prohibée, des travailleurs clandestins. Au bout de trois mois, l'affaire devient quelque peu rentable, jusqu'au jour où les "employeurs" refusent de payer le moindre shilling permettant de verser un quelconque salaire aux pauvres hères doublement exploités. Mais quand on s'affiche louve impitoyable parmi la horde farouche des prédateurs qui hantent et spolient le "second" marché du travail, il faut s'attendre à de sanglants retours de bâton et de douloureuses et définitives séparations. Angie va l'apprendre, un peu tard, à ses dépens .....

>>> Exploiter plus pour gagner plus. Entre blairisme triomphant, sarkozysme arrogant et désormais hollandisme rampant, une société de merde est en train de se mettre insidieusement en place. Pour Ken Loach, ce n'est pas l'homme qui est mauvais, mais le milieu qui le corrompt. Sur les fondamentales notions de morale individuelle et collective, une oeuvre terrible, lucide et profondément désespérée .....
© Cinéfiches.com (Jean-Claude Fischer)

Bibliographie
- Fiche de Monsieur Cinéma
- Annuel Cinéma 2009
Critiques (Public)
18/20 : Réservé à ceux et celles encore assez solides pour affronter la réalité à peine anticipée du monde de demain, cette loi de la jungle indispensable pour décrocher un max de sous sur le marché du travail pour l'instant encore "parallèle"... Un genre de fiction-documentaire. Angie, une blonde recruteuse sur son cheval de fer (elle ne fait pas dans la dentelle, je comprends qu'elle puisse rebuter avec sa moue de fille facile et son franc-parler. Un caractère s'affinant jusqu'à devenir enfin touchante, et même acquérir une certaine "classe" à la fin. Soit, par rapport au précédent "Le vent se lève", on peut se sentir floué, à cent lieues de la distraction qu'on recherche au cinéma, cet art censé tenir à distance du quotidien (et, pourquoi pas, se dire que "chacun chez soi, les vaches..." et autres fadaises). L'élément modérateur sur lequel se rabattre, c'est Rose, elle se fâche quand sa copine, prise en étau entre tous ces intermédiaires, va trop loin... Très bien maîtrisé d'un bout à l'autre et sans orienter non plus vers le Charity Business à tout crin (fin ouverte). A elles deux, ces jeunes femmes incarnent des tendances de débrouille féminine qu'on retrouve souvent dans le milieu de la prostitution : aguicheuses, attendries, rouées, rapaces... La survie les motive. Défilent, mais jamais de façon appuyée, quelques exemples de cette pauvreté des immigrés qui terrifie : on peut s'en détourner (très tendance)! Mais que ce soit à l'intention de la Grande-Bretagne ou de ses voisins, Ken Loach tape courageusement là où ça fait mal et moi ça me fait grand bien ! L.Ventriloque