HAUTE PEGRE - 1932

Titre VF HAUTE PEGRE
Titre VO Trouble in paradise
Année de réalisation 1932
Nationalité Etats-Unis
Durée 1h23
Genre COMEDIE
Notation 20
Date de sortie en France 02/06/1933
Thème(s)
Pickpockets (tous pays confondus)
Golf
Opéras et opérettes (tous pays confondus)
Chefs-d'oeuvre (Comédie américaine)
Venise (tous pays confondus)
Arnaques et autres combines
Hôtels (Cinéma américain)
Petites annonces
Pierres précieuses (tous pays confondus)
Réalisateur(s)
LUBITSCH Ernst
Chef(s) Opérateur(s)
MILNER Victor
Musique
HARLING W. Franke DI CAPUA Edoardo MAZZUCCHI Alfredo
Renseignements complémentaires
Scénario : Samson Raphaelson
d'après la pièce d'Aladar Laszlo .....
Adaptation : Grover Jones
Produit par Ernst Lubitsch
Distribution : Paramount
Distribution DVD : Films sans Frontières

Visa d'exploitation : 36 251
Acteurs
HOPKINS Miriam
FRANCIS Kay
RUGGLES Charles
MARSHALL Herbert
GREIG Robert
HORTON Edward Everett
HUMBERT George
SMITH C. Aubrey
SEDAN Rolfe
ATCHLEY Hooper
WALKER Nella
ALBERNI Luis
BROOKE Tyler
IVINS Perry
KINSKEY Leonid
LEONARD Gus
MALATESTA Fred
MAC KENZIE Eva
SARNO Hector
STEERS Larry
BYRON Marion
WIX Florence
Résumé

Dans la chambre 253, d'un hôtel de luxe situé en bordure d'un nocturne canal vénitien, François Filiba, un fortuné client souffrant des amygdales, vient de se faire délester de son copieux portefeuille, par un faux médecin, en l'occurrence un certain Gaston Monescu, surnommé "le roi des pickpockets" qui loge discrètement dans le même palace. Ce dernier vient d'inviter à dîner, dans son élégante suite, une riche cliente qui s'avère être une redoutable voleuse à la tire, Lily Vautier, avec laquelle notre séduisant aigrefin va finir par s'associer, sous d'efficaces et bienheureux auspices. Quelques mois plus tard, une petite annonce dans un journal local, offre une intéressante récompense à qui ramènerait à une riche veuve d'un parfumeur parisien, Mariette Collet, le sac à main qui lui a été dérobé (par Gaston) lors d'une soirée festive à l'opéra. C'est sous le pseudonyme de Gaston Le Val, que notre habile escroc va remettre à la belle, l'objet dérobé, et à force de ruse, de charme et de persuasion, se faire engager comme secrétaire particulier, tout en faisant embaucher plus tard sa bien-aimée Lily, sous prétexte de le décharger dans ses moult fonctions administratives. Bien qu'assidûment courtisée par un ancien major de l'armée et aussi par l'incontournable Filiba (qui tente énergiquement de se souvenir dans quelles circonstances il aurait bien pu croiser Gaston) notre attrayante veuve se sent de plus en plus de proximité avec son fringant employé qui, venu pour le mirifique contenu du coffre-fort de sa patronne, semble ne pas rester indifférent à son charme évident...

>>> Une petite merveille de la comédie américaine qui côtoie sans cesse le sublime, la perfection, le ravissement, qui reste pour nous, malgré une catastrophique introduction dans une lourde et détestable pénombre surnuméraire, parmi les douze meilleurs films de l'histoire du cinéma. En effet, rarement la finesse des dialogues, le jeu succulent des principaux personnages et la délicate subtilité de l'intrigue ne se seront combinés avec autant de spirituelle symbiose complice, pour le plus grand bonheur du spectateur...
© Cinéfiches.com (Jean-Claude Fischer)

Bibliographie
- Fiche de Monsieur Cinéma
- Cahiers du Cinéma numéro 352
- Télérama numero 1212
- Pour Vous numéros 216,236,238,244
- Inrock décembre 1995
- Libération du 22/12/1995
- Cinéma numéros 299,315
- Positif numéro 275
Critiques (Public)
19/20 : Toujours aussi farceur, ce cher Lubitsch (et dire qu'on est en 1932, après le crack boursier, et entre les deux grandes guerres) ! On part d'un ramasseur de feuilles en nocturne à Venise, sa gondole remplie glisse sous les fenêtres d'un dandy visiblement en attente d'une belle pour dîner, dehors, il fait un noir d'encre, pour un peu on s'inquiéterait de la tournure des événements, tant de noirceur... Des ordres sont donnés à un domestique qui acquiesce avec un temps d'avance : ouf, la magie du cinéaste donne le ton, l'invitée attendue s'avère pipelette sur sa réputation, un rien poseuse, voyons voir... Les images pleuvent en vrac sur l'écran, impossible de savoir où on va, pourtant c'est facile à suivre, fascinant de filer ce couple de pickpockets proche de la prestidigitation ... Le tandem doit fonctionner puisque lié par la même manie, ultra secrète. Léger vertige à l'arrivée de cette "Madame Colet" pourtant, grand collier de perles, coffre-fort, le bagou finit par avoir raison de sa réserve, mais elle n'est pas bêcheuse pour un rond, sympathique : une grande et belle femme indépendante, entreprenante. Soudain, le tandem de départ commence à vaciller dans ses rôles respectifs. Infinis tours de passe-passe, mimiques expressives, le film est traversé de petits moments croustillants, ça fredonne et ça bougonne, on fonce et on se ravise, toute la panoplie de gags auxquels le facétieux Ernst Lubitsch a abonné ses spectateurs pour la postérité. Ce film, qui rend malfaiteur sans les inconvénients de se faire pincer, peut remplacer les psychotropes.  L.Ventriloque