LA VAGUE - 2008

Titre VF LA VAGUE
Titre VO Die Welle
Année de réalisation 2008
Nationalité Allemagne
Durée 1h48
Genre DRAME
Notation 13
Date de sortie en France 04/03/2009
Thème(s)
Cinéma allemand (ORIGINE)
Milieu scolaire (Cinéma allemand) (est et ouest)
Fascisme
Water-polo (tous pays confondus)
Drogue -trafic- (Cinéma allemand) (est et ouest)
Vomissements
Patins, planches à roulettes et autres skate-boards .....
Bégaiement (tous pays confondus)
Milieu du théâtre (Cinéma allemand) (est et ouest)
Ambulances (tous pays confondus)
Bains et piscines (tous pays confondus)
Suicide (Cinéma allemand) (est et ouest)
Réalisateur(s)
GANSEL Dennis
Chef(s) Opérateur(s)
BREUER Torsten
Musique
MAILE Heiko
Renseignements complémentaires
Scénario : Dennis Gansel
et Peter Thorwarth .....
d'après le roman de Todd Strasser
Distribution : Bac Films

Visa d'exploitation : 122 278
Acteurs
VOGEL Jürgen
LAU Frederick
RIEMELT Max
ULRICH Jennifer
PAUL Christiane
MATSCHENZ Jacob
DO REGO Cristina
M'BAREK Elyas
VOLLMAR Maximilian
MAUFF Max
SCHMIDT-MODROW Ferdinand
SCHULTZ Tim Oliver
KIEFER Amelie
JOHNE Odine
MEWES Tino
TESKA Karoline
BRETSCHER-COSCHIGNANO Marco
BERTZBACH Lennard
SCHWIMMER Thommy
M'BAREK Joseph
FERKIC Jaime
SCHMIDT Darvin
HARDT Lucas
FRIES Liv Lisa
HOLLER Hendrik
PAULICK Natascha
KROYMANN Maren
HARDER Teresa
SARBACHER Thomas
MULZER Hubert
HELD Gerald Alexander
GASTDORF Johanna
WAGNER Friederike
GANSEL Dennis
Résumé

Chaque année, durant une semaine, les professeurs d'un lycée allemand sont désignés pour animer des ateliers pédagogiques et culturels sur des thématiques socio-politiques, en étroite collaboration avec la direction et participation active des élèves. Rainer Wenger, enseignant en sports, entraîneur de l'équipe de water-polo de l'établissement, devra plancher sur le thème de l'autocratie, une conception que l'ensemble des élèves jugent impossible désormais dans leur pays, après l'épisode dramatique de l'avènement du nazisme. Afin de donner plus de consistance et de vitalité à leurs réflexions, Wenger propose à sa classe une expérience, en organisant une sorte de jeu de rôle collectif qui serait censé démont(r)er les rouages sournois du totalitarisme. Une communauté se met ainsi en place, avec comme leader leur enseignant, des notions précises d'autorité sont instaurées, avec un uniforme spécifique, un salut de reconnaissance et même un nom est choisi pour leur organisme. Et bien sûr, les quelques rares rétifs à ce groupuscule seront exclus de la communauté qui tentera rapidement de faire des émules en dehors du lycée...

>>> Les inconscients et subtils mécanismes du fascisme rampant et les possibles conséquences extrêmes de la fascination exercée par sa mise en place dans les structures relationnelles entre les gens sont parfaitement bien dévoilés dans la narration et la progression scénaristique, illustrant fort bien le conditionnement des masses basés sur les idées de communauté et d'esprit de groupe. Dommage qu'à force de vouloir être démonstratif, le film s'embourbe dans les facilités et les pesanteurs...
© Cinéfiches.com (Jean-Claude Fischer)

Bibliographie
- Le Monde du 04 mars 2009
- Télérama numéro 3086 (Semaine du 07 au 13/03/2009)
- Positif numéro 577 (mars 2009)
- Annuel du Cinéma 2010
- Fiche de Monsieur Cinéma
Critiques (Public)
18/20 : Oser dire qu'un retour des régimes politiques extrêmes peut encore arriver invite presque à se détourner. On peut trouver la bande-annonce exécrable... De bonnes âmes rajoutent que le prof force le trait, les étudiants sonnent faux, que mettre mondialisation et nazisme dans le même sac c'est quand même gonflé... L'avenir le dira. Ce film imagine, dans un lycée allemand une semaine de cours d'autocratie, un genre de vaccin. Ouaille !... Carte blanche à un prof "plutôt cool" (il se présente comme anarchiste !) et des jeunes, non teigneux a priori, ils aiment bien ce prof apte à les stimuler sans hypocrisie et c'est réciproque. Cours présenté comme un jeu de société : déserter d'emblée, on passe pour mauvais perdant, l'émulation joue à plein... Les élèves appliqués sont à leur affaire, quelques-uns dansent d'un pied sur l'autre... Une escalade se dessine... C'est l'âge des bandes, d'une certaine démesure qui ne demande qu'à être stimulée. Avec tout ça, voilà encore un volet de plus sur les méthodes d'éducation ! En dépit de quelques plans lancinants pour en arriver au fait parfois, au moins c'est frontal comme discours, le prof annonce la couleur à chaque séance (aucun arrêt sur signes religieux, couleur de peau, sexisme, baragouin de jeune, ça aussi ça fait du bien !). "Polizei" de circonstance, sans plus. Aspects tribal, sentimental des élèves, parallèle avec le sport de compétition. Prise au dépourvu des encadrants, ces sacrées limites qu'il faut toujours penser à poser tout de suite ! Le cinéaste va bien au-delà de l'école pour qui lit à travers les lignes cinématographiques. Il clôt son analyse par le fracas des masques qui retombent. J'en suis restée toute retournée. A "voir pour savoir" dès douze ans. L.Ventriloque