SIN NOMBRE - 2008

Titre VF SIN NOMBRE
Titre VO Sin nombre
Année de réalisation 2008
Nationalité Mexique / Etats-Unis
Durée 1h36
Genre DRAME
Notation 17
Date de sortie en France 21/10/2009
Thème(s)
Cinéma mexicain (ORIGINE)
Trains et gares (Autres pays)
Passagers clandestins
Radeaux (tous pays confondus)
Tatouages (tous pays confondus)
Frontières (tous pays confondus)
Cimetières (tous pays confondus)
Réalisateur(s)
FUKUNAGA Cary
Chef(s) Opérateur(s)
GOLDMAN Adriano
Musique
ZARVOS Marcelo
Renseignements complémentaires
Scénario : Cary Fugunaga
Distribution : Diaphana

Visa d'exploitation : 124 531

Nota :

- Prix du Jury, Deauville 2009
Acteurs
AGUIRRE Marco Antonio
ALONSO Leonardo
CASTRO Felipe (2)
FERRER Kristyan
FLORES Edgar
FLORIDO Giovanni
GAITAN Paulina
GALVAN Ariel
GARCIA Diana (2)
HERNANDEZ Noé
FLORES Lilibeth
LOPEZ Catalina
MANZANO Fernando
MARTINEZ Liliana
PAZ MATA Mary
HUERTA Tenoch
MIRANDA Emilio
MOLINA Esperanza
PENA Luis Fernando
RAFAEL Ivan
RODRIGUEZ Gabino
SERRANO David
TARACENA Gerardo
TORRES Harold
VALDEZ Andrés
VILLEGAS Guillermo
RODRIGUEZ SANCHEZ Luis Alfredo
JIMENEZ Hector
QUINTANAR Damayanti
Résumé

Ville de Tapachula, dans l'état mexicain du Chiapas. Casper, un jeune adolescent, de son vrai prénom Willy, membre d'un gang local, la Mara Salvatrucha, introduit son copain Bénito, alias Smiley dans la bande, après une violente intronisation par le chef, l'inflexible et tyrannique Lil' Mago. Ce dernier tue accidentellement la petite amie de Casper, l'amoureuse Martha Marlen, lors d'une brutale tentative pour abuser de la demoiselle ignorante des sordides et délinquantes fréquentations de son copain...

Tegucigalpa, capitale du Honduras. Expulsé des Etats-Unis, Horacio est revenu au pays, rechercher sa fille Sayra et le frère de cette dernière, pour tenter à nouveau de pénétrer illégalement aux States, après avoir traversé en toute clandestinité le Mexique, comme passagers clandestins sur les toits de fréquents trains de marchandises...

Une situation et une occasion prisées par l'impitoyable Lil' Mago qui, à chaque passage d'un convoi chargé de sa cargaison d'émigrés en transit, rackette nombre d'entre eux, impuissants à se défendre face à de puissantes armes à feu. Et c'est avec Smiley et Casper, qu'une nouvelle expédition est opérée qui va finalement fort mal se terminer pour le vil personnage. En effet, lorsqu'il s'en prend à Sayra, Casper, encore meurtrie par la mort de sa petite copine, tue son chef d'un radical coup de machette...

Casper demande alors à Smiley de retourner dans la bande, afin de lui éviter les représailles qui ne tardent à se mettre en place, alors même que Sayra se rapproche de son sauveur qui lui promet de l'accompagner aux States, une destination qu'il n'atteindra jamais, sachant fort bien que déjà des poursuivants sont à ses trousses...


>>> Subtil et puissant premier long métrage qui est parvenu fort justement à mélanger et proportionner les scènes d'action et les plages apaisées, avec un talent évident, tout en campant des personnages balayés par d'incommensurables éléments dramatiques qui dépassent leur entendement et leur résistance, imperturbablement...
© Cinéfiches.com (Jean-Claude Fischer)

Bibliographie
- Annuel du Cinéma 2010
- Positif numéro 585
Critiques (Public)
16/20 : Parfait pour prendre connaissance du phénomène des "Mara" et des "Dix-huit" (leurs ennemis jurés) au moyen d'une fiction, plus facile à supporter que "La vida loca" où le réalisateur y a laissé sa peau, en plein dans la logique de ces gangs ! Horreur que ces figures entièrement traversées d'un gros numéro d'identification... On déduit que ce serait une riposte possible aux ogres ultralibéraux que cette nouvelle guerre civile entre clans, une traque dont le motif initial d'inimitié échappe (il faut se pincer car on croirait lire des vieux illustrés sur les cow-boys et les indiens). Avec des "treize minutes" de castagne infligés par des détraqués (mais capables de tendresse pour leur bébé !). Adeptes du bizutage d'où l'aspirant doit sortir souriant, des litanies plein la bouche avec l'espoir de rafler l'estampille du clan sur sa carcasse... Ferait penser à la Camora italienne dans le principe, les slogans et le marquage en plus. Encore une incitation à se prosterner devant le plus fort à bras, le plus riche, le plus cynique, au vingt et unième siècle, l'esclavage est bien de retour ! Nouvelle guerre de la pauvreté par infiltration subtile dans la population nomade condamnée à errer au coeur de cette tyrannie ou crever de faim. On suppose que les forces de l'ordre sont occupées par ailleurs ?... L.Ventriloque