HOME FOR CHRISTMAS - 2010

Titre VF HOME FOR CHRISTMAS
Titre VO Hjem til jul
Autres titres VF NOËL SOUS L'AURORE BOREALE
Année de réalisation 2010
Nationalité Norvège
Durée 1h25
Genre COMEDIE DRAMATIQUE
Notation 16
Date de sortie en France 08/12/2010
Thème(s)
Cinéma norvégien (ORIGINE)
Emigration et immigration (Autres pays)
Trains et gares (Autres pays)
Quart monde (Autres pays)
Accouchements
Astronomie et astronomes .....
3e âge (Cinéma norvégien)
Aurores boréales (tous pays confondus)
Conflit Croatie / Serbie / Bosnie
Noël et Réveillon (Cinéma norvégien)
Sniper / Tireur d'élite (tous pays confondus)
Réalisateur(s)
HAMER Bent
Chef(s) Opérateur(s)
ROSENLUND John Christian
Musique
KAADA John Erik
Renseignements complémentaires
Scénario : Ben Hamer
d'après le recueil de nouvelles :
"Only soft presents under the tree"
de Levi Henriksen .....
Distribution : Happiness Distribution

Visa d'exploitation : 127 887

Nota :

- Prix du Meilleur Scénario, San Sebastian 2010
Acteurs
BORUD ANDRESEN Nina
FAUSA Trond
BERISHA Arianit
CALMEYER Joachim
MOSLI Cecilie A.
NECEMER Igor
NORSTRÖM Tomas
OYEN Ingunn Beate
REMLOV Kai
SAHEIM Fridtjov
SAKOR Sarah Bintu
SLETTEBAKKEN Kristine Rui
SORENSEN Reidar
SOUKUP Nadja
HAUGEN SYDNESS Kyrre
ZANJANI Nina
Résumé

Prologue. Quelque part dans l'ancienne Yougoslavie en charpie et en guerre,
le soir de Noël, un petit garçon quitte subrepticement la surveillance de sa mère, se glissant hors de l'immeuble en ruines qui leur sert de précaire refuge, pour aller couper un petit sapin festif, dans le complexe industriel voisin. La mère affolée part à sa recherche, consciente du mortel danger qui guette son enfant. Elle finit par le retrouver. Un sniper en cagoule vient de les accrocher dans sa lunette de visée...


Sur une enneigée et déserte route forestière de Norvège, un jeune couple égaré, d'origine kosovar, dont la voiture est tombée en panne. Elle est enceinte, proche d'un accouchement imminent et dramatique au vu des rigoureuses et climatiques circonstances. Ils vont se trouver un abri provisoire dans une maison isolée, hâtivement fracturée, par nécessité et perdition absolues. L'homme s'en va quérir de l'aide dans la grisaille et l'incertitude d'une glaciale nuit de Noël, rejoint par un médecin de garde, appelé depuis une lointaine cabine téléphonique. D'abord sous la menace, puis sous l'évidence d'une situation poignante, il demande au praticien de le suivre auprès de son épouse. Bouleversé par l'heureux événement et la tragique situation du couple, transfiguré par leurs soudaines et intenses proximités humaines, (toute cette merveilleuse émotion, impalpable et fugace qui confère à rapprocher indéfiniment les gens, encore et toujours, par delà les douleurs, les trahisons et les frontières), notre compatissant disciple d'Esculape leur laissera sa propre voiture, pour repartir vers la Suède proche, à la rencontre de quelques parents éloignés...

Chassé d'un train dont il n'avait pas les moyens de se payer le billet du trajet, un homme au bout du rouleau et de la fatigue, de retour dans sa contrée, après des années d'errance et d'absence, rencontre d'une façon inopinée, en voulant pénétrer dans un camion en stationnement, à la pendable recherche de quelque menue monnaie, afin de poursuivre sa route vers chez lui, un ancien amour de jeunesse qui vit aujourd'hui dans un confortable mobile-home, de la vente hivernale de sapins divers et variés importés du Danemark ou de Finlande. Pour l'homme désabusé et taciturne, un repas chaud, une douche revigorante, un affable rasoir, quelques vêtements propres, de quoi passer une inoubliable et dernière nuit de Noël, avant de mourir apaisé, dans un ultime compartiment de train, non loin de son village et de ses enfants qu'il ne reverra plus...

Paul est fort malheureux et plutôt désemparé de ne pas voir ses enfants lors de la rituelle soirée de Noël et pour lesquels il avait préparé quelques superbes cadeaux bienvenus. En effet, sa femme s'est entichée d'un autre homme avec lequel elle semble vivre désormais. Poussé par un irrésistible amour paternel, il se rend à son ancienne demeure, épiant, hagard et confus, une joie désormais interdite, avec dans sa tête une machiavélique et fort stratégique idée qui prend forme et consistance. En effet, traditionnellement, au moment convenu, le père de famille s'éclipsait discrètement dans la vieille grange mitoyenne, pour aller se déguiser en Père-Noël. A l'heure fatidique, l'amant insouciant, prêt pour assumer le rôle dévolu, se fera chloroformé, puis assommé d'un coup de pelle vengeur, permettant ainsi à notre infortuné héros de revoir et de serrer dans ses bras ses enfants, affublé du facétieux et symbolique déguisement.

Le petit Thomas vit fort mal ces festivités familiales de fin d'année et trouvera facilement un moyen et l'autorisation de se lever et de sortir du cadre étriqué de l'événement qui a encore ramené plein de monde à la maison. Dehors, il croise Binto, une sympathique jeune fille noire, habitant le quartier, à deux pas de son immeuble, élève dans le même établissement scolaire que lui, une classe au-dessus de la sienne, qui l'invite à venir passer quelques moments dans sa famille musulmane pour qui la journée du 24 décembre n'a aucune signification religieuse idoine pour festoyer ou se recueillir. Et c'est sur le toit du bâtiment, où la demoiselle a installé une puissante lunette d'astronome, que Thomas passera une soirée de Noël inoubliable, dans les étoiles, et avec comme précieuse offrande, un premier baiser prometteur...

Nuit de Noël. Une femme d'âge mûr attend nerveusement l'arrivée de son amant, peaufinant sans cesse son accueillant intérieur qui ne semble exister que pour l'aimable et désirée visite amoureuse. Pour elle, cette soirée s'annonce comme particulièrement importante et plutôt unique, avec la troublante promesse de son bien-aimé, un homme marié, père de deux enfants, de quitter son foyer et de vivre avec elle. Retrouvailles et torride fornication. Mais en fin de soirée, l'homme s'apprête à partir, pour retourner chez les siens, dans l'impossibilité d'abandonner définitivement ses adorables rejetons. Déception et rage de la maîtresse répudiée qui va, dans un mouvement de colère et de fierté mélangées, s'asseoir, bravache et provocante, lors de l'incontournable messe de minuit, à coté du couple et de ses deux enfants...

Un homme chétif et silencieux, plein de courbatures et de vieillesse, tente vainement de descendre un lit depuis le premier étage jusqu'au rez-de-chaussée de sa vieille maison, par un escalier visiblement trop étroit. Son étrange et harassante activité lui occasionnera même un subreptice saignement de nez et ne pourra être mené à bien qu'après avoir démonté l'encombrant meuble, en quelques parties moins volumineuses. Puis il donne quelques énigmatiques coups de téléphone, avec toujours le même mystérieux message, "qu'il a enfin tout préparé". Peu de temps après, quelques individus de son âge, s'en viennent aider à descendre de l'étage, la femme de Simon, paralysée, afin qu'elle puisse, en ce soir de Noël, passer la veillée avec son époux, comme avant, devant le traditionnel sapin, dans leur accueillant salon...

Epilogue. Le sniper, après bien des hésitations, n'a pas tiré et le jeune couple en direction de la Suède, avec leur enfant nouveau-né, vient d'arrêter leur voiture en bordure de route, tous deux émerveillés par une magnifique aurore boréale qui s'animent devant leurs yeux éblouis et rassérénés...

>>> Bent Hamer qui nous avait habitué à des personnages hautement déjantés, aux déambulations farfelues et aux desseins imperceptiblement extravagants, nous gratifie ici d'un étonnant et superbe film choral, avec des protagonistes d'une délicate et foisonnante humanité, à fleur de peau et d'émotion, des êtres en chair, en os et en amour qui n'en peuvent plus de donner et de recevoir. Il est à noter l'extrême ingéniosité du récit et l'exceptionnelle qualité du montage qui imbrique avec finesse et doigté les différents récits, pour notre plus grand bonheur de spectateurs subjugués...
© Cinéfiches.com (Jean-Claude Fischer)

Bibliographie
Critiques (Public)
Noël approche à grands pas neigeux, avec ses guirlandes bigarrées et son sempiternel message de paix et de fraternité. C’est avec un ravissement étonné, que la petite fille qui dort en moi, a regardé ce film norvégien d’une simplicité déconcertante et d’une élégante construction en boucles concentriques où se love et se dessine l’amour et la compassion. Ne soyez pas offusqué ou dérangé par les larmes qui pourraient venir à vos yeux à la vision de cette œuvre émouvante au possible qui à nouveau donne au cinéma son meilleur rôle, celui de faire ressentir, d’échanger, de partager. Merci de m’avoir signalé ce film rare et nécessaire, je sais, avec le temps qui passe et ne revient pas, que vos critiques me deviennent de plus en plus indispensables et précieuses. Amandine qui (vous) taquine