BALADA TRISTE - 2010

Titre VF BALADA TRISTE
Titre VO Balada triste de trompeta
Année de réalisation 2010
Nationalité Espagne
Durée 1h47
Genre DRAME
Notation 15
Date de sortie en France 22/06/2011
Thème(s)
Cinéma espagnol (ORIGINE)
Clowns (tous pays confondus)
Cirque (Cinéma espagnol)
Guerre d'Espagne
Chasse
Borgnes (tous pays confondus)
Feux d'artifice (tous pays confondus)
Fêtes foraines et parcs d'attractions (Cinéma espagnol)
Vétérinaires (tous pays confondus)
Hommes des bois
Juke-boxes (tous pays confondus)
Trampoline (tous pays confondus)
Folies, démences et autres dérangements de l'esprit (Cinéma espagnol)
Ambulances (tous pays confondus)
Lions, lionnes...
Prisons (Cinéma espagnol)
Enucléation (tous pays confondus)
Eléphants
Chiens (Cinéma espagnol)
Nanisme
Musées
Barbe à papa (tous pays confondus)
Milieu médical (Cinéma espagnol)
Rêves et cauchemars (Cinéma espagnol)
Egouts
Rocket man (tous pays confondus)
Réalisateur(s)
DE LA IGLESIA Alex
Chef(s) Opérateur(s)
DE LA RICA Kiko
Musique
BANOS Roque
Renseignements complémentaires
Scénario : Alex de la Iglesia
Distribution : SND

Visa d'exploitation : 124 469
Acteurs
ARECES Carlos
DE LA TORRE Antonio
BANG Carolina
TALLAFE Manuel
TEJERIAS Alejandro
TEJADA Manuel
OLAYO Gracia
GRACIA Sancho
SAGARZAZU Paco
SEGURA Santiago
GUILLEN CUERVO Fernando
FOFITO
VIADAS Juan
ACERO Angel
SANCHEZ CALVO David
CLIMENT Joaquin
CORDERO Juana
VILLEN Enrique
CERVINO José Manuel
MONTALVO Isidro
PEREA Fran
BOTET Javier
VALDENEBRO Luz
ORMAEXTE Josu
BENGOETXEA Joxean
BARBERO Chusa
SOTO Fernando
ROMERO Merche
TORRES Anita
AREVALO Raul
CLEMENTE Jorge
PAVEZ Terele
VARELA Luis
VIDAL Ignasi
CALDERON Diego
ESTRELLA Alexander
CHINARRO Fernando
Résumé

1937 : les artistes d'un cirque ambulant sont enrôlés de force par les troupes républicaines en lutte durant la fratricide guerre d'Espagne contre les armées du général Franco. Le clown du groupe de saltimbanques est arrêté et affecté, comme des centaines d'autres prisonniers politiques, à la construction d'un gigantesque monument baptisé Valle de los Caidos, érigé à la mémoire des nationalistes tombés durant les combats. Son fils Javier, à peine adolescent, y organise un attentat dans lequel le général Salcedo perd un oeil...

1973 : à son tour, le garçon, désormais devenu un rondouillard adulte, a repris le métier paternel, incarnant le rôle du clown triste, partenaire obligé et faire-valoir permanent d'un autre Auguste, interprété par le caractériel et violent Sergio, qui pour d'anonymes velléités, cogne sur tout ceux qui s'opposent ou lui déplaisent à l'occasion, plus spécifiquement sur son épouse Natalia, une séduisante trapéziste qui ne laisse guère indifférent le placide Javier. Un nouvel accès de brutalité qui amoche copieusement la belle et renvoie Javier, qui avait tenté de la défendre, à l'hôpital, sera le déclencheur d'une terrible vengeance, à coups de croc de boucher et le début d'une mortifère plongée dans la vengeance et dans la folie...

>>> Une œuvre hispanique foisonnante, hybride et grotesque, d'une singulière originalité débridée qui dénote avant tout d'un exceptionnel amour du cinéma et d'une sensibilité exacerbée perceptible dans quelques envolées paroxysmiques, souvent d'une déchirante noirceur excessive et douloureuse...
© Cinéfiches.com (Jean-Claude Fischer)

Bibliographie
- Fiche de Monsieur Cinéma
- Annuel du Cinéma 2012
- Mad Movies numéro 242
Critiques (Public)
10/20 : Présenté au 21ème festival espagnol en 2011 à Nantes. Pour ceux que rien n'inquiète ou qui raffolent d'action façon western et d'un humour noir saturé, à deux doigts de se griller la cervelle. Très très grosses ficelles en cascade, salves musicales rappelant l'envoi des pubs en avant-programme au cinéma. Il faut aimer ou en être assez imbibé pour ne plus en faire cas. J'admets quelques fulgurances côté dialogues et une bonne entrée en matière entre les deux personnages en parfait contraste. Techniquement, c'est du haut de gamme rappelant par moments la mégalomanie de Welles. Du boulot pour agencer tout ça, aucun doute. Instillé dans un film à l'intrigue plus étoffée, ce serait divin. Nul doute que le clown triste avec flingue s'avère une excellente variante du clown meurtrier de Stephen King. On est en déroute, ça accroche. Possible aussi d'être happé par tout le visuel, ces savants maquillages de gueules cassées. Un discours hara-kiri qui peut prendre si on aime l'action et le rire premier degré. Ou faire qu'on quitte la salle à une demi-heure de la fin, ulcéré de cette frénésie de galopin exhibitionniste (bien davantage qu'historien !)... Heureux ceux qui peuvent, pendant deux heures de violence virant au cauchemar rire de deux clowns s'étripant pour un clone féminin. Pas une seconde de romantisme pour adoucir mais une foire permanente ! L.Ventriloque