SIBERIE MONAMOUR - 2010

Titre VF SIBERIE MONAMOUR
Titre VO Siberia Monamour
Année de réalisation 2010
Nationalité Russie
Durée 1h41
Genre DRAME
Notation 15
Date de sortie en France 27/04/2011
Thème(s)
Prostitution (Autres pays)
Cinéma russe (ORIGINE)
Chiens (Autres pays)
Armée (Cinéma soviétique et russe)
Puits (tous pays confondus)
Alcoolisme et autres beuveries (Cinéma soviétique et russe)
Réalisateur(s)
ROSS Slava
Chef(s) Opérateur(s)
RAJSKY Yuri
Musique
GAINULLIN Aidar
Renseignements complémentaires
Scénario : Slava Ross
Distribution : EuropaCorp Distribution

Visa d'exploitation : 129 481
Acteurs
BAIRASHEVSKAY Lidiya
KOZAK Nikolai
NOVIKOV Sergey
OLEYNIK Sonya
PROTSKO Mikhail
PUSKEPALIS Sergei
YEMELYANOV Maxim
ZAITCHENKO Piotr
ROSS Sonia
GOUMIROV Ioury
SHULZ Marianna
TSEPOV Sergei
LAUTSINCH Youris
KOVALEV Vyacheslav
KOUZMINA Olga
SKOURIKHINA Sofia
SKOURIKHINA Stéfania
Résumé

C'est dans l'immensité sibérienne de la taïga, à l'orée d'un minuscule hameau en déshérence et décrépitude, lieu-dit Monamour, que le petit Lyochka vit avec son dévot de grand-père prénommé Vanya, en attendant l'improbable retour de son paternel, mystérieusement disparu depuis des semaines. Son seul compagnon est un splendide chien sauvage, baptisé Krok, qui semble l'avoir pris en amitié, alors même qu'une horde de dangereux canidés affamés sillonne la région, guère moins hargneux et prédateurs que certains voleurs sans scrupules en constantes et sordides vadrouille et maraude. Cet inquiétant isolement, au seuil de l'hiver, jusqu'à présent allégé par le passage plus ou moins régulier du brave oncle Iouri avec ses indispensables victuailles, nécessite de prendre d'urgentes dispositions d'accommodation et de survie. Parallèlement, un capitaine de l'armée russe, accompagné par un jeune bleu qui lui sert de chauffeur et de larbin, en route pour la ville proche, à la recherche d'une jeune prostituée pour son commandant en chef, vient de se perdre avec son véhicule dans cette monotone infinitude forestière. Quelques destins qui vont se croiser, dans la douleur et la perdition, pour aussi imposer, en final et en choral, une nouvelle fois, cette profonde et indispensable confiance dans la grandeur et la générosité de la nature humaine...

>>> Même si l'ensemble de la scénographie transpire avec entêtement et lourdeur des tonnes de sentiments contradictoires et opposés, avec une propension indéniable au pathos insistant et rallongé, que bien des scènes et des séquences mériteraient d'être largement écourtées pour affiner une dramaturgie sans cesse avivée, avinée, on ne peut que saluer cette bigarrée et touffue production russe pour son bienvenu acharnement à nous faire partager une kyrielle de sentiments divers et variés...
© Cinéfiches.com (Jean-Claude Fischer)

Bibliographie
Critiques (Public)
19/20 : Vu cette splendeur à Nantes en avant-première russe du 17 avril 2011... Slava Ross contourne la censure pour crier les maux de la Sibérie profonde. Avec une maîtrise parfaite de la mise en scène, du son (ces bruitages musicaux) et des prises de vue à couper le souffle. En plus d'une morale curieusement universelle et d'un brin de poésie. Bien que le film débute par des images crues et demeure alerte, pas du tout gnangnan, Monamour étant un lieu, on peut déplorer que ça ressemble à un conte pour la jeunesse (l'enfant incarnant la pureté, les chiens rappelant les loups, le puits symbolique quelque mauvais sort jeté. Fausse naïveté car on trouve dans le dénuement décrit, à la différence du beau mais misérabiliste "Winter's Bone" (auquel il est permis de songer), le tempérament qui permet de rebondir sur le malheur. Aucune demi-mesure... Les durs n'ont qu'à bien se tenir, les femmes se rebiffent, l'enfant lassé d'attendre son père fantôme joue sa vie. Un regard plein de perspicacité pour une histoire rude mais dont on sort gonflé à bloc ! L.Ventriloque