ETUDES SUR PARIS - 1928

Titre VF ETUDES SUR PARIS
Titre VO
Année de réalisation 1928
Nationalité France
Durée 1h20
Genre DOCUMENTAIRE
Notation 17
Date de sortie en France
Thème(s)
Bains et piscines (tous pays confondus)
Documentaires (Cinéma français)
Peniches
Hydravions .....
Coiffeurs et barbiers ...
Tour Eiffel (tous pays confondus)
Tramways
Balançoires (tous pays confondus)
Trains et gares (Cinéma français)
Side-car (tous pays confondus)
Cerfs-volants .....
Fêtes foraines et parcs d'attractions (Cinéma français)
Arc de Triomphe (Paris) (tous pays confondus)
Boulogne ( Bois de)
Métro (Cinéma français)
Peintres, peinture et tableaux (Cinéma français)
Bouquinistes (tous pays confondus)
Réalisateur(s)
SAUVAGE André
Chef(s) Opérateur(s)
SAUVAGE André
Musique
SOSIN Donald
Renseignements complémentaires
Scénario : André Sauvage
Distribution DVD : Carlotta Films

Nota : deux accompagnements musicaux sont possibles : soit celui de Jeff Mills, soit celui du quatuor prima vista .....

En suppléments :

- "La traversée du Grépon" (rushes) : André Sauvage et ses compagnons partent à l'assaut
de l'aiguille du Grépon, dans les Alpes" (7 minutes) .....

- "Portrait de la Grèce( (coupes) : Un périple dans la Grèce des années 20, des ruines de la Grèce antique
jusqu'aux îles de la mer Egée" (30 minutes) .....

- "Edouard Goerg à Cely" : Une visite de la famille Sauvage au peintre et graveur Edouard Goerg (1893-1969)
donne lien à un petit récit fictionnel (15 minutes) .....

- "Essais sonores" d'André Sauvage pour le court métrage : "Pivoine déménage" (1 minute) .....

- "Pivoine déménage" (17 minutes)

- "Film de famille" : les Sauvage, rue du Pré aux clercs" (3 minutes) .....
Acteurs
Résumé

Une armada de péniches sagement alignées le long des berges, quelquefois en double file ou triple rangée, avec de temps à autre, en intrus faussement menu et fragile, fier de sa ténébreuse puissance, un remorqueur un peu esseulé et servile. Péniches plates, oblongues, pesantes, chargées ou vides, des lourdeurs de vieilles demoiselles chevronnées, des lieux de vie et de travail, surtout. Et puis, mystérieux et saugrenu, un hydravion en pénible décollage, sur un bout de canal élargi. Mais aussi des ponts, métalliques, en pierre, en bois, en enfilade qui saluent en s'arc-boutant aux passages des bateliers, devant lesquelles s'ouvrent grandes et régulatrices les inévitables écluses qui tempèrent les sautes d'humeur du cours d'eau. Hautaines et crâneuses, des grues promènent leurs cargaisons d'une sombre cale vers un accueillant ponton, déversent, saupoudrent, libèrent. Près de l'île Saint-Denis, d'arrogantes cheminées d'usine, d'une douteuse propreté de façade, pointent vers le ciel leurs incessants panaches noirs, en permanente rivalité avec de menaçants cumulonimbus. Des écluses du Pont de Flandre au bassin de La Villette, deux chevaux harassés et penauds traînent une péniche rétive qui bientôt sera dégagée de ses sacs de chaux, de terreau, de charbon, entre un amoncellement de briques en hâte d'édification. Un dernier salut aux énergiques lavandières et à quelques pêcheurs philosophes et paresseux et déjà nous voilà dans la partie souterraine du Canal Saint Martin, tributaire de la sage servilité d'un remorqueur toueur, en constante navette d'un bout à l'autre de l'obscur chenal. Lentement une impression de vie et d'animation qui se fait sentir, lorsque les flots côtoient un marché parisien, quelques étalages de bouquinistes affairés et sur la berge, un peintre du dimanche, en apesanteur de la vie qui grouille et grenouille aux alentours. On quitte définitivement notre vagabondage fluvial pour aborder plain-pied et de plein choc, la grande cité tentaculaire et protéiforme. Une vertigineuse montée sur la Tour Eiffel ; une incursion autour de la Porte de Versailles où piaffe d'énergie et de ruades, un trépidant marché aux chevaux ; puis le réjouissant quartier de Montmartre, ses cinémas, ses manèges, ses bavardes colonnes Morris et ses incessants livreurs qui font concurrence au calme verdoyant des jardins publics et des amènes balançoires pour enfants du secteur de Saint-Germain. Enchaînements de lieux variés et connus, de l'Opéra majestueux à la célèbre rue Lepic, de flâneries en curiosités aux devantures des magasins de mode en passant aux étals des fleuristes de la Madeleine. Montmartre la majestueuse, la paisible île Saint-Louis, le distingué Quai d'Anjou, l'inoubliable île de la Cité et l'incontournable Notre-Dame avec ses griffons de pierre, ses dragons de légende et ses gorgones en gargouilles. Sans oublier la remarquable Place Dauphine, l'engageant Parc Montsouris, la prévenante Porte de Bicêtre et l'animée piscine des Tourelles. Pour terminer avec le mythique Bois de Boulogne, la royale place du Châtelet, l'illustre Panthéon et les salvateurs jardins du Luxembourg...

>>> Une première partie liquide et limpide d'une merveilleuse poésie visuelle, au gré des flots et des vagues de l'élément fluide intensément présent dans la topographie parisienne, canaux multiples, ondoyantes dérivations et discrets bassins de rétention, et l'olympien parcours fluvial de la Seine, complétée par une vision terrestre de l'environnement quotidien, plus citadine, moins romantique, plus convenue...
© Cinéfiches.com (Jean-Claude Fischer)

Bibliographie
- Fiche de Monsieur Cinéma
Critiques (Public)