LES BETES DU SUD SAUVAGE - 2011

Titre VF LES BETES DU SUD SAUVAGE
Titre VO Beasts of the southern wild
Année de réalisation 2011
Nationalité Etats-Unis
Durée 1h33
Genre COMEDIE DRAMATIQUE
Notation 17
Date de sortie en France 12/12/2012
Thème(s)
Marécages et autres bayous .....
Enfance (Cinéma américain)
Porcs / cochons
Feux d'artifice (tous pays confondus)
Milieu scolaire (Cinéma américain)
Relations entre père et fille(s) (Cinéma américain)
Alcoolisme et autres beuveries (Cinéma américain)
Chiens (Cinéma américain)
Basse-cour (Coqs, poules et autres gallinacés) .....
Inondations
Pêche et pêcheurs (Cinéma américain)
Crocodiles (tous pays confondus)
Barques, pirogues, chaloupes et autres canots .....
Bateaux ( Hors-bords) (tous pays confondus)
Hélicoptères (tous pays confondus)
Milieu médical (Cinéma américain)
Autobus et autocars
Bras de fer (tous pays confondus)
Prostitution (Cinéma américain)
Radeaux (tous pays confondus)
Réalisateur(s)
ZEITLIN Benh
Chef(s) Opérateur(s)
RICHARDSON Ben
Musique
ZEITLIN Benh ROMER Dan
Renseignements complémentaires
Scénario : Benh Zeitlin
et Lucy Alibar .....
Distribution : ARP Sélection

Visa d'exploitation : 134 966

Nota :

- Grand Prix, Sundance 2012

- Caméra d'Or, Cannes 2012
Acteurs
WALLIS Quvenzhané
HENRY Dwight
EASTERLY Levy
LANDES Lowell
HARPER Pamela
MONTANA Gina
HENRY Amber
ALEXANDER Jonshel
CLARK Nicholas
BROWN Joseph
COLEMAN Henry D.
BROWER Kaliana
LAWRENCE Philip
HOLBY Hannah
MOORE Jimmy Lee
HATHAWAY Jovan
HARRIS Kendra
FRANCIS Roxanna
OLIVER Jay
Résumé

Petite tornade noire, haute comme trois pommes, mue par une incontrôlable énergie de sauvageonne fougueuse et frondeuse, la sémillante Hushpuppy, âgée de six ans, vit au milieu d'un vaste bayou de la Louisiane, avec son père Wink, malade du coeur et de la bouteille, dans une folklorique et chaleureuse communauté de laissés-pour-compte et autres oubliés de la mondialisation. Considérée par son paternel comme un débrouillard garçon manqué, regard mutin et culotte courte, la gamine acquiert des savoirs élastiques et basiques, comment allumer rapidement la vieille gazinière, attraper prestement un poisson-chat, dépiauter, main nue et coeur à l'ouvrage, un crabe réticent ou bien naviguer avec une faramineuse embarcation faite de bric et de broc, à travers les méandres des bras morts du delta. Son passe-temps favori, intime et secret, est d'écouter battre le coeur des êtres vivants qui l'entourent, leur murmurer des secrets dans l'oreille, comme un miraculeux échange de signes et de complicité, dans ce discret paradis, loin du monde hostile, derrière les massives digues, qui voudrait les chasser à tout jamais de leur harmonieux environnement. L'occasion va se présenter par l'arrivée d'une imminente tempête dévastatrice, avec ses apocalyptiques bourrasques, précédée d'un déferlement d'aurochs monstrueux venus du fin fond des âges et des peurs qu'il faudra affronter du regard et faire fuir, au loin, très loin du Bassin et de ses habitants en mortel danger...

>>> D'une saisissante et troublante beauté qui envoûte et chavire en permanence, s'imprimant dans un paganisme primitif et barbare (feux d'artifice, herbes médicamenteuses, crémation) sur fond biblique d'arche salvatrice, avec la magie sans borne et sans fin de l'enfance, une oeuvre inoubliable, aux lancinantes et fugaces inflexions immémoriales et légendaires, qui redonne espoir et courage, durablement...
© Cinéfiches.com (Jean-Claude Fischer)

Bibliographie
- Positif numéro 622
- Libération du 12 décembre 2012
- Cahiers du Cinéma numéro 684
- Fiche de Monsieur Cinéma
- Mad Movies numéro 258
Critiques (Public)
17,5/20 : Etrange atmosphère entre foutraque et fantastique. Quelques inégalités de régime sauvées par la magie des derniers plans... Possible d'être dérouté d'entrée de jeu par l'apparence brouillonne... On oscille entre "Uncle Boonmee celui qui se souvient de ses vies antérieures" et l'éprouvant "Three Sisters" chinois pour l'atrocité du cadre. Un hommage aux oubliés des catastrophes naturelles, à ceux qui connaissent le retrait progressif de la terre sous les pieds. La terreur des tempêtes, l'obligation d'habiter sur l'eau dans des embarcations de bric et de broc, la hantise d'être parqué dans des enclos aseptisés... On est saisi par ces vaisseaux de fin du monde, bouleversé de l'entêtement à refuser les secours afin de rester là où jeta la naissance. D'un côté c'est merveilleux parce qu'on voyage ferme, que les troupeaux d'aurochs captivent... et que la bande-son entraîne comme une courroie (somptueux accords !). De l'autre, c'est désespérant... Sans cesse la caméra se pose sur la petite fille, incarnant à elle seule la jeunesse qui fait face au pire. Visage et silhouette d'une douceur infinie comparée à la rudesse des échanges...Toujours lutter, casser ce qui reste pour se défouler malgré l'envie d'être prise dans les bras. Il se glisse des minutes veloutées entre père et fille, la caméra en champ contre-champ livre leurs regards, interdit de pleurer, mon oeil... L.Ventriloque

Un retour à la nature en quête d'autonomie malgré la misère. C'est bien triste et même pas désespérant, tant l'espoir semble incongru dans ce monde. En tout cas ces Noé des temps modernes assument leur ivrognerie et le fait de faire entrer les animaux dans leurs arches non pas pour les sauver mais pour les bouffer en attendant, qui sait quand même, que ça aille mieux.