PARADIS : AMOUR - 2012

Titre VF PARADIS : AMOUR
Titre VO Paradies : Liebe
Année de réalisation 2012
Nationalité Autriche / Allemagne / France
Durée 2h00
Genre COMEDIE DRAMATIQUE
Notation 17
Date de sortie en France 09/01/2013
Thème(s)
Handicapés mentaux (tous pays confondus)
Bains et piscines (tous pays confondus)
Singes (Autres pays)
Cinéma autrichien (ORIGINE)
Prostitution (Cinéma autrichien)
Gigolos (tous pays confondus)
Fêtes foraines et parcs d'attractions (Autres pays)
Autobus et autocars (tous pays confondus)
Lance-pierres et autres frondes (tous pays confondus)
Photos et photographes (Autres pays)
Racisme (Cinéma autrichien)
Drogue -consommation- (Autres pays)
Crocodiles (tous pays confondus)
Milieu scolaire (Cinéma autrichien)
Autos-tamponneuses (tous pays confondus)
Réalisateur(s)
SEIDL Ulrich
Chef(s) Opérateur(s)
THALER Wolfgang LACHMAN Edward
Musique
Renseignements complémentaires
Scénario : Ulrich Seidl
et Veronika Franz .....
Distribution : Happiness Distribution

Visa d'exploitation : 125 633
Acteurs
TIESEL Margarete
KAZUNGU Peter
MAUX Inge
SOWINETZ Dunja
BRUGAT Helen
MWARUA Gabriel
MKUTANO Carlos
Résumé

Rondelette quinquagénaire travaillant dans le milieu associatif des handicapés mentaux, Teresa vient de confier sa fille et son chat à sa soeur, afin de partir quelques jours en vacances au Kenya, dans un relaxant club de vacances. Accueillie en fanfare et en fête à sa descente d'avion avec quelques autres estivants, essentiellement féminins, après un bref trajet en autobus climatisé et quelques rudiments de swalihi en préambule, notre pâle touriste va faire connaissance avec son appartement, sa spacieuse terrasse et quelques singes aventureux, curieux et gloutons. Rapidement elle sympathise avec une compatriote qui la met au parfum de certains us et coutumes des lieux, insistant, avec vulgarité et suffisance, sur l'odeur particulièrement relevé de la peau des "nègres" et le meilleur moyen de prospecter auprès de la gent masculine locale, en se promenant tout simplement le long de Flamingo Beach. Après quelques hésitations, Teresa se laisse courtiser par un séduisant autochtone, mais rapidement débordée par la situation, s'échappe de toute proximité physique, incapable d'assumer la relation. Avec le second, le fringant Munga, notre grassouillette Autrichienne a perdu ses pudeurs physiques et ses retenues sexuelles. De plus en plus exigeante, notre tenace rombière réclame aussi à son étalon, des sentiments, de la tendresse, de "regarder dans son coeur". Alors que ce dernier lui réclame de l'argent pour sa soeur abandonnée par son mari, pour l'institutrice du village, le papa malade, l'enfant qui a besoin de soins, etc... Quelques jours plus tard, découvrant que la soeur est en faite son épouse, elle roue de coups son amant et s'en choisit un troisième, un certain Salama qui lui fera part, ultérieurement, du grave accident en moto de son frangin, nécessitant d'urgents et couteux soins hospitaliers. De plus en plus exaspérée par ces rapports sans cesse indirectement tarifés, elle aura le plaisir, le jour de son anniversaire, de se voir offrir par quelques copines salaces du fameux camp de vacances, un beau Noir, à partager in fine ensemble...

>>> Qui connaît la propension du réalisateur à filmer dans les coins et recoins sombres de notre humanité, pointer les sournoises opacités relationnelles et les obscures béances de la personnalité, ne sera guère étonné par l'acidité révulsive de ses propos et de ses images. Sans cesse, avec insistance et méthode, le spectateur est confronté à ses propres fantômes, à travers cette incroyable balade nauséeuse, déprimante et pitoyable d'où émergent à la fois une amère sensation de désolation et un grand rire moqueur devant la colossale bêtise et la rouerie environnante...
© Cinéfiches.com (Jean-Claude Fischer)

Bibliographie
- Libération du 09 et du 19 janvier 2013
- Positif numéro 623
- Le Canard Enchaîné du 09 janvier 2013
Critiques (Public)