BLANCANIEVES - 2012

Titre VF BLANCANIEVES
Titre VO Blancanieves
Année de réalisation 2012
Nationalité Espagne / France
Durée 1h44
Genre DRAME
Notation 15
Date de sortie en France 23/01/2013
Thème(s)
Cinéma espagnol (ORIGINE)
Nanisme
Amnésie (Cinéma espagnol)
Tauromachie
Grimm (les frères Jacob et Wilhelm)
Milieu médical (Cinéma espagnol)
Accouchements
Chauffeurs (de maître) (tous pays confondus)
Basse-cour (Coqs, poules et autres gallinacés) .....
Handicapés moteurs (Cinéma espagnol)
Sadomasochisme
Peintres, peinture et tableaux (Cinéma espagnol)
Chasse
Photos et photographes (Cinéma espagnol)
Enfance (Cinéma espagnol)
Adolescence (Cinéma espagnol)
Borgnes (tous pays confondus)
Feux d'artifice (tous pays confondus)
Analphabétisme
Ballons, montgolfières et autres dirigeables...
Poisons (Cinéma espagnol)
Jeux (colin-maillard)
Réalisateur(s)
BERGER Pablo
Chef(s) Opérateur(s)
DE LA RICA Kiko
Musique
DE VILALLONGA Alfonso
Renseignements complémentaires
Scénario : Pablo Berger
Distribution : Rezo Films

Visa d'exploitation : 126 628

Nota :

- Prix Spécial du Jury et Prix de la Meilleure Actrice, San Sébastian 2012 .....
Acteurs
VERDU Maribel
GIMENEZ CACHO Daniel
MOLINA Angela
PONCE Pere
GARCIA Macarena
ORIA Sofia
POU Josep Maria
CUESTA Inma
BAREA Ramon
BELLOCH Carmen
CASTILLEJOS Manel
CASTRO Itziar
FERRER Pep
GAVIRA Emilio
LASARTE Carlos
MATEOS Ignacio
SEGARRA Carmen
VALL Pere
Résumé

Séville dans les années 1920. Une foule en liesse et en frissons attend impatiemment l'entrée dans l'arène du célèbre matador Antonio Villalta qui doit toréer pas moins de six superbes taureaux dont le dernier, baptisé Lucifer, l'enverra in vitam aeternam dans les bras d'acier d'un misérable fauteuil roulant, paraplégique et malheureux. Et comme un désastre ne vient jamais seul, son épouse, la célèbre chanteuse d'opéra Carmen de Triana, meurt en accouchant d'une petite fille prénommée Carmencita qui sera confiée à son adorable grand-mère. Quelques années plus tard, lorsque cette dernière décède, l'enfant sera confiée à la nouvelle épouse de son père, l'odieuse Encarna, une ancienne infirmière qui aura intrigué, tant et plus, durant le lent rétablissement physique et psychique de Villalta, afin de convoler avec ce dernier. Commence un long et lent calvaire pour la gamine qui sera exploitée quotidiennement, traitée comme la dernière des servantes. Après avoir enfin pu revoir son père cloîtré au premier étage d'une immense bâtisse, durant de discrets rendez-vous à l'insu de l'odieuse marâtre, durant lesquels sont géniteur lui apprendra l'art de la muleta, de meilleurs jours semblent se préciser pour Carmencita, hélas endeuillés par le meurtre de son paternel, précipité dans l'escalier et sa propre tentative d'assassinat, dans un profond sous-bois, par étranglement et noyade, qui la rendra en grande partie amnésique. Laissée pour morte, elle sera recueillie par une troupe d'acteurs nains qui de ville en ville, présente un spectacle parodique de tauromachie...               
                        
>>> Entièrement muette et tournée en noir et blanc, cette flamboyante production hispanique empruntée à un conte fantastique allemand (Schneewittchen), écrits par les frères Grimm, nous laisse une solide impression d'aisance, de matois savoir-faire et d'évidente maîtrise technique qui dépassent le simple exercice de style réussie et la mise en images sublimées d'un classique de la littérature enfantine...
© Cinéfiches.com (Jean-Claude Fischer)

Bibliographie
- Libération du 23 janvier 2013
- Positif numéro 624
- Fiche de Monsieur Cinéma
- Le Canard Enchaîné du 23 janvier 2013
Critiques (Public)
19/20 : Comme l'industrie cinématographique produit une quantité astronomique de films chaque année, rien n'oblige à rapprocher celui-ci de "The Artist" ni même à anticiper côté oscarisation 2013... Ce muet noir et blanc de 2012 librement adapté du conte de Grimm remanié par Perrault, peut embarquer par la seule force qui s'en dégage. D'emblée, le traitement s'avère ultra-sophistiqué sur des thèmes ultra-simples. Naissance/mort, servage/cupidité, paralysie/mobilité, normalité/nanisme.... En prime, la corrida burlesque et en contrepoint une fillette sexy flanquée de sa mascotte, un coq, il rend végétarien au moins sur le moment. Des grincements réguliers... Le principe de plaisir des années Vingt est néanmoins présent, la finesse, l'espièglerie. On se croit par instants chez les meilleurs muets de Lubitsch, ou chez Chaplin pour l'aspect moral. Les rationalistes regrettent que "ça parte dans tous les sens", les puristes sont affligés qu'on ait osé (quelle insolente liberté !) et les amateurs d'action pour l'action ont un avis mitigé... Le "point de vue de l'auteur" serait trop dilué au fil des séquences ?... Vrai que c'est tellement bien ficelé qu'on en reste... muet ! Marginalité et liberté se confondent et puis voilà... Etonnante dernière partie, le sursaut et cette larme d'impuissance ! Si l'expressivité des personnages en plus de la minutie picturale et sonore captivent, l'oeuvre rejoint la bande dessinée contemporaine, on se f... de tout le reste, seul importe le regard particulier de Pablo Berger sur les contes de notre jeunesse, j'en redemande ! L.Ventriloque