HEIMAT : CHRONIQUE D'UN REVE / L'EXODE - 2013

Titre VF HEIMAT : CHRONIQUE D'UN REVE / L'EXODE
Titre VO Die Andere Heimat
Année de réalisation 2013
Nationalité Allemagne
Durée 3h45
Genre DRAME HISTORIQUE
Notation 18
Date de sortie en France 23/10/2013
Thème(s)
Cinéma allemand (ORIGINE)
Milieu rural (Cinéma allemand) (est et ouest)
Préquels (tous pays confondus)
Tissage (tous pays confondus)
Représentant(e)s du culte (Cinéma allemand) (est et ouest)
Analphabétisme
Oiseaux
Mutité (Autres pays)
Suicide (Cinéma allemand) (est et ouest)
Bals et dancings (tous pays confondus)
Prisons (Cinéma allemand) (est et ouest)
Météorites et autres comètes .....
Tuberculose (tous pays confondus)
Mariage (Cinéma allemand) (est et ouest)
Cimetières (tous pays confondus)
Enterrements
Chorales
Postes et Télécommunications
Porcs / cochons
Emigration et immigration (Cinéma allemand) (est et ouest)
Journal intime (tous pays confondus)
Moulins et meuniers
Radeaux (tous pays confondus)
Milieu vinicole / Vendanges (tous pays confondus)
Forgerons (tous pays confondus)
Pied bot
Boiteux et claudication (tous pays confondus)
Réalisateur(s)
REITZ Edgar
Chef(s) Opérateur(s)
ROLL Gernot
Musique
RIESSLER Michael
Renseignements complémentaires
Scénario : Edgar Reitz
et Gert Heidenreich .....
Distribution : Les Films du Losange

Visas d'exploitation : 131 410 et 138 032

Nota :

Sous-titres VO et VF :

- "Chronik einer Sehnsucht"
- "Die Auswanderung"

- "Heimat 1, chronique d'un rêve" (1h47)
- "Heimat 2, l'exode" (2h08)
Acteurs
SCHNEIDER Jan Dieter
BILL Antonia
SCHEIDT Maximilian
BREUER Marita
KRIESE Rüdiger
LEMBECK Philine
FOUCHE Mélanie
ZEIDLER Eva
PHILIPP Barbara
LUSER Christoph
KÜHN Rainer (2)
KÜLZER Andreas
PERCEVAL Jeroen
KRAMER Benjamin
HERZOG Werner
EBERTH Nikolai
KESSLER Michael
PULLIG Christian
KAMMER Salome
Résumé

Première partie

1842. Dans le petit village rural de Schabbach, au fin fond du vaste district agricole du Hunsrück (Rheinland-Pfalz) les longues périodes de disette s'enchaînent depuis quelques années, conséquence de mauvaises récoltes, souvent sporadiques et faméliques, mais aussi d'une continuelle pression de l'état, des nantis et des propriétaires terriens qui imposent indûment un chapelet de taxes, péages, prélèvements et redevances diverses et variées, avec comme répercussion le départ de plus en plus fréquent de familles entières, dans un collectif mouvement d'émigration vers les Amériques. C'est pour cela d'ailleurs que le jeune Jakob Simon, fils du forgeron de la région et qui est un des seuls villageois à savoir lire, s'est mis à étudier le dialecte de quelques tribus amazoniennes, dans l'idée d'un départ, d'un monde nouveau, d'une nouvelle existence. Le retour de son frère Gustav qui a passé deux années dans les armées prussiennes, est accueilli avec joie et bénédiction par la famille de notre jeune érudit qui, devant l'incompréhension paternelle envers sa passion pour la lecture, quittera le village pour retrouver dans les environs de Coblence, sa soeur Léna, reniée pour avoir épousé un homme de confession luthérienne. Jakob retrouvera sa famille pour l'enterrement de son oncle et devra malheureusement accepter de voir sa petite amie Jettchen, se donner à son frère Gustav, lors de l'arrosée fête de la confiture qui verra notre pauvre garçon se faire embastiller pour avoir manifesté ouvertement son opposition aux insolentes prérogatives du baron local...

Seconde partie

Après ces quelques éphémères et clairsemés mouvements d'opposition populaire à la pression du pouvoir ancestral, la réaction des aristocrates privilégiés devient démesurée et hautement privative, avec une longue série d'interdictions qui vont de la simplette cueillette de baies ou de champignons, à l'interdiction totale de toute chasse ou même du simple ramassage de tourbe, voire de feuilles mortes. Jakob finalement libéré de sa geôle, acceptera les attentions de la pétulante Florinchen, une amie de longue date de la félonne Jettchen qui enceinte, a fini par se marier avec le solide Gustav qui en compagnie de son paternel s'est mis dans l'idée de fabriquer une machine à vapeur, alors que Jakob, lui, a décidé de travailler quelques temps avec Franz Olm, un ami de détention, orfèvre de métier. Les semaines passent et les dramatiques événements se succèdent, suicide du mutique beau-père, grave épidémie de diphtérie qui causera la mort de dizaines d'enfants de la région dont la propre fille de Gustav, à peine âgée de quelques mois, le poignant constat d'une gravissime tuberculose qui affecte la santé de la mère de Jakob. Bientôt la lancinante évidence devient solide certitude, il faut désormais quitter le pays, pour Porto Alegre, au bord d'un bateau affrété, en partance du port de Brême. Mais Jakob, le plus jeune, devra rester pour s'occuper des parents, comme le veut l'ancestrale tradition. Après des mois de silence et d'inquiétude, enfin une lettre qui fait part de la nouvelle existence de nos émigrants, apparemment plus sereine et plus apaisée...

>>> Une oeuvre magique d'une phénoménale intelligence qui allie avec efficacité et dextérité, le compte-rendu politique d'une époque, l'exposé en finesse de quelques individualités confrontés aux vicissitudes historiques, une remarquable maîtrise scénaristique et une technicité époustouflante, avec quelques étonnantes et subtiles touches de couleur éparses d'une indéniable et troublante beauté...
A mettre en parallèle, toute proportion gardée, avec l'intéressant film suédois du metteur en scène Jan Troell : "Les émigrants" réalisé en 1971...
© Cinéfiches.com (Jean-Claude Fischer)

Bibliographie
- Libération du 23 octobre 2013
- Cahiers du Cinéma numéro 693
- Fiches de Monsieur Cinéma
Critiques (Public)