PSYCHOSE - 1960

Titre VF PSYCHOSE
Titre VO Psycho
Année de réalisation 1960
Nationalité Etats-Unis
Durée 1h49
Genre DRAME
Notation 18
Date de sortie en France 02/11/1960
Thème(s)
Motels (Cinéma américain)
Personnalités multiples (tous pays confondus)
Voyeurisme (Cinéma américain)
Bloch (Robert)
Bass (Saul)
Chefs-d'oeuvre (Fantastique)
Taxidermistes (tous pays confondus)
Réalisateur(s)
HITCHCOCK Alfred
Chef(s) Opérateur(s)
RUSSELL John L.
Musique
HERRMANN Bernard
Renseignements complémentaires
Scénario : Joseph Stefano
d'après le roman de Robert Bloch
Générique : Saul Bass .....
Distribution : CIC

Visa d'exploitation : 23 645

Nota :

- Hitchcock apparaît sur un trottoir, devant le bureau de l'agence où travaille Janet Leigh .....


- Pour Virginia Gregg, Paul Jasmin et Jeanette Nolan, uniquement la voix .....
Acteurs
PERKINS Anthony
LEIGH Janet
MILES Vera
GAVIN John
BALSAM Martin
MAC INTIRE John
OAKLAND Simon
HITCHCOCK Patricia
MILLS Mort
ALBERTSON Frank
TAYLOR Vaughn
TUTTLE Lurene
ANDERSON John
FLINT Sam
DE SALES Francis
ELDREDGE George
KNIGHT Ted
DORE Anne
HITCHCOCK Alfred
RENFRO Marli
WALLACE Helen
KILLMOND Frank
GREGG Virginia
CHIEF TAHACHEE
JASMIN Paul
NOLAN Jeanette
JONES Myra
Résumé

Marion Crane, qui vient de s'enfuir après avoir volé 40.000 dollars, trouve refuge dans un motel isolé. Elle est sauvagement assassinée par la "vieille tenancière" de l'établissement en prenant sa douche. Norman Bates, le gérant, fils de la "meurtrière" cache le cadavre au fond d'un étang proche. Parallèlement, la soeur de la jeune femme et un détective privé mènent l'enquête sur la disparition...

>>> Une des oeuvres essentielles du grand metteur en scène qui contient d'étonnants morceaux d'anthologie à jamais inoubliables inscrites au gotha de la cinématographie.

Bibliographie
- Fiche de Monsieur Cinéma
- Cahiers du Cinéma numéro 113
- Cinéma 61 numéro 52
- Télé-Ciné numéro 92
- Image et Son numéro 136
- Télérama numéros 658-1531
- Saison Cinématographique 1961
- Revue du cinéma numéro 136/137
- Première numéro 169
- Positif numéros 37-400/1994
- Cahiers du Cinéma numéro 113
Critiques (Public)
Le seul FILM qui donne des frissons rien que d'en parler... Le sommet de l'art cinématographique ......

Le film le plus angoissant que j'ai jamais vu. Même "La mouche", c'est pas grand chose ..... Hitchcock a révélé à travers ce film sa réputation de maître du suspense. On dit que son meilleur film, c'est « Les oiseaux », mais c'est archi-faux ......

Au vu de la maîtrise dont Hitchcock sait faire preuve, on ne peut que se lamenter de la séquence finale au cours de laquelle le psychiatre expose ses théories vaseuses qui, de plus, ralentit considérablement l'effet d'angoisse qui aurait alors du culminer. On n'avait pas besoin d'un cours sur la psychose, Mr Hitchcock : pourquoi avoir ajouté cette séquence parfaitement inutile??? Hormis cela, un chef-d'oeuvre absolu.

Un film culte, magistral, parfait, où angoisse et drame se côtoient habilement et où Anthony Perkins est on ne peut plus inspiré, le tout sous le génie du maître Hitchcock. Comment çà le meilleur film de Hitchcock, c'est « Les oiseaux » ? NOTE : 20 / 20

Est-il possible de faire flipper le public en filmant un type qui monte des marches ? De faire passer un simple flic-motard pour un fou ? Faire oublier au spectateur le point de départ du film ?

Film culte qui passe du banal (le vol de Marion) à l'horreur la plus absolue. Tout serait parfait s'il n'y avait eu cette scène finale, explicative et redondante qui alourdit et gâche l'ensemble (Non Norman, n'est pas un transexuel, il souffre d'un dédoublement de personnalité, etc) Dont acte : A prendre le spectateur pour un c...

Est-il nécessaire de faire une suite à ce film ou d'en faire un remake complètement gore dirigé par Gus Van Sant et raté, avec Vince Vaughn. Seul le premier avec Anthony Perkins et Janet Leigh demeure l'unique et le meilleur des 3 Psychose. S'arrêter là et puis c'est tout. Quand on voit le final du film, on ne s'y attend pas vraiment.

Le temps semble réduire la vitesse d’exécution du lancinant trajet de Marion vers un destin tragique dont les prémisses sont annoncées par une enseigne noyée sous la pluie. Une créature s’offre dans la lenteur d’un conversationnel courtois, la clef d’un repentir, avant d’être exterminée de la pire des manières par un cerveau squatté. Alfred Hitchcock, adepte de la longueur et de la précipitation, filme presque sadiquement les derniers instants, interminables, et faussement optimistes, d’un trépas programmé. La trop longue conversation entre Marion et Norman est l'image parfaite d'une fausse piste chaleureuse, masquant les procédures d'une tragédie. L’opus, processus d’une eau froide montant lentement mais surement vers l’ébullition, est une partition progressive menant vers l’équation finale du sacrifice, dans un cheminement de réflexions massives faussement protectrices. Grâce à trois scènes chocs, intercalées dans de la nuisance réflective ennuyeuse "Psychose" distille une éternité de procédures intemporelles, calfeutrant nos corps avides de propretés dans un verrouillage de portes soignées. A ce niveau, le travail a laissé des traces par une nouvelle manière d’incorporer de la terreur virtuelle dans notre quotidien. "Psychose" truffé d'images paresseuses, oblige le spectateur à se projeter dynamiquement sur la finalité d'un diagnostic, en lente élaboration sur l'écran. L'esprit prend de l'avance en devenant divinatoire, pendant que les situations avancent au pas. La vision de l’acte suprême s’exécute rapidement dans un parcours distillé laborieusement. L’œuvre n’en souffre pas forcément, il suffit d’attendre, jarrets tendus, la scène choc, ayant mijotée le temps qu’il faut dans son jus. "Psychose" à deux doigts de l’élaboration d’une recette de cuisine, unifie de belle manière une inertie faussement douce, soudainement réveillée par l'éclair d'un réalisme sans pitié. JIPI