MOTHER ! - 2017

Titre VF MOTHER !
Titre VO Mother!
Année de réalisation 2017
Nationalité Etats-Unis
Durée 2h01
Genre FANTASTIQUE
Notation 1
Date de sortie en France 13/09/2017
Thème(s)
Huis clos (tous pays confondus)
Vomissements
Enurésie - Incontinence ( tous pays confondus)
Cannibalisme
Ecrivains (Cinéma américain)
Réalisateur(s)
ARONOFSKY Darren
Chef(s) Opérateur(s)
LIBATIQUE Matthew
Musique
JOHANNSSON Johann
Renseignements complémentaires
Scénario : Darren Aronofsky
Distribution : Paramount Pictures France

Visa d'exploitation : 147 132
Acteurs
LAWRENCE Jennifer
BARDEM Javier
HARRIS Ed
PFEIFFER Michelle
GLEESON Brian
GLEESON Domhnall
ADEPO Jovan
CHIU Amanda
SUMMERSETT Patricia
DAVIS Eric (3)
GROSZ-HARVEY Raphael
HAMPSHIRE Emily
ARONOFSKY Abraham
OLIVA Luis
WANG Stephanie Ng
GARTIN Chris
MAC HATTIE Stephen
DE LUCA Ambrosio
BELLO Gregg
HOLDEN Arthur
BISPING Alex
BALL Koumba
HIGDEN Robert
NEALE Elizabeth
WIIG Kristen
KURTZ Marcia Jean
KOVAL Anton
FE Carolyn
RYDVALD Anana
ROSATO Cristina
O'HAGAN Shaun
CAMPILII Sabrina
HERMAN Stanley B.
MWINGA Mizinga
BEJKO Genti
APERGIS Andreas
JAIN Julianne
DUPUY Julien Irwin
MANTEL Bronwen
WARREN Amanda
LEBOEUF Laurence
LABROSSE Sarah-Jeanne
AZIZ Deena
BELLANDE Chloë
BERNETT Adam
CHANOINE Alain
DASZKIEWICZ Izabela
GIRMA Bineyam
HAQ Hamza
KOOMSATIRA Oliver
LAFERRIERE Kimberly
LEGGETT Mercedes
MAKAROV Vitali
MA LIN Danny
MARTINEAU Serge
NGUYEN Fred
SANFIFORD Daniela
SHIMAMOTO Nobuya
SMITH-JOHNSON Jaa
SUN Xiao
THIBAULT Nathaly
Résumé

Un couple vit apparemment heureux dans une vaste demeure ancienne que la jeune femme restaure méthodiquement, nantie d'une amoureuse méticulosité et d'un talent certain, alors que son époux, d'une bonne vingtaine d'années plus âgé, tente avec plus ou moins de difficultés d'écrire une nouvelle œuvre littéraire, malgré quelques récurrents manques d'inspiration qu'il suppose éphémères et passagers. C'est lors d'une habituelle soirée en couple que leur douillette intimité est interrompue par un inattendu coup de sonnette et l'arrivée d'un vieux bonhomme fatigué qui pensait avoir carillonné à une maison d'hôte et son traditionnel hébergement "bed and breakfast." C'est sans hésitation que l'époux charitable et chaleureux offre à l'impromptu arrivant, le toit et le partage du repas. Ce dernier qui se dit orthopédiste, s'avère un grand lecteur des œuvres du maître de maison, ce qui ne peut qu'attiser la courtoisie et la sympathie. Le lendemain matin, il se met à sonnailler une nouvelle fois et se présente une volubile et débordante créature qui s'avère être l'épouse de l'homme débarqué la veille. L'irruption de ce couple, bientôt suivie par l'arrivée de leurs deux grands enfants, commence sérieusement à indisposer la maîtresse des lieux alors que son époux n'y voit que nécessaire courtoisie et naturelle convivialité. Hélas cette paisible atmosphère de détente et d'amabilité se retrouve perturbée par une hargneuse opposition entre les deux garçons concernant les modalités d'un testament et vire en un violent affrontement dans lequel un des antagonistes se retrouve gravement blessé...

>>> Un incontestable évènement cinématographique qui nous met en présence d'une insondable médiocrité sans nom et sans âme, sertie d'une vertigineuse et persistante bêtise, non dénuée de quelques prétentions narcissiques qui s'engluent et se cristallisent dans une soi-disant allégorie, un amphigourique symbolisme inutile voire puérile et quelques références cinématographiques incongrues et malhabiles...
© Cinéfiches.com (Jean-Claude Fischer)

Bibliographie
- Fiche de Monsieur Cinéma
- Positif numéro 680
- Ecran Fantastique numéros 390 et 394
Critiques (Public)
Le créateur du ciel et de la terre écrivain et poète en manque d'inspiration ne semble plus se contenter de l'agencement sans surprise de sa maison mère, un site prévenant calme et ordonné se languissant de ne pas être enfanté. L'apparition soudaine de la finalité du premier homme usé, maigre et souffreteux revitalise le besoin de ressentir d'un géniteur éteint par la répétition des choses. Dieu tout en entretenant les procédures naturelles de son monde désire se découvrir un esprit en compagnie d'un nouveau venu surgit de nulle part fumeur et alcoolique s'avérant rapidement de nature envahissante, faible, dépendante et corruptrice dépositaire de toutes les formes d'excès de son espèce accumulées au fil de son histoire, bien souvent sous l'emprise de l'une de ses côtes devenue femme n'étant que tentation et luxure. Le symbolisme de la pomme brisée condamne le paradis à deux entités bruyantes et désordonnées parents d'une famille extravagante dont l'un des enfants meurtrier parcoure irrespectueusement le territoire d'une mère nature complètement dépassée devant tant de nonchalance dont les cris de douleurs de plus en plus aigus ne font qu'exciter une meute déchaînée s'acharnant à la détruire. Dieu sur le fil du rasoir de sa bonté et de sa rigueur n'arrive pas à sanctionner ni à recadrer un sensitif devenu hors contrôle n'étant plus que crimes, viols et saccages. Une machine à tuer dont la volumétrie négative accentuée par le temps se révèle de plus en plus virulente s'acharnant sur son ultime espoir de rédemption, un enfant roi sacrifié par une meute avinée piétinant une vierge affaiblie finissant par se consumer et disparaître pour mieux renaître et télécharger un nouveau cycle de destruction. Notre monde de sa création à son trépas à la sauce Polanski. La dernière demi-heure est au delà de la démence.
JIPI