LES CHAUSSONS ROUGES - 1948

Titre VF LES CHAUSSONS ROUGES
Titre VO The red shoes
Année de réalisation 1948
Nationalité Grande-Bretagne
Durée 2h14
Genre MUSICAL
Notation 17
Date de sortie en France 10/06/1949
Thème(s)
Films musicaux (Cinéma britannique)
Andersen (Hans Christian)
Cinéma britannique (ORIGINE)
Danse (Cinéma britannique)
Trains et gares (Cinéma britannique)
Réalisateur(s)
POWELL Michael PRESSBURGER Emeric
Chef(s) Opérateur(s)
CARDIFF Jack
Musique
EASDALE Brian
Renseignements complémentaires
Scénario : Emeric Pressburger
et Keith Winter .....
d'après un conte de Hans Christian Andersen
Caméra : Christopher Challis
Chorégraphie : Robert Helpmann
Distribution : Pathé Consortium Cinéma

Visa d'exploitation : 8664
Acteurs
GORING Marius
WALBROOK Anton
SHEARER Moira
SHORT Jean
LITTMAN Gordon
LANG Julia
SHINE Bill
MASSINE Leonid
TREVOR Austin
KNIGHT Esmond
BERRY Eric
BROWNE Irene
VERNO Jerry
TCHERINA Ludmilla
BASSERMANN Albert
HELPMANN Robert
ELPHINSTONE Derek
PONCIN Marcel
RAWLINS Joy
PETRIE Hay
LYEL Viola
HARRADINE Archie
JONES Maurice
NYE Pat
DOUGLAS Howard
HUGHES Roddy
SERRET John
ANDRE Yvonne
BAZALGETTE Michael
RAMBERT Marie
CARTER Alan
HARRIS Joan (3)
SHELDON Joan
ASHBRIDGE Brian
CAREY Denis
DORNING Robert
GAILLARD Eddie
HAMMOND Paul
LINOVA Trisha
AUDRAN Edmond
BAYLISS Peter
BOUCHER Leonard
DE LYS Michelle
GEORGE Richard
HARMAN Audrey
HEBEY Jean
LINDEN Joyce
MLADOVA Helene
PRESSBURGER Emeric
WALTON Gladys
WOODBRIDGE George
WOOLLIAMS Anne
Résumé

C'est à une obligée soirée chez l'incontournable comtesse Neston, que le célèbre maître de ballet Boris Lermontov rencontre pour la première fois la jeune danseuse Victoria Page. C'est aussi peu de temps avant, qu'il aura fait connaissance du dynamique Julian Craster, un jeune étudiant compositeur, spolié de sa dernière création par le professeur Palmer qui s'en ai lourdement servi pour son nouveau ballet "Coeur de feu". Engagé par Lermontov pour composer une oeuvre directement inspirée du célèbre conte d'Andersen, "Les chaussons rouges", le jeune homme écrira une magnifique partition destinée essentiellement à la grande danseuse Irina Boronskaya. Cette dernière en instance de se marier, sera finalement répudiée par Lermontov, à cause de ses choix matrimoniaux au détriment de la danse, et remplacée par la débutante mais prometteuse Victoria Page. Après un phénoménal succès de la première à Monte-Carlo, commence une triomphale tournée internationale et aussi une discrète liaison amoureuse entre la jolie danseuse et le jeune compositeur Julian Crasner. Lorsque l'intransigeant et fougueux Lermontov apprend cette désagréable et insoupçonnée relation, une colère froide et vengeresse le pousse à réagir...

>>> Un film britannique envoûtant et superbe, qui risque de rebuter, à tort, les "non-amateurs" de danse classique et de ballets virevoltants, pour un étonnant spectacle animé et coloré, un ensemble efficace et cohérent, magnifié par la patte experte d'un Jack Cardiff à la caméra et une utilisation raffinée du technicolor, ne dédaignant pas flirter avec l'emphase et le mélodrame, pour notre pleine satisfaction.
© Cinéfiches.com (Jean-Claude Fischer)

Bibliographie
- L'Ecran Français numéros 166 et 207
- Positif numéros 239, 289, 323, 400, 478, 545/546
- Fiche de Monsieur Cinéma
- Cinéma numéro 311
- Télérama numéro 1815
- Ecran numéro 76
- Saison Cinématographique 1948/1949
Critiques (Public)
15/20 : Vu (2008) dvd version originale de ce film musical dont les dialogues sont entièrement "parlés"... Tant mieux, l'aspect ballet, à lui seul académique, ne nuit pas outre mesure au public lambda. Tout réside dans l'intrigue nouée en silence entre le Grand Maître Boris Lermontov, la ballerine Vicky (vraie danseuse écossaise nommée Moira Shearer), et le compositeur Julian (acteur anglais Marius Goring), ces deux derniers personnages intervenant comme "les jouets" de leur bienfaiteur, homme craint et aimé de son équipe, incarné par Anton Walbrook, acteur autrichien (homosexuel dans la vie, rien d'étonnant qu'il ait campé ce spécialistes de femmes rendues inaccessibles en les cantonnant à l'art, sublimées tant qu'il ne leur prend pas l'envie de s'accoupler). Au premier plan, l'emblème des chaussons rouges qui commandent (on les voit souvent, et sous tous les angles), la nouvelle d'Andersen trouve ici toute sa place. C'est assez grandiose dans l'ensemble, j'ai peu apprécié la musique de l'orchestre, sans doute volontairement tourmentée. Outre les courtes apparitions de Ludmilla Tchérina et de Leonide Massine (acteur/danseur russe facétieux), c'est du côté de la mise en scène et des prises de vue qu'on peut trouver Michael Powel et Emeric Pressburger en avance sur leur temps et insuffisamment reconnus. On suit sans effort leurs monstres sacrés gesticulant sur l'écran chacun dans leur passion, le télescopage ne peut qu'être violent, méandres savamment créés, entre cinéma réaliste et fantastique. L.Ventriloque