LA PLATEFORME - 2019

Titre VF LA PLATEFORME
Titre VO El hoyo
Année de réalisation 2019
Nationalité Espagne
Durée 1h34
Genre FANTASTIQUE
Notation 15
Date de sortie en France
Thème(s)
Cinéma espagnol (ORIGINE)
Prisons (Cinéma espagnol)
Anticipation (Autres pays)
Huis clos (tous pays confondus)
Cannibalisme
Chiens (Cinéma espagnol)
Milieu culinaire (tous pays confondus)
Escargots et autres limaces (tous pays confondus)
Réalisateur(s)
GAZTELU-URRUTIA Galder
Chef(s) Opérateur(s)
DOMINGUEZ Jon D.
Musique
CALLEJA Aranzzu
Renseignements complémentaires
Scénario : Pedro Rivero
et David Desola .....
d'après une histoire de ce dernier
Acteurs
MASSAGUE Ivan
EGUILEOR Zorion
SAN JUAN Antonia
BUALE Emilio
MASANGKAY Alexandra
PARDO Mario
ARLAUSKAS Algis
FERNANDEZ DE JAUREGUI Txubio
GOODE Eric
OLIVER Oscar
TRUJILLO Chema
MARTIN Miriam
ZUFIAURRE Gorka
MARTXANTE Miriam K.
GAZTANAGA Miren
MEDIAVILLA Javier
Résumé

Au départ, un postulat à la fois original et simple : un lieu de détention vertical de plusieurs dizaines de niveaux avec deux détenus par étage et au centre de chaque pièce, une ouverture qui laisse le passage d'une plateforme de nourriture qui descend progressivement de palier en palier, permettant ainsi aux séquestrés de s'alimenter, dans un laps de temps limité, avant de redescendre au niveau inférieur. Ainsi, ceux du dessous se gavent alors que les suivants n'ont plus que des restes pour se sustenter et les derniers, quelques miettes et bien des immondices. Comble de raffinement pervers, chaque mois environ, les gens sont endormis par un gaz et changé arbitrairement de positionnement. C'est pourquoi le personnage principal du film, un certain Goreng, une sorte de Don Quichotte moderne, décide de tenter de mettre fin à cette dramatique situation, en demandant à chaque détenu, de chaque étage, de gré ou de force, de se rationner afin que chacun puisse se nourrir correctement, évitant ainsi le gachis et plus dramatiquement encore un possible cannibalisme de survie...

>>> Dans la mouvance d'un "AUTRE FILM" du genre, d'une structure narrative plutôt linéaire et bienvenue, mettant en avant les obscènes inégalités sociales, la nécessaire lutte des classes et l'égoïsme de la nature humaine, le film s'égare quelquefois dans une inutile complexité du propos par des digressions scénaristiques ouvrant à moult spéculations finalement bien vaines et dont l'intérêt reste secondaire voire introuvable.
© Cinéfiches.com (Jean-Claude Fischer)

Bibliographie
Critiques (Public)
Un pur produit Netflix ou l’on sème à tout va une adhérence rapidement déconfite par de savantes et soudaines déconnexions dont le but est d’assurer une survie à un contenu volontairement déconstruit. Certainement une idée intelligente permettant à un opus de conception moyenne d’assurer ses jours par une pérennité durable presque éternelle suite à toutes les interrogations différentes que ses dysfonctionnements suscitent. L’être humain est au plus bas. Privé de la lumière du jour il n’est plus qu’un mécanisme violent et cannibale ne fonctionnant que par des propos provocants et des ripailles chronométrées. Une pensée unique dans un contexte vertical hyper violent, injurieux et malodorant alternant angoisses, délires, cauchemars, bombance et rationnements. Un microcosme de notre monde ou chaque partie de son puzzle n’est qu’une seule substance ne contenant que sécheresse et opulence. Le royaume du non partage ou chacun réduit au rang d’animal s’empiffre d’une nourriture dans un premier temps raffinée se détériorant d’étage en étage pour devenir pratiquement immangeable dans les niveaux les plus bas. De haut en bas, les délices de la dégustation pour les premiers servis ne deviennent plus que des restes nauséabonds sévèrement malmenés pour les derniers. Boulimie et famine sous fond de réclusion maximale sans un regard envers son compagnon d’infortune que l’on considère par son comportement au delà de toute maitrise comme le sien." JIPI