QUAND LA VILLE DORT - 1950

Titre VF QUAND LA VILLE DORT
Titre VO The asphalt jungle
Année de réalisation 1950
Nationalité Etats-Unis
Durée 1h52
Genre POLICIER
Notation 17
Date de sortie en France 29/12/1950
Thème(s)
Juke-boxes (tous pays confondus)
Films noirs ( Cinéma américain)
Chefs-d'oeuvre (Films noirs américains)
Suicide (Cinéma américain)
Burnett (William Riley)
Boiteux et claudication (tous pays confondus)
Réalisateur(s)
HUSTON John
Chef(s) Opérateur(s)
ROSSON Harold
Musique
ROZSA Miklos
Renseignements complémentaires
Scénario : Ben Maddow
et John Huston .....
d'après le roman de W.R. Burnett
Distribution : MGM

Visa d'exploitation : 10 329
Acteurs
MONROE Marilyn
HAYDEN Sterling
CALHERN Louis
HAGEN Jean
JAFFE Sam
WHITMORE James
LAWRENCE Marc
MAC INTIRE John
KELLEY Barry
CARUSO Anthony
CELLI Teresa
DAVIS William Wee Willie
TREE Dorothy
DEXTER Brad
MAXWELL John
EVANS Gene
MILLER Patricia
COURTNEY Chuck
GRAHAM Fred
CORDEN Henry
BURT Benny
CADY Frank
CARTER Jean
CLIFF John
DUNN Ralph
FLAHERTY Pat
GERRY Alex
GORSS Sol
HAGGERTY Don
HARDT Eloise
BROWNE HENRY Thomas
MARLOW Fred
MARTIN Strother
MITCHELL Howard M.
MORIN Alberto
O'DAY Kerry
ROE Raymond
ROWLAND Henry
RYAN Tim
SEAY James
SHEA Jack
SMITH Joseph Darr
STANLEY Helene
TEAL Ray
WAKEFIELD Leah
WASHINGTON Bill
WEILER Constance
WOOD Judith
WOOD Victor
WOOD Wilson
WARDEN Jack
Résumé

Trois malfrats, le docteur Erwin Riedenschneider, le dénommé "Cobby" et un certain Alonzo Emmerich projettent le hold-up d'une bijouterie. Pour réussir cette difficile opération, il a été décidé de recruter trois partenaires : un adroit chauffeur pour la fuite, Gus Minnissi, un efficace perceur de coffres-forts, Louis Ciavelli et un tueur professionnel, Dix Handley, au cas où la violence devrait parler...

>>> Indéfectible classique du film noir yankee, déjà adapté trois fois au cinéma qui fut le premier film colorisé à être projeté sur une chaîne TV française (la 5) le 6 août 1989.

Bibliographie
- Fiche de Monsieur Cinéma
- Télérama numéro 2064
- Saison Cinématographique 1950/1951
- Studio numéro 73
- Inrock 31 novembre 1995
- Cinématographe numéros 67, 81, 86
- Cinéma numéros 269, 447
- L'Ecran Français numéro 287
- Image et Son numéro 375
- Positif numéros 3, 116
- Positif H.S avril 1992
Critiques (Public)
"Quand la ville dort" est un polar social. Un état des lieux complètement bouché aux espérances les plus élémentaires. Sous des tenues correctes se cachent des gangsters abritant eux-mêmes des hommes en bout de courses, désirant se poser définitivement sur des rêves d’adolescents ou des échéances alimentaires, que l’on peut enfin assouvir dans la continuité. Le dérapage d’un processus d’exécution malhonnête est presque inconvenant, tant cette petite communauté mérite, si le sang n’est pas versé, de s’en sortir et d’égrener enfin des jours heureux, loin d’une panoplie endossée pour survivre. Curieusement ce microcosme de mauvais garçons mécanisés par la machinerie de leur système domine un territoire absent d’honnêtes gens. La ville et ses clairs obscurs offre la nuit tombée de derniers engrenages à des personnages usés par le son monocorde de comportements axés sur les braquages, les trahisons et la peur. A l’intérieur d’un traitement sans surprises se détache un film humain, désespérant sur une condition d’existence forcée, ne reflétant pas le véritable visage d’une espérance de vie oisive, calme et détachée, que l’honnêteté ne peut offrir. Dix Handley couvé par Doll Conovan rêve de ferme et de chevaux. Une récompense finale entrevue en son entier, sans être pénétrée, dans une ultime scène pathétique, laissant victorieux une justice sans âme. Lauriers spéciaux pour Jean Hagen et surtout Sterling Hayden dont les traits usés par le désespoir et la crainte sont presque à anoblir. Un film magnifique sur la décomposition inévitable des rêves, qu'un outil de travail tragique et hyper dangereux ne fait qu'entretenir. JIPI