WEST SIDE STORY - 1961

Titre VF WEST SIDE STORY
Titre VO West side story
Année de réalisation 1961
Nationalité Etats-Unis
Durée 2h33
Genre COMEDIE MUSICALE
Notation
Date de sortie en France 01/03/1962
Thème(s)
Empire State Building (New York)
Comédies musicales (Cinéma américain)
Oscar du Meilleur Film
Adolescence (Cinéma américain)
Bass (Saul)
Lehman (Ernest)
Films tournés en 70 mm (tous pays confondus)
Réalisateur(s)
ROBBINS Jerome WISE Robert
Chef(s) Opérateur(s)
FAPP Daniel L.
Musique
BERNSTEIN Leonard
Renseignements complémentaires
Scénario : Ernest Lehman
Chorégraphie : Jérôme Robbins .....
Générique : Saul Bass
Lyrics : Stephen Sondheim
et Arthur Laurents .....
Distribution : Artistes Associés
Produit par Robert Wise
et Saul Chaplin .....

Visa d'exploitation : 25 288

Nota :

- Yvonne Wilder a tourné sous son vrai nom (Yvonne Othon) .....

Le film aux dix oscars (1961) :

- du meilleur film
- de la meilleure réalisation
- du meilleur acteur de second plan (George Chakiris)
- de la meilleure actrice de second plan (Rita Moreno)
- de la meilleure musique
- de la meilleure photo
- des meilleurs décors
- des meilleurs costumes
- du meilleur montage
- du meilleur son (interprétation musicale)
Acteurs
OAKLAND Simon
WOOD Natalie
BEYMER Richard
TAMBLYN Russ
MORENO Rita
CHAKIRIS George
GLASS Ned
ASTIN John
BRAMLEY William
SANTON Penny
SMITH Tucker
MORDENTE Tony
WINTERS David
FELD Eliot
MICHAELS Bert
BEAN David
TEAGUE Anthony
BANAS Robert
ABBOTT Tommy
DAKES Sue
TRIKONIS Gina
D'ANDREA Carole
DE VEGA José (junior)
NORMAN Jay
TRIKONIS Gus
VERSO Eddie
EVANS Harvey
ROGERS Jaime
THOMSON Robert
ROQUEMORE Larry
COVACEVICH Nick
DEL CAMPO Rudy
TAYIR Andre
WILDER Yvonne
KAYE Suzie
MIYA Jo Anne
BELLINI Francesca
BEDELIA Bonnie
SPIVAK Alice
Résumé

Deux bandes d'adolescents s'affrontent, dans les années 50, dans les quartiers portuaires de New York sur le thème éternel de Roméo et Juliette. Maria, d'origine portoricaine, tombe amoureuse de Tony, Américain de pure souche appartenant aux Jets, une bande rivale. Evidemment, la tension monte entre les deux clans et atteint son comble lorsque Bernardo, le frère de Maria tue Riff, un ami de Tony...

>>> Une œuvre considérée comme un des sommets de la comédie musicale, grâce aux talents conjugués de Leonard Bernstein et Jérôme Robbins et à la fraîcheur de Natalie Wood, parfaite Maria, face à l'insolente Rita Moreno, étonnante Anita...

Bibliographie
- Télérama numéros 634, 694, 843
- Image et Son numéros 149, 159
- Cinéma 62 numéro 65
- Cinéma numéro 312
- Cahiers du Cinéma numéro 132
- Télé-Ciné numéros 104, 105
- Ecran numéro 2
- Ecrans de France numéro 285
- Image et Son numéros 149, 159
- Saison Cinématographique 1962
- Films et Documents numéro 191
- Fiche de Monsieur Cinéma
- Positif numéro 43
Critiques (Public)
Le film est resté plusieurs années à l'affiche dans un cinéma parisien. C'est un modèle cinématographique : tant dans le côté pro que dans la bande son, avec la si entraînante musique de Léonard Bernstein ; et les acteurs sont merveilleux. J'aime beaucoup, et c'est tout une époque. A le revoir récemment, je n'ai pas trouvé que cela avait vieilli.

Si les numéros chorégraphiés sont époustouflants (Russ Tamblyn, Rita Moreno, George Chakiris étant de vrais danseurs), les lyrics sont plus académiques et franchement mièvres dans les duos amoureux : Natalie Wood et Richard Beymer sont doublés. Si la première s'en sort bien malgré tout, Beymer est tout à fait fade et inexistant.

"Twelve in a room in America" Encore un film sauvé par ses mélopées que l’on fredonne avec nostalgie en pardonnant à ce concept révolutionnaire de n’avoir pas su résister au temps et surtout à l’anéantissement d’une délinquance presque sympathique, sachant retenir ses coups dans des chorégraphies parfaitement ordonnancées. Le peu de matière consistante de cet assemblage musico verbal se dissout rapidement dans une suite de tableaux thématiques, préférant mettre en valeur les possibilités chorégraphiques et musicales d’une œuvre dont la trame romanesque n’est qu’un combustible. Les sentiments de Roméo et Juliette semblent bien isolés face à ces désœuvrés presque efféminés, bondissant sur des terrains de baskets, demeures à temps complets de provocations et d’effleurements physiques entre deux ethnies dont le point commun est de fuir l’intégration. La chanson "America", essence sociologique de l'opus, déverse un texte révélateur sur les conditions d’existence qu’un groupe condamné à l’hérédité, au chômage et à la promiscuité, préfère clamer au second degré dans un humour décapant. "West side story", laborieuse alternance entre ce qui se dit et ce qui se chante, demeure une expérience courageuse qu’il fallait tenter au même titre qu’une idée folle dont le monde a besoin pour avancer. JIPI