DAMNATION - 1987

Titre VF DAMNATION
Titre VO Karhozat
Autres titres VF PERDITION
Année de réalisation 1987
Nationalité Hongrie
Durée 1h56
Genre DRAME
Notation 20
Date de sortie en France 20/04/2005
Thème(s)
Cinéma hongrois (ORIGINE)
Nos coups de coeur .....
Réalisateur(s)
TARR Bela
Chef(s) Opérateur(s)
MEDVIGY Gabor
Musique
VIG Mihaly
Renseignements complémentaires
Scénario : Laszlo Krasznahorkai
et Bela Tarr .....
d'après un écrit de Laszlo
Krasznahorkai .....
Montage : Agnes Hranitzky
Distribution : Pierre Grise

Visa d'exploitation : 82 187
Acteurs
SZEKELY Miklos B.
KEREKES Vali
PAUER Gyula
TEMESSY Hedi
CSERHALMI György
BREZNYIK BERG Peter
GAAL Jeno
FERDINANDY Gaspar
GEMES Janos
ZSUGAN Istvan
BALOGH Gabor
BALOGH Janos
CHMELIK Imre
CSORBA Zoltan
DENES Jozsef
FARKAS Zoltan (2)
HUNYADI Karoly
KAMONDY Agnes
KASZAB Sandor
SZEGVARI Zoltan
TRENCSENYI Tibor
UJVARI Janos
WAHRTSCHEK Béla
Résumé

Dans un incessant paysage de pluie, de bennes, de grisaille, véritable cul-de-sac minier, survit le dénommé Karrer, entre perdition, monologues, déambulations qui le mènent invariablement à la taverne du coin, au bar du "Titanic" où la chanteuse du lieu ne semble pas le laisser indifférent. Avec l'aide de son ami Willarsky, tenancier du local, il va tenter d'éloigner le mari de cette dernière...

>>> Jamais film n'a trouvé une aussi forte osmose entre un état d'âme, un quotidien de vie et un paysage, une contrée, un lieu. Un chef-d'oeuvre incontournable. Notre film préféré parmi plus de dix mille visionnés !

Bibliographie
- Annuel du Cinéma 2006
Critiques (Public)
18/20 : Découvert en dvd v.o.octobre 2007. Avec mille regrets de ne l'avoir pas vu à sa sortie en 2005 sur grand écran. Drôle d'ambiance que ces "berlines" qui passent et repassent, leur craquement inquiétant (qu'allons-nous donc voir ?), et toute cette eau ! Les plans sur un mur qui s'humidifie deviennent une oeuvre d'art, on croit voir quelque tissu passé au crible. La pluie elle-même, qui a filmé aussi bien le ruissellement pluvieux sur un sol, une fenêtre, un bar comme le Titanik, inspiré d'une tragédie de fond de l'eau ? Et attention, ce n'est pas du tout creux même si c'est statique et très bizarre ! On retrouve les affres de la communication inter-sexes, de l'impatience, un rire fourbe (alors que l'on stationne sur les verres qui attendent). Et puis trêve de lugubre, ces gens dansent aussi et la musique console des compromis (très bon moment de saxo). Il y a aussi largement de quoi se délecter des bruits, tous amplifiés comme pour indiquer un travail de broyage non-stop (pas, mastication). Des chiens errent sur ce décor, on pense un peu au "Désert Rouge", entre futurisme et apesanteur, c'est noir et blanc, pesant et fascinant au point d'en vouloir encore et encore... L.Ventriloque