LE JARDIN DES DELICES - 1970

Titre VF LE JARDIN DES DELICES
Titre VO El jardin de las delicias
Année de réalisation 1970
Nationalité Espagne
Durée 1h35
Genre DRAME
Notation 16
Date de sortie en France 27/08/1975
Thème(s)
Amnésie (Cinéma espagnol)
Censure (Autres pays)
Cinéma espagnol (ORIGINE)
Azcona (Rafael)
Barques, pirogues, chaloupes et autres canots .....
Porcs / cochons
Handicapés moteurs (Cinéma espagnol)
Tennis (tous pays confondus)
Jardiniers
Bains et piscines (tous pays confondus)
Chauffeurs (de maître) (tous pays confondus)
Représentant(e)s du culte (Cinéma espagnol)
Guerre d'Espagne
Chevalerie
Lièvres et lapins
Chiens (Cinéma espagnol)
Chasse
Réalisateur(s)
SAURA Carlos
Chef(s) Opérateur(s)
CUADRADO Luis
Musique
DE PABLO Luis PROKOFIEV Sergei
Renseignements complémentaires
Scénario : Rafael Azcona
et Carlos Saura .....
Distribution : Multiciné Molière

Visa d'exploitation : 42 291

Nota : pour Porfiria Sanchiz, uniquement la voix .....
Acteurs
PIERRA Francisco
LOPEZ VAZQUEZ José Luis
SOTO Luchy
CANALEJAS Lina
PENA Julia
ALONSO Alberto
SORIANO Charo
O'WISIEDO Mayrata
ROY Esperanza
NIETO José
PENA Luis
CANAL Antonio
CALVO Eduardo
DE PAUL Ignacio
SANCHEZ Antonio
PORCEL Marisa
DE PABLO Luis
CHAPLIN Géraldine
BERROCAL Gloria
SANCHIZ Porfiria
GAONA Luisa Fernanda
OMAR Yamil
CRUZ Roberto
ACEBAL Antonio
Résumé

Amnésique et partiellement handicapé moteur, après un terrible accident de voiture en compagnie de sa maîtresse Nicole, le richissime et quinquagénaire chef d'entreprise Antonio Carro végète depuis cette traumatisante fatalité dans une lourde hébétude au grand malheur de l'ensemble de sa famille qui tente de lui faire retrouver sa mémoire évaporée. Mais, cette démarche, charitable et compassionnelle en apparence, n'a en fait qu'un seul but, de lui faire retrouver le numéro d'un compte bancaire dissimulé en Suisse sur lequel sommeille sagement une grande partie de sa fortune, et accessoirement aussi la combinaison du coffre mural qui trône en tout discrétion derrière un anodin tableau de son vaste bureau. Tous les moyens seront bons pour l'aider à émerger de la confusion de ses souvenirs embrumés, des plus sordides ou plus sournoises et tout particulièrement lui faire revivre quelques scènes traumatisantes de son enfance, avec l'aide de comédiens, comme de l'enfermer en punition avec un imposant porc qui était censé lui manger les mains et les pieds ou bien lui évoquer l'événement marquant de sa première communion interrompue par l'irruption de quelques manifestants républicains. On n'hésitera pas à faire venir l'ancienne maîtresse légèrement blessée lors de l'accident pour l'inviter à lui rédiger un chèque ou bien lui mettre sous les yeux un atlas mondial ouvert sciemment sur une carte topographique de la Suisse tout en lui parlant d'argent ou bien encore lui rejouer, avec une actrice complice, le moment tragique de la mort de sa mère. Effectivement, avec le temps, quelques progrès se font sentir, avec une lente élocution naissante, le fastidieux apprentissage pour refaire sa signature et l'émergence de quelques lointains souvenirs de chasse ou d'un ancien discours entrepreneurial. Mais peut-être aussi la violente prise de conscience de la malignité de son entourage qui va le décider à rester finalement dans son état vaporeux, baigné dans des fantasmes récurrents et d'étonnants délires mentaux en chaîne et en réaction...

>>> Magistrale interprétation de José Luis Lopez Vasquez dans cette œuvre d'une acerbe et cinglante acrimonie envers la bourgeoisie hispanique et le régime franquiste qui ne se sont pas leurrés sur la violente charge contre leurs institutions en interdisant in facto la projection du film durant cinq longues années...
© Cinéfiches.com (Jean-Claude Fischer)

Bibliographie
- Positif numéros 130, 175 et 178
- Saison Cinématographique 1976
- Recherches Ibériques et Cinématographiques Strasbourg II (janvier 1985)
- Jeune Cinéma numéro 90
- Fiche de Monsieur Cinéma
- Cinéma numéros 155 et 201/202
- Ecran numéros 31, 40 et 74
Critiques (Public)