NAISSANCE D'UNE NATION - 1914

Titre VF NAISSANCE D'UNE NATION
Titre VO Birth of a nation
Année de réalisation 1914
Nationalité Etats-Unis
Durée 2h50
Genre FILM HISTORIQUE
Notation 18
Date de sortie en France
Thème(s)
Guerre de Secession
Racisme (Cinéma américain)
Chefs-d'oeuvre (Muet)
Lynchages
Ku Klux Klan
Ecureuils (tous pays confondus)
Réalisateur(s)
GRIFFITH David Wark
Chef(s) Opérateur(s)
BITZER George William BROWN Karl
Musique
SOSIN Donald
Renseignements complémentaires
Scénario : D. W. Griffith
et Frank Woods .....
d'après "The Clansman" et "The Leopard's spot"
de Thomas Dixon .....
Assistants-réalisateurs : Erich von Stroheim,
Raoul Walsh, George Siegmann,
Jack Conway et W.S. Van Dyke .....
Acteurs
MARSH Mae
WALTHALL Henry B.
COOPER Miriam
AITKEN Spottiswoode
LEWIS Ralph
GISH Lillian
CLIFTON Elmer
SIEGMANN George
REID Wallace
HENABERY Joseph
CRISP Donald
GAYE Howard
WILKEY Violet
CROWELL Josephine
STANLEY Mansfield
BERANGER George André
DE VAULL William
HARRON Robert
LEE Jennie
ALDEN Mary
WILSON Tom
DE GRASSE Sam
LONG Walter
WALSH Raoul
FREEMAN William
LOVE Bessie
PALLETTE Eugene
LINCOLN Elmo
GREY Olga
MADAME SUL-TE-WAN
STEVENS Charles
BURNS Edward
STROHEIM Erich Von
WHITE Jules
BLUE Monte
FRENCH John
CAMPBELL Ernest
MAC GLYNN John
DOSCHER Doris
LAWRENCE William E.
KING Charles
HICKS Russell
FORD John
DARK CLOUD
Résumé

La séparation de deux familles amies causée par la Guerre de Sécession. Après la Reddition, le fils de la tribu sudiste, Ben, fonde le Ku Klux Klan. Il sauvera les Cameron, vivant au Nord, des menaces de Lynch, un ancien de leurs obligés .....

Bibliographie
- Avant-Scène numéros 193/194
- Fiche de Monsieur Cinéma
- Télérama numéro 855
- Cinéma 71 numéro 154
- Films in Review (octobre 1978)
- Cinématographe numéro 76
- Cinéma numéros 154, 279
- Positif numéro 457
Critiques (Public)
18/20 : Vu le dvd en deux temps : c'est quelque chose ! D'abord le côté naturaliste du début (chats, chiens, familles qui se visitent), tous trop angélistes pour que ça ne vire pas ensuite. Les noirs dépeints comme protégés du pire dans leur rôle, swinguent comme des automates (cocasse rivalité entre la bonne et le visiteur tous deux noirs !). La guerre de sécession, malgré ces superpositions visuelles ahurissantes pour l'époque, prend beaucoup de place. Précieuse reconstitution d'un assassinat présidentiel, on s'y croirait, je pense à cette chute verticale sur la scène ! C'est ciselé, grinçant, de bric et de broc à l'écran. On saute d'une ambiance à l'autre dans d'éternels conflits avec sacro-saint sens du devoir, ces fils tombant théâtralement au combat ! Evidemment aujourd'hui en 2011, nombre de cinéphiles crient au racisme de ce film et ne voient guère la subtilité de l'ensemble. C'est un film historique, il relate une époque américaine bien réelle. Apprécié par-dessus tout l'éthique de Griffith justement : il s'excuse (écrit en toutes lettres dès les premiers plans !) de présenter la dureté extrême de l'être humain par nécessité. L'amour est perceptible tout autant que les haines recuites dans son propos. Brave homme, érudit mais simplissime dans sa démarche d'instruire les foules, si loin des cinéastes fous furieux du vingt et unième siècle ! L.Ventriloque

Même si Eisenstein a dit de Griffith que "c'est Dieu le père, il a tout créé, tout inventé. Il n'y a pas un cinéaste au monde qui ne lui doive quelque chose", pour moi, le béotien, ce film est d'abord une longue suite de plan-séquences qui s'éternisent souvent. La première partie est insipide, on se croirait dans AUTANT EN EMPORTE LE VENT. Le déroulement de la guerre civile n'est pas plus approfondi que le miracle par lequel la fillette Flora Cameron devient une jeune femme en 2 ans et demi. Si Stevens (Stoneman dans le film) apparaît d'abord comme sombre et ambigu (beaucoup plus que dans le LINCOLN de Spielberg), il devient un gros con stupide dans la deuxième partie. Cette seconde partie est plus intéressante car plus animée et plus controversée aussi malgré les préventions de Griffith ("This is an historical presentation of the Civil War and Reconstruction Period, and is not meant to reflect on any race or people of today." indique l'intertitre d'introduction). Ainsi par la suite, alors que nordistes et sudistes blancs font cause commune contre les assiégeants noirs, un autre intertitre ("The former enemies of North and South are united again in common defence of their Aryan birthright.") ne laisse pas de doute sur le postulat raciste du film. La Cité de la Paix, une cité antique christique ou une nouvelle Jérusalem ? comme le suggèrent les dernières images, invoquée en conclusion reflète plus une utopie ou un fantasme que "la naissance d'une nation".