PANIQUE - 1946

Titre VF PANIQUE
Titre VO
Année de réalisation 1946
Nationalité France
Durée 1h40
Genre POLICIER
Notation 17
Date de sortie en France 15/01/1947
Thème(s)
Voyeurisme (Cinéma français)
Simenon (Georges)
Spaak (Charles)
Quart monde (Cinéma français)
Autobus et autocars
Photos et photographes (Cinéma français)
Fêtes foraines et parcs d'attractions (Cinéma français)
Hôtels (Cinéma français)
Marionnettes et marionnettistes .....
Voyances, cartomancie et autres divinations (tous pays confondus)
Autos-tamponneuses (tous pays confondus)
Taxis (Cinéma français)
Billard (tous pays confondus)
Bouchers / Charcutiers
Jeux (cartes)
Incendies (et / ou) pompiers .....
Catch / Lutte
Palais des glaces
Barques, pirogues, chaloupes et autres canots .....
Réalisateur(s)
DUVIVIER Julien
Chef(s) Opérateur(s)
HAYER Nicolas
Musique
WIENER Jean
Renseignements complémentaires
Scénario et dialogues : Julier Duvivier
et Charles Spaak .....
d'apres le roman de Georges Simenon :
"Les fiancailles de Mr. Hire" .....
Décors : Serge Pimenov

Visa d'exploitation : 4 742

Nota : Autre version : "Monsieur Hire" de Patrice Leconte .....
Acteurs
ROMANCE Viviane
DALBAN Max
SIMON Michel
PERES Marcel
ARDAN Michel
LEDUC Jenny
GRIDOUX Lucas
FAVIERES Guy
BERNARD Paul
DORAT Charles
FLORENCIE Louis
DESPRES Suzanne
DRAIN Emile
RECIO Lita
SYLVAIN Jean
AUVRAY Michele
DARRIEUX Olivier
CAROL Lucien
DOREE Josiane
FRANCK Paul
GIDON Magdeleine
LIONS Louis
LYONEL Emma
MARTIAL Jean-François
PARIS Lucien
DALLY Fernand
GERANNE Germaine
BALPO Robert
Résumé

Dans un populaire quartier parisien, sous les habituels détritus nauséeux d'un terrain vague, a été découvert le cadavre d'une vieille demoiselle de l'arrondissement dont on a volé le sac à main contenant une forte somme d'argent. Le meurtrier est un certain Alfred qui bricole dans un garage du coin et qui vient de retrouver sa petite amie Alice, tout juste sortie de prison pour un forfait commis par ce dernier et qu'elle avait délibérément endossé à sa place. Comme de bien entendu, les soupçons de la populace se porte sur un innocent, un certain monsieur Hire qui vit depuis trois ans à l'hôtel du "Petit Caporal" sur la place principale où une tonitruante fête foraine vient d'installer ses tréteaux et ses duperies. Il est vrai que notre suspect présente la typologie adéquate pour interroger ou braquer une plèbe fruste et méfiante : peu causant, misanthrope, un brin de sécheresse et de suffisance, une barbe imposante, souvent grognon et distant. Mais le plus grand souci de notre innocent se prénomme Alice, la maîtresse du meurtrier, dont il est tombé maladivement amoureux et à laquelle il confie imprudemment détenir la preuve de la culpabilité de son Alfred...

>>> Une éblouissante prestation de Michel Simon, devenu la bête noire de l'ensemble des habitants d'un quartier, dont la déroutante naïveté et la lourde candeur souvent caractéristiques des personnes esseulées ou solitaires, contribuent largement au drame final que la vindicte populaire recherche avec avidité et cruauté...
© Cinéfiches.com (Jean-Claude Fischer)

Bibliographie
- Fiche de Monsieur Cinéma
- Positif numéros 662 et 663
- Avant-Scène numéros 390/391, 589 et 628/629
- L'Ecran Français numéros 31, 37 et 82
- Cinématographe numéros 116 et 341
- Cinéma numéro 341
- Mon Film numéro 697
- Jeune Cinéma numéros 366/367
- Saison Cinématographique 1945/1947

Critiques (Public)
En quoi M. Hire est–il bizarre ?
Il vit seul.
Il se promène comme un touriste dans sa ville avec un appareil photo en bandoulière...
Et a toujours sa serviette noire sous le bras...
Il se fait appeler "Dr Varga" et a un cabinet de voyance...
Mais Madame Blanche est également voyante...
M. Hire impressionne Alice par ses démonstrations pseudo-scientifiques alors que Madame Blanche se montre rassurante lorsqu’Alice et son amant viennent la consulter.
Le fait que Mr Hire soit juif est juste mentionné par son vrai nom : Hirovitch, alors que Simenon nous l’apprend que vers le milieu de son livre "Les fiançailles de M. Hire".
Mais c’est bien sur un fond d’antisémitisme que la haine des habitants de Villejuif se manifeste.
Est-ce pour montrer qu’il est bien français que M. Hire emploie l’imparfait du subjonctif en répondant au commissaire ?
- "Encore eut-t-il fallu que je le susse"...
- "Que vous le sussiez" !!! répond le commissaire agacé... Manœuvre de diversion...
De quoi irriter le commissaire qui doit trouver M. Hire méprisant, hautain...


A part quelques erreurs de parcours, Duvivier est un grand réalisateur et un grand directeur d'acteurs, mésestimé par rapport à Jean Renoir, René Clair, etc... Et cette très noire adaptation de Simenon est une réussite totale servie par un Michel Simon sensationnel et une Viviane Romance dans un personnage de séductrice un peu plus flétrie et un peu plus fouillé que les conventions du genre. AXEL.