UN PROPHETE - 2009

Titre VF UN PROPHETE
Titre VO
Année de réalisation 2009
Nationalité France
Durée 2h29
Genre DRAME
Notation 17
Date de sortie en France 26/08/2009
Thème(s)
Prisons (Cinéma français)
Analphabétisme
Drogue -consommation- (Cinéma français)
Drogue -trafic- (Cinéma français)
Prémonitions
Vomissements
Aéroports et aviation civile (Cinéma français)
Prix Louis Delluc
Rêves et cauchemars (Cinéma français)
Homosexualité masculine (Cinéma français)
Milieu scolaire (Cinéma français)
Masturbation .....
Grands magasins et supermarchés .....
Réalisateur(s)
AUDIARD Jacques
Chef(s) Opérateur(s)
FONTAINE Stephane
Musique
DESPLAT Alexandre
Renseignements complémentaires
Scénario : Jacques Audiard
et Thomas Bidegain .....
d'après une idée de Nicolas Peufaillit
et Abdel Raouf Dafri .....
Distribution : UGC Distribution

Visa d'exploitation : 110 809

- Grand Prix du Jury, Cannes 2009

- Prix Louis Delluc 2009

- Meilleur acteur et meilleur son, Prix Européen 2009

- Prix du Festival et du Meilleur Film, Londres 2009

- National Board of Review, USA 2009, Meilleur Film Etranger
Acteurs
RAHIM Tahar
ARESTRUP Niels
BENCHERIF Adel
YACOUBI Hichem
KATEB Reda
RICCI Jean-Philippe
COHEN Gilles
BASLER Antoine
BEKHTI Leïla
NASSAH Foued
PAGNI Jean-Emmanuel
GRAZIANI Frédéric
DAZI Slimane
LOUCIF Rabah
BOUTLEROFF Serge
MAKHTOUMI Mohamed
LARBI Farid
VERDIER Guillaume
FRAREMA Mourad
MAÏNI Nathanaël
HENAULT Pascal
BENSTITI Mustapha
RAYMOND Alain
DE BACKER Didier
BELLOMI Gilles
FERRAT Kamel
TRAIKIA Karim
DE SEZE Alexandre
EL HEDLI Slim
GOMEZ REBOLO José
VANDENBERGHE Sébastien
ELOUARDI Farid
SCHNEIDER Olivier
HELL Sonia
KALI Salem
OUMOUZOUNE Alaa
PECH Franck
GOMEZ REBOLO José
Résumé
Désormais majeur, le jeune Malik El Djebena est dorénavant incarcéré en centrale, pour une durée de détention de six longues années. Bénéficiant d'aucune aide financière extérieure, il travaille quelques heures par jour à l'atelier de couture de la prison et devra vite prendre ses marques sur les tacites règlements intérieurs et les alliances inter-clans qui régissent la "bonne" marche occulte de l'établissement pénitentiaire. C'est donc dans le groupe de César Luciani, un caïd local d'origine corse, qu'il se retrouve en protection, après le vol brutal de ses baskets, lors d'une promenade. Mais faire partie d'un clan impose des règles strictes et des obligations draconiennes. Malik devra éliminer, à l'aide d'une lame de rasoir dissimulée dans sa bouche, un certain Reyeb, en transit dans la prison, et qui est un gênant témoin à charge pour nos Méridionaux, dans un procès en instance. C'est donc après avoir perpétrer son exécution, que le garçon est véritablement admis dans la sphère de Luciani et de ses acolytes. Parallèlement, Malik suit des cours d'alphabétisation et apprend discrètement les rudiments de la langue corse. Devenu l'homme de confiance du caïd, alors même qu'une partie des prisonniers corses est libérée ou transférée dans une prison de Bastia, notre garçon bénéficie désormais de permissions de sortie qu'il va utiliser à la fois pour les sombres affaires de règlements de comptes de son parrain, mais aussi pour mettre en place un discret trafic de cannabis avec Ryad, un pote de toujours. Pendant ce temps, en prison, les détenus d'origine arabe, en surnombre, dirigés par un certain Hassan, prennent de plus en plus d'assise et de pouvoir ..... 

>>> Epoustouflante plongée dans l'univers carcéral, avec un acteur étonnant de justesse et de virtuosité en la personne de Tahar Rahim, jusqu'à présent confiné dans des rôles secondaires voire accessoires, une oeuvre qui confirme à nouveau la place prépondérante que tient Jacques Audiard dans la cinématographie française. Mention particulière à Niels Arestrup, qui lui par contre, depuis longtemps n'a plus rien à prouver.
© Cinéfiches.com (Jean-Claude Fischer)
Bibliographie
- Fiche de Monsieur Cinéma
Critiques (Public)
16/20 : L'analyse est complète mais pèche par sa durée, une bonne demi-heure superflue (en tous cas pour qui ne raffole pas spécialement de cogne et de valdingue). Eu du mal à comprendre l'abondance de plans ou leur redondance, cette manie propre à Jacques Audiard de partir du fouillis... Fermé les yeux aux scènes appuyées. Trouvé étranges les diversions qui feraient songer à David Lynch par leur côté équivoque. Déploré le maniérisme qui affleure par moments. Estimé que César (Niels Arestrup) ça va bien mais point trop n'en faut... On gigote donc bien sur son siège au bout d'une heure. Toutefois, l'ensemble finit par tenir la route : excellent aperçu de "la mentale" qui sévit d'un bout à l'autre de la chaîne carcérale et transpire au dehors ! Des Corses oui, ils tempêtent suite à ce portrait peu élogieux, mais ces comploteurs auraient pu tout pareil être Italiens ou Basques, c'est l'accent mafieux que le cinéaste a voulu illustrer... L'action en dit long sur les conditions de survie en milieu pervers (taules, entreprises !), suicides remontés par la presse, je vous donne du sens, ainsi qu'au titre "Un prophète", interprétable à l'envi... D'entrée de jeu, on a envie de douceur pour ce jeune et on passe tout le film à suffoquer car au bout du tunnel la lumière persiste ! Une suite, et qui expliquerait ces voitures roulant au pas des dernières images, serait dans les tuyaux ? L.Ventriloque