ORANGE MECANIQUE - 1971

Titre VF ORANGE MECANIQUE
Titre VO A clockwork orange
Année de réalisation 1971
Nationalité Grande-Bretagne
Durée 2h17
Genre DRAME
Notation 18
Date de sortie en France 21/04/1972
Thème(s)
Burgess (Anthony)
Films cultes
Folies, démences et autres dérangements de l'esprit (Cinéma britannique)
Délinquance (Cinéma britannique)
Cinéma britannique (ORIGINE)
Censure (Autres pays)
Suicide (Cinéma britannique)
Handicapés moteurs (Cinéma britannique)
Milieu médical (Cinéma britannique)
Réalisateur(s)
KUBRICK Stanley
Chef(s) Opérateur(s)
ALCOTT John
Musique
BEETHOVEN Ludwig Van CARLOS Wendy PURCELL Henry RIMSKY-KORSAKOV Nicolai
ROSSINI Gioacchino
Renseignements complémentaires
Scénario : Anthony Burgess
d'après son roman éponyme .....
Décors : John Barry
Distribution : Warner Columbia

Visa d'exploitation : 39 512

Nota : le film eut quelques problèmes de censure .....
Acteurs
MAGEE Patrick
MAC DOWELL Malcolm
BATES Michael
CORRI Adrienne
CLARKE Warren
DUERING Carl
FARRELL Paul
CLIVE John
FRANCIS Clive
GOVER Michael
KARLIN Miriam
MARCUS James (2)
MORRIS Aubrey
ADAIR Jan
QUIGLEY Godfrey
RAYNOR Sheila
RYAN Madge
SHARP Anthony
SAVIDENT John
STONE Philip
TAYLOR Pauline
BERKOFF Steven
TYZACK Margaret
TARN Michael
CAMPBELL Lindsay
PROWSE David
CHANDLER Vivienne
DRAGE Prudence
CARNEY John J.
CONNAUGHT Richard
HILLS Gillian
DRINKWATER Carol
SCOTT Barbara
GRUNWALD Cheryl
WYETH Katya
WETHERELL Virginia
BURTON Peter
HUNTER Craig
FOX Lee
COOKSON Barrie
WILSON Neil
JAFFE Shirley
BROWN Gaye
BAKER Colin
ROACH Pat
Résumé

Un redoutable chef de bande, surnommé Alex, sème au hasard de ses pérégrinations, avec ses brutaux acolytes, violence et terreur parmi quelques quidams londoniens plus ou moins isolés. Après son arrestation, Alex est envoyé dans un moderne service de psychiatrie éducative, en vue d'un total (re)conditionnement pour détruire ses gênante pulsions de violence. Le traitement est un succès parfait qui rend l'ancien délinquant d'une docilité maladive et dépersonnalisée...

>>> Un incontournable chef-d'oeuvre britannique, qui, quarante années plus tard, n'a toujours pris aucune ride, ni dans sa lucide thématique, ni dans son évidente actualité, ni dans son profond questionnement existentiel...

Bibliographie
- Fiche de Monsieur Cinéma
- Télérama numéro 1163
- Ecran 72 numéro 6
- Etudes Cinématographiques Juin 1972
- Saison Cinématographique 1972
- Revue du Cinéma numéros 262 et 478
- Première numéro 178
- Studio numéro 59
- Positif numéros 136, 139 et 379
- Cahiers du Cinéma numéro 293
Critiques (Public)
De l'hyper-violence comme rêve d'en porter à l'écran des Lynch, Greenaway. Mais cette fois, on touche au chef-d'oeuvre. Là où Lynch a l'air d'un détraqué et là où Greenaway nous fait l'impression d'un vilain petit garçon pervers, Kubrick nous fait plaisir et oublie de nous ennuyer. Le support musical est à la hauteur ... Merci. La critique a jugé bon d’x-er ce joyau et donc de le rendre rare quand il mérite la plus grande vulgarisation. A bientôt en home-vidéo.

Le meilleur film de tous les temps!!! Kubrick, après "Les sentiers de la gloire" et avant « Shining", nous livre son film le meilleur. A voir et à revoir à tout prix mention spéciale pour la musique... note: 20. THOMAS, CINEPHILE

Un très bon film, accrocheur. Pour ma part, je ne pense pas que ce soit le meilleur film de Kubrick. Dommage que le réalisateur ait une fâcheuse tendance (et pas seulement dans ce film) à attribuer aux mouvements de caméra une répétitive platitude (même si ce procédé est intéressant dans "Shinning") le seul problème pour Kubrick, c'est que dès le début du tournage, il part dans l'idée de réaliser le film techniquement parfait. Défaut ou qualité : à vous de voir .....

Désolé, mais je trouve que le film a mal vieilli... Malgré une critique toujours aussi virulente et prophétique de la société (mais autant lire le roman) l'ambiance furieusement seventies de la chose laisse parfois dubitatif... Alors que curieusement « 2001 » reste (presque) inattaquable malgré son année de réalisation... je préfère encore les oeuvres de jeunesse de Kubrick (en particulier "The killing", pillé, sauf le respect de je lui doit, par le malgré tout intéressant Tarantino pour son "Reservoir dogs" LG

"J’irai comme un cheval fou" "Orange mécanique" est un luminaire thématique magnifique sur un processus à double tranchant. Une symphonie dévastatrice dilatée à son maximum opérée et subit en retour par une jeunesse libre et débridée, méprisant la récurrence d’une éthique basée uniquement sur les apparences. Les modèles d’intégrations absents, le côté maléfique se libère et se rassure dans l’ivresse des coups et de la possession soudaine. Un monde s’ouvre, se respire se possède et se détruit sans pitié en s’acharnant sur des entités opportunistes, sans envergures, dépendantes d’intérieurs froids et luxueux, ensevelis sous des toiles et des bibelots dégénérés défendus bec et ongles contre l’assaillant. Dans un contexte dominé par le design futuriste et l’œuvre d’art décadente quatre marginaux en attendant d’être récupérés par un système répressif aussi rigide que démentiel se promènent dans la vie comme dans un supermarché, en alternant sexe et violence, disciplines curieusement administrées sans alcool. L’opus dénonce de manière euphorique toutes formes d'extériorisations outrancières récupératrices qu’elles soient délinquantes, policières, juridiques, psychiatriques ou religieuses. Un jouissif réciproque permettant d’exprimer un despotisme luxurieux ou procédurier. Une thérapie bien pensante permet au ruffian de récupérer le costume cravate en passant de la dominance à la soumission. Cobaye de l’électrode et du magistrat machiavélique, le dégénéré médicalisé à l’image d’archive, se retrouve bridé devant tout débordement ressenti comme une souffrance personnelle. Un film culte sur la destruction de l’individu et ses procédures quelles qu’elles soient. JIPI