METROPOLIS - 1926

Titre VF METROPOLIS
Titre VO Metropolis
Année de réalisation 1926
Nationalité Allemagne
Durée 2h00
Genre FANTASTIQUE
Notation 19
Date de sortie en France 06/02/1927
Thème(s)
Anticipation (Cinéma allemand) (est et ouest)
Milieu ouvrier (Cinéma allemand) (est et ouest)
Siodmak (Curt)
Cinéma allemand (ORIGINE)
Chefs-d'oeuvre (Muet)
Robots (tous pays confondus)
Expressionnisme allemand
Chefs-d'oeuvre (Science-fiction)
Bûchers (tous pays confondus)
Doubles et bilocation (tous pays confondus)
Réalisateur(s)
LANG Fritz
Chef(s) Opérateur(s)
FREUND Karl RITTAU Gunther
Musique
HUPPERTZ Gottfried SOSIN Donald
Renseignements complémentaires
Scénario : Fritz Lang
et Thea von Harbour .....
d'après son roman
Effets spéciaux : Eugen Schufftan

Nota : il existe une version complétée de près de vingt minutes .....
Acteurs
HELM Brigitte
FRÖHLICH Gustav
ABEL Alfred
KLEIN-ROGGE Rudolf
GEORGE Heinrich
LOOS Theodor
RASP Fritz
BISWANGER Erwin
STORM Olaf
REICH Hanns Leo
GOTHO Heinrich
LANNER Margarete
JOHN Georg
KÜHLE Walter Kurt
LICHTENSTEIN Rose
VATER Erwin
BERGER Grete
BOHEIM Olly
HINTZE Anny
WEIGEL Helene
REINHARDT Arthur
DIETZE Max
FREY Ellen
GRAY Lisa
GARGA Beatrice
VON MÜNCHOFEN Helen
ALBERTI Fritz
WOITSCHEFF Hilde
SIODMAK Curt
Résumé

Métropolis, la grande cité tentaculaire du 21e siècle est construite d'immenses et vertigineux buildings habités par la race supérieure, les Maîtres, tandis que dans les entrailles de la ville, grouille une population de sous-hommes qui sont chargés de l'entretien de la Grande Machine qui maintient l'aisance et l'existence dorées des quelques parvenus. Un robot femelle fabriqué par un savant fou, Rotwang va tenter de réveiller la masse amorphe des soumis et pousser à une juste révolte...

>>> Un inaltérable et inoubliable classique et chef-d'oeuvre du Septième Art...

Bibliographie
- Télérama numéro 823
- Fiche de Monsieur Cinéma
- Cinéma 02 (Automne 2006)
- "1895" numéro 19
- Cinématographe numéros 101, 114
- Cinéma numéros 57, 309, 322
- Cinéma 65 numéro 100
- Cinéma numéro 307/308
- CiNéMAS Vol.8 numéro 3
- Image et Son numéros 214, 397
- Saison Cinématographique 1969
- Saison Cinématographique 1985
- Positif numéros 73, 285, 310, 421, 526
- Positif numéro 365/366
- Pour Vous numéro 32


Critiques (Public)
Aucune critique sur un tel chef-d'oeuvre. C'est une honte et je me dois de réparer cela immédiatement. Ce film, tourné par Fritz Lang en 1926 n'a jamais été achevé et la version distribuée en salle n'y est restée que quelques semaines, l'auteur jugeant le film imparfait. Puis Fritz est mort, les pellicules ont été dispersées aux quatre coins du globe par la guerre et les héritages. Georges Moroder, génial compositeur, s'est par la suite passionné pour cette oeuvre et a réussi à recoller tous les morceaux de ce film, y a mis une musique fantastique, l'a coloriée pour en sortir une nouvelle version, époustouflante.

Récemment, la cinémathèque de Munich a réalisé, avec Enno Palatas, une reconstitution de ce film, en respectant autant que possible le scénario voulu par Lang. Galeshka Moravioff a repris la partition originale de Gottfried Huppertz . On peut donc apprécier quelque chose de très approchant de ce que les Berlinois ont pu admirer en 1926. La version de Moroder apparait bien sommaire à coté : pour les images inédites (des plans fixes) il retire un nombre considérable de scènes, et l'histoire est déformée et incohérente. Cependant, sa colorisation respecte l'oeuvre et souligne bien son extraordinaire modernité. C'est une bonne façon d'approcher cette oeuvre. Rotwang.

Des nuages de vapeurs crispent des visages sacrifiés, exécutant des taches répétitives, sécurisant la continuité d’un jardin à ciel ouvert où des nantis méprisent d'interminables transpirations souterraines par des jeux égoïstes et insouciants. Les superficies des bureaux sont à la démesure de la démence des dominants, les baies larges et ensoleillées transfigurent le regard d’un concepteur devant la vision d'une réussite urbaine démesurée s'étendant à perte de vue. Les sous-sols explorés dévoilent des ressources exténuées, endoctrinées par des prestations dérisoires, masquant la définition d’un réel besoin communautaire. Dans ces bas fonds, ce n’est que servilité envers une machine ne mentionnant même pas à quoi elle sert. Trimer devient simplement par le sacrifice d’exclus, la sauvegarde en surface d’ébats sulfureux, de courses viriles et de captures amoureuses. Un clair obscur Darwinien à l’échelle humaine, fortement implanté dans deux concepts acquis à leurs procédures respectives, la dominance et la soumission. Comment ne pas se rapprocher en regardant ces images d’un temps douloureux encore endormi où ces maquettes futuristes annoncent l’arrivée d’un Speer alimentant dans une architecture spatio colossale les délires d'un dictateur. A l'inverse ou en parallèle, les masses colossales, froides et informes de ces blocs ne masquent nullement une récupération socialiste dont le gigantisme s'avère correctement reproduit. Ceci positionnant "Metropolis" comme une œuvre absolue au service de toutes les idéologies. Fritz Lang fut courtisé par les nazis, il préféra la fuite, en argumentant sur l'éclosion d'un troisième parti équilibrant deux extrêmes, Un esthétisme d’images, certes démentiel mais uniquement au service de l’expressionnisme. Concluons sur les propos du maître. "Métropolis est un excellent film de science-fiction, rien de plus." JIPI