L'AUDIENCE - 1971

Titre VF L'AUDIENCE
Titre VO L'udienza
Année de réalisation 1971
Nationalité Italie
Durée 1h52
Genre COMEDIE DRAMATIQUE
Notation 14
Date de sortie en France 12/01/1973
Thème(s)
Religions et croyances (Cinéma italien)
Cinéma italien (ORIGINE)
Vatican
Papes et papautés .....
Azcona (Rafael)
Prostitution (Cinéma italien)
Film dans le film (tous pays confondus)
Puits (tous pays confondus)
Armée (Cinéma italien)
Réalisateur(s)
FERRERI Marco
Chef(s) Opérateur(s)
VULPIANI Mario
Musique
USUELLI Teo
Renseignements complémentaires
Scénario : Marco Ferreri
et Dante Matelli .....
d'après un sujet de Marco Ferreri
et Rafael Azcona .....
Direction musicale : Téo Usuelli
Distribution : Ursulines et CFDC

Visa d'exploitation : 40 372

Nota :

- Meilleur film de 1972 (Association de la critique italienne)

- Prix Fipresci (Festival de Berlin 1972)
Acteurs
JANNACCI Enzo
CARDINALE Claudia
TOGNAZZI Ugo
PICCOLI Michel
CUNY Alain
GASSMAN Vittorio
DUBLINO Daniele
ROSSI Sigelfrido
BERGIER Maalerer
SCAVRAN Luigi
JANNILLI Mario
OBERBERG Irene
CLERI Dante
RAVENNA Giuseppe
MONDINO Enzo
PELLEGATTI Attilio
BERTOCCI Bruno
BERGIER Enrico
Résumé
                                                                              Que soit bénie la mécréance...

Venu spécialement de sa lointaine province du nord de l'Italie pour obtenir une audience privée avec sa sainteté le pape, le brave Amédéo découvre peu à peu les nombreuses difficultés pour obtenir satisfaction auprès des personnes accréditives pour une telle conduite, exceptionnelle et complexe. En effet, les instances du Vatican prônent plutôt les audiences de groupe, une démarche collective drainant à peine une dizaine de personnes mais qui n'autorise aucune question à l'illustre personnage. Pris en charge et en doute par un certain Aureliano Diaz, scrupuleux inspecteur de police détaché au Saint Office qui l'interroge sur ses motivations, le questionne sur son obstination, fouille ses affaires, sans vraiment obtenir gain de cause pour un renoncement à son insistante requête. Devant son inquisitoire déconvenue, le pandore fournit au jeune homme un numéro de téléphone censé pouvoir l'aider dans sa vertueuse revendication. En fait, les coordonnées d'une aimable prostituée, prénommée Aiché, qui est chargée de lui tirer les vers du nez afin de mieux cerner l'opiniâtre personnage. Mais la vénale demoiselle s'attache à notre persistant hurluberlu, lui confiant les coordonnées du prince Donati, un politicien d'extrême-droite qui le dirigera vers le Père Amérigo, un prêtre moderniste. De bureaux en services, de rencontres en désillusions, Amédéo se retrouve à chaque fois refusé, refoulé, contrit. En désespoir de cause, lors d'une bénédiction papale depuis les vénérables appartements dominant la place Saint-Pierre, il tente d'envoyer à l'aide d'une sarbacane, ses messages au Saint Homme. Rapidement arrêté, il est désormais pris pour un terroriste...

>>> Une atmosphère hautement kafkaïenne, nimbée souvent d'une réjouissante causticité, en permanente dénonciation de la bureaucratie vaticane, mais surtout de la profonde déliquescence qui règne dans ses louches officines et leurs corrompus serviteurs gravitant autour de la religion et ses nauséeuses simagrées. Malgré des acteurs excellents et visiblement "consacrés" par leurs rôles respectifs, on regrette quelques fluctuations de l'intérêt et un coupable relâchement de la sainte intrigue...
© Cinéfiches.com (Jean-Claude Fischer)

Bibliographie
- Fiche de Monsieur Cinéma
- Ecran numéros 9 et 12
- Cinéma numéro 172
- Télé-Ciné numéro 177
- Positif numéros 137 et 148
- La Quinzaine Littéraire du 16/02/1973
- Jeune Cinéma numéros 66 et 235
- Saison Cinématographique 1973
- Revue du Cinéma numéro 270
- Avant-Scène numéros 134 et 561/562
Critiques (Public)