LE CAVE SE REBIFFE - 1961

Titre VF LE CAVE SE REBIFFE
Titre VO
Année de réalisation 1961
Nationalité France
Durée 1h38
Genre POLICIER
Notation 11
Date de sortie en France 27/09/1961
Thème(s)
Faux-monnayeurs
Audiard (Michel)
Simonin (Albert)
Réalisateur(s)
GRANGIER Gilles
Chef(s) Opérateur(s)
PAGE Louis
Musique
LEGRAND Michel LEMARQUE Francis
Renseignements complémentaires
Scénario : Gilles Grangier,
Michel Audiard et Albert Simonin
d'après le roman de ce dernier .....
Dialogues : Michel Audiard
Distribution : UFA / Comacico

Visa d'exploitation : 24 462
Acteurs
GABIN Jean
VILLARD Frank
BLIER Bernard
CAROL Martine
LECLERC Ginette
ROSAY Françoise
BIRAUD Maurice
BALPETRE Antoine
DINAN Albert
BUHR Gérard
DALBAN Robert
JOUVET Lisa
MARIN Jacques
ALBERT-MICHEL
DIEUDONNE Hélène
DORIA Max
CHARVEY Marcel
GRETLER Heinrich
FAIVRE Paul
GANSARD Clara
GOBIN Gabriel
BOUILLAUD Charles
IVRY Claude
ACHARD Claude
HELL René
MOULART Jean
RAMIREZ Antonio
VIRLOJEUX Henri
Résumé

Jean Gabin en efficace chef de bande, Frank Villard en truand à la petite semaine, Maurice Biraud en graveur minutieux et quelques acteurs de second rôle dans des prestations évidemment secondaires, forment l'équipe de truands décidés à mettre en place un lucratif trafic de faux billets de banque...

>>> Du cinéma de grand papa, souvent pesant des tonnes d'ennui, qui mérite seulement le détour pour la prestation de Gabin et les bons mots du dialoguiste de service. Qu'on ne s'étonne pas si le spectateur se rebiffe. Gilles Grangier vient de commencer son irrémédiable chute dans une solide médiocrité...

Bibliographie
- Cinéma numéros 61 et 376
- L'Index Cinéma 1962
- Fiche de Monsieur Cinéma
- Saison Cinématographique 1962
- Cinématographe numéro 124
Critiques (Public)
Je ne sais pas qui a écrit cette critique sur "Le cave se rebiffe", mais ce bon gars a carrément tout faux. Le "dialoguiste de service", c'est Michel Audiard. L'auteur, c'est Albert Simonin. Le tout donne un des meilleurs films d'humour noir du cinéma français. Au niveau du film culte "Les tontons", à l'origine duquel on trouve la même équipe. L'utilisation de l'argot est ici au sommet de la truculence. On se bidonne du début à la fin, on se régale des répliques mises dans les bouches de Blier, Gabin, Biraud, Martine Carol... Notre critique devrait se plonger dans l'oeuvre d'Albert Simonin et constater à quel point l'adaptation du 2e roman de la trilogie de "Max le menteur" est juste!

C'est un vrai délice. Les acteurs sont parfaits et les dialogues inoubliables : un classique du genre.

Un très très grand film, comme hélas on ne sait plus en faire.

Quel film extraordinaire, 1h38 de pur bonheur! Une extraordinaire finesse dans le vocabulaire, des dialogues phénoménaux et à tomber par terre, que des bons mots, pas une seule fausse note (Audiard en très très grande forme)! Les acteurs sont magistraux et prennent autant de plaisir à jouer que nous à les admirer (comment résister à des "tronches" comme Gabin, Blier, Villard et toute la bande ?). Plus de 45 ans après(!), ce film n'a pas pris une ride et se voit toujours avec la même jubilation, ce qui en fait une oeuvre indémodable, au même titre que "Les tontons flingueurs". Dans le genre humour noir français, c'est un chef-d'oeuvre, pas moins. On reste bouche bée devant une telle maîtrise. Tout est parfait.Que dire de plus ?

Acteurs savoureux (Gabin, Blier, Leclerc, Villard, Rosay, Balpêtré, Biraud), dialogues au couteau, ce film, malgré les années se voit toujours avec un réel plaisir et le public ne s'y est pas trompé. Et il est largement supérieur au film de Lautner "Les tontons flingueurs" (starifié à cause d'une scène dans la cuisine). Seule déception, le personnage joué par Martine Carol en perte de vitesse.AXEL.

16/20 : Que signifie au juste ce mot "Cave" ? = qui n'appartient pas "au milieu"... On est donc dans un cercle de truands chics, une élite difficile à compromettre, enfin selon les dires de ce flic à double langage dépêché à l'aéroport... Ce genre frôlant l'égrillard, peut se ressentir de nos jours comme "un gros classique" franchouillard de mauvais goût. Sauf si on parvient à le prendre avec bonhomie en 2009, loin des dauphines et des quatre chevaux d'après-guerre... Au passage : c'est fou ce que les esprits féminins ont changé tout de même ! Ce qui sauve du côté comédie années soixante un peu kitch désormais (dont le ton ferait frémir par crainte d'un retour au populisme de ces années-là), c'est bien l'interprétation masculine, Gabin et Blier notamment. Les actrices affichent le caricatural de ce temps-là, macho en diable, la sécurité de l'homme toujours "un peu maquereau" conditionnant toutes les femmes à marcher droit ! A noter aussi la réserve faussement rassurante des dernières images sur le banditisme, des fois que le bon peuple puisse croire que ces filous sous les tropiques le restent en toute impunité (hum !). Se dire que c'est une comédie légère, de toute façon largement sauvée par les dialogues d'Audiard ! Je persiste à aimer car ça me fait rire. L.Ventriloque

Ce film est un bijou. Dans le monde "hors la loi" français, malgré tout, bon enfant, un ancien tenancier de bordel se reconverti dans la "fausse mornifle". Pour se faire, il a besoin d'un spécialiste (le Dabe) & d'un graveur hors-pair (le cave). Cependant, il va essayer avec d'autres complices de les rouler dans la farine. Mais on ne l'a fait pas à l'envers au Dabe, qui va s'allier au cave pour engourdir le pognon malhonnêtement gagné. Les autorités de l'époque ont demandé à Audiard de faire en sorte que force reste à la Loi & un petit rappel à celle-ci. Mais on peut se passer de regarder la dernière minute du film.)