CLAIR DE FEMME - 1978

Titre VF CLAIR DE FEMME
Titre VO
Autres titre VO Die Liebe einer Frau
Autres titre VO Chiaro di donna
Année de réalisation 1978
Nationalité France / Italie / Allemagne
Durée 1h43
Genre DRAME
Notation 15
Date de sortie en France 29/08/1979
Thème(s)
Suicide (Cinéma français)
Gary (Romain)
Taxis (Cinéma français)
Aéroports (et / ou) aviation civile (Cinéma français)
Réalisateur(s)
COSTA-GAVRAS Constantin
Chef(s) Opérateur(s)
ARONOVICH Ricardo
Musique
MUSY Jean
Renseignements complémentaires
Scénario : Constantin Costa-Gavras,
Roberto Frank et Milan Kundera .....
d'après le roman de Romain Gary
Bernard Paul a collaboré à la réalisation
Scripte : Elisabeth Rappeneau
Montage : Françoise Bonnot .....
Distribution : Gaumont

Visa d'exploitation : 50 331
Acteurs
MONTAND Yves
SCHNEIDER Romy
VALLI Romolo
KEDROVA Lila
BENNENT Heinz
BENIGNI Roberto
SCHIDOR Dieter
PERROT François
ALLEGRET Catherine
JABBOUR Gabriel
MESGUICH Daniel
VERNER Hans
DYNAM Jacques
SECK Ibrahim
BORRAS Eliane
ROBIN Michel
DUMAS André
RAMBAL Jean-Pierre
BERGER Jean
BOUILLAUD Jean-Claude
BORRAS Clara
CALANDRA Giuliana
DUSSURGET Gabriel
BUCAILLE Isabelle
COSTANTINI Béatrice
CIBOLDI Margherita
CHEREMETIEFF Pierre
GOBBI Jean-Francois
DELBRICE Fanny
LITUAC Michèle
MANESSE Philippe
RENO Jean
ROMANOFF Katia
SEMPEY Jacques
PAME Mireille
CAMPA Miranda
BERKOF Antonia
MAGNIN Claire
CASTELLA Bob
PORTIER Marcel
Résumé

A Roissy, Michel attend, seul, l'air désemparé. A l'appel de son vol, il saute dans un taxi pour Paris au lieu de s'embarquer. En quittant la voiture, il heurte le sac à provision de Lydia, et comme il n'a plus d'argent français, elle lui paie sa course. Lydia donne son adresse à Michel, au cas où... puis le quitte, désorientée. Pendant quelques heures, ces deux êtres fourvoyés dans une existence hautement dramatique vont tenter de ne pas sombrer en se raccrochant, vaille que vaille, l'un à l'autre...

>>> Une oeuvre pessimiste, fort réussie, relativement mal accueillie à sa sortie...

Bibliographie
- Fiche de Monsieur Cinéma
Critiques (Public)
Ce film me donne intérieurement la chair de poule. Sensation neuve, sire : "Oui, magnifique, splendide chef-d'oeuvre". Le voir, le voir encore, mais je sais tout ce que cet enthousiasme a de subjectif pour une oeuvre aussi intimiste. Les acteurs sont très bons (je n'aimais pas spécialement Yves Montand, mais depuis que je l'ai vu dans certains films comme "Un soir un train", je l'apprécie beaucoup). Quant à Romy, je trouve qu'elle représente la quintessence de la Femme. Mais surtout le script est magnifique : faire de la dérision, du désespoir pour refuser dans un dernier sursaut de survie de se laisser broyer par lui, s'entraider et ne plus parler de bonheur, d'amour. J'en oublie, mais sûrement, aurais-je encore tant à vous écrire, cher "Cinéfiches", quand j'aurai revu ce film. J'aimerais que les cinéphiles qui ont vu ce film, écrivent ce qu'ils en pensent pour que je sache s'il est bien normal d'être à ce point touché par cette histoire que l'on peut trouver très noire, mais que je crois au contraire très forte et pleine de vie : d'autres films sont bien plus noirs sans le vouloir, car il n'y a pas d'issue de secours, seulement la solitude, l'abandon et l'indifférence. Ici deux êtres déchirés se rencontrent, chacun tendant une main désespérée hors de l'eau et comprennent qu'ils ne sont pas seuls à se noyer et peuvent tout de même s'entraider jusqu'à la rive où la vie continue, inébranlable.MILAN

15/20 : "Du sublime au ridicule...", voilà l'oscillation de cette parenthèse d'une nuit. On est mal à l'aise... D'abord l'abnégation d'une malade au bout du rouleau : elle invite son partenaire à la prolonger dans une autre femme. Puis cette Lydia de hasard annonçant avoir perdu mari et enfant dans un accident. Deux extrêmes qui amorcent un tournant dans l'ordinaire d'un gars qui jusque-là vivait sans états d'âme précis. Alors, après il y a les réalités, ces inévitables rapports de force qui sont autant de boucliers indispensables afin de conjurer le malheur. On descend dans les tréfonds de l'intimité des deux sexes, grâce et trivial en alternance, avec une séquence de jargon et des coups de fil à damner les plus saints... Ce dvd (en droit fil du roman éponyme de Gary) offre à reconsidérer le sursaut rencontré à à sa sortie et la patine qui lui bénéficia depuis la disparition de ses deux acteurs fétiches. C'est "tordu" et grandiose en même temps. L.Ventriloque